De densité 1,1-24, renfermant -25 p. 100 d'HCl
vingt à Irenic minutes, ou même moins, suivant la nature des pièces. Il faut colorer plus longtemps (vingt à trente minutes) si on doit faire ensuite un van Gieson, à cause de l'action décolorante de l'acide picrique.
L'avantage de celte méthode est d'être très rapide et progressive. Elle ne produit donc pas de surcoloration et ne nécessite pas de différenciation. Elle est surtout commode, lorsqu'on l'associe à la méthode de van Gieson. Au |)oinl de vue cytologique, elle ne saurait remplacer le procédé de Heidenhain.
Morel et Bassal i sont arrivés à stabiliser ce colorant, en y ajoutant de l'acétate de cuivre. Voici comment ils modifient la solution B.
B. Perchlorure de fer 2cm-*
Acide chlorhydrique 1 —
Acétale de cuivre à 4 p. 100 1 —
Eau distillée 95 —
On mélang-e parties égales de A et B comme plus haut et on peut colorer en masse ou sur coupes. Après coloration, on lave dans un mélange à parties égales d'alcool et d'eau, puis à Teau. Ensuite un monte ou on inclut.
Seidelin ^ remplace Thématoxyline par de Thématéine (ju'il dissout à froid. 11 prend 3 parties de A pour 2 parties de B.
Nous passons sous silence les autres laques d'h^'Hiatoxyline, considérant qu'elles n'ont pas d'applications dans le travail courant.
Importance des colorations à Ihématoxyline. — Il est curieux de constater que l'hématoxyline, dont la constitution chimique est inconnue et dont le mode d'emploi est resté pendant très longtemps empirique, est encore un de nos colorants les plus importants ; elle n'a pu être détrônée par les couleurs synthétiques. C'est en 1863 que Waldeyer tenta d'employer l'extrait aqueux de bois de Gampêche; deux ans plus tard, en 1865, Pxdimer combina la première formule rationnelle, préparée avec l'hématoxyline cristallisée et associée à l'alun, suivant les procédés des teinturiers. Unna et Mayer nous ont enfin donné le moyen de préparer des solutions immédiatement mûres et stables. A part cela, on colore encore comme au temps de Bohmer, du moins avec la laque aluminique.
Ce qui assure la supériorité de l'hématoxyline, sur le carmin et l(;s couleurs d'aniline, c'est qu'elle peut colorer après tous les fixa-
1. Morel et Bassal, Sur un procédé de coloration en niasse par l'hématoxyline. Journ. Anaf. cl PlujsioL, XLV, p. 632-633, 1909.