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COLORATIONS A L' H É M AT 0 X Y L I N E

i. Méthode à ïhéinatéineéosine.

Nous avons ex[)li(|ué (p. 347) la manière de (léparalTmer les coupes. Nous supposons donc que les lames ont élé hydratées, après passage dans les toluènes et les alcools. Elles sont dans une boîte à rainures remplie d'eau. Nous avons devant nous une batterie de tubes Borrel ou Jolly renfermant :

Hémalun acide de Mayer ( p. 374).

Alcool chlorhydrique à 0,23 p. 100 (V goutles p. 100).

Eosine extra BA de Hôchst à 1 p. 100 '.

Alcool à 70".

Alcool à 90'\

iVlcool absolu.

Xylol.

1° Sortir la lame de Teau et la plonger dans l'hématéine-. Colorer de cinq à vingt minutes ou |»lus, suivant le cas;

2" Rincer à l'eau et vérifier au microscope, avec un objectif faible (50 diani.), si les noyaux sont suffisamment colorés ; on peut, sans inconvénient, surcolorer pour régresser ensuite à Falcooi acide ;

3° Dilférencier quelques secondes dans l'alcool chlorhydrique *, puis se hàlei- de laver abondamment.

4° Virage. — Laisser séjourner les coupes dans une boile à rainures remplie d'eau de source, jusqu'à ce qu'elles aient pris une belle teinte bleu noir.

Ce virage est des plus importants, non seulement pour avoir une bonne teinte nucléaire, mais encore pour éliminer sûrement toute trace d'acide et assurer la conservation de la préparation. On peut aussi saturer l'acide par le carbonate de litbium ou le bicarbonate de sodium à 1 p. 100 (p. 373).

1. Ou un mélange à parties égales de solutions à 1 p. 100 d'orange G et d'éosine extra BA de llochst ou encore le mélange bleu de mcthyle-éosine de Mann.

2. On peut colorer deux lames à la fois dans un tube Jolly et trois ou six dans un tube Borrel muni d'un prisme.

3. Cette ditrérenciation n'est pas indispensable avec l'hémalun acide de Mayer, si on n'a pas poussé trop loin la coloration. Elle permet d'avoir une teinture exclusivemont nucléaire.

5" Colorer' une minute dans l'éosine;

6° Laver abondamment à Teau pour enlever tout l'excès de colorant;

7"^ Différencier dans l'alcool à 70% puis dans Talcool à 90°, en surveillant au microscope, jusqu'à ce que la teinte rouge difiiise ait disparu ;

L'éosine no doit produire qu'une coloration cytop]asmi(jue et donner une gamme de roses plus ou moins vifs, suivant I l'acidopliilie des divers éléments. On pousse plus ou moins loin la décoloration, suivant les parties qu'on désire mettre en évidence.

Noter que les tissus fixés au formol prennent très difficilement réosine (p. 277) et se décolorent très vite.

8° Déshydratation. — Ce temps est très important, car c'est de lui (jue dépend la réussite du

bien

'inte

franche nsilé de

montage au baume. Les

Fig. n4. — • Appareil formé de cristullisoirs emboîtés, pouvant servir à remplacer les batteries de tubes pour les colorations. Le vase central est rempli de Ijilles de verre ou de grenaille de plomb pour assurer l'immobilité du système. L'intervalle qui sépare chaque cristallisoir est rempli par un liquide différent.

coupes, au sortir de l'alcool à 90°. sont déjà partiellement déshydratées.

Bien essuyer le dessous de la lame et la plonger

dans un tube plein d'alcool absolu, ou mieux verser à trois reprises, à la surface de la lame, de l'alcool absolu conservé dans un petit flacon bien bouché. Verser suivant la longueur de la lame, de manière à chasser l'alcool hydraté qui imprègne les coupes. Balancer la lame pour que les coupes soient bien pénétrées par le liquide ^ Une grande quantité n'est pas nécessaire : on peut déshyd râler une lame avec quelques centimètres cubes, à condition d'opérer méthodiquement et rapidement]

9° Eclaircissement. — Essuyer rapidement le dessous de la

1. A mon avis, la déshydratation sur lame est beaucoup plus sûre, car l'alcool absolu employé en tubes Borrel se charge deau peu à peu; avec un peu d'habitude, on déshydrate sur lame aussi rapidement qu'avec les tubes. Avoir à sa portée un petit cristallisoir pour y rejeter l'alcool qui, au besoin, pourra servir à d'autres usages (^lavages, collections, etc.).

lame et se hâter de la plonger dans un tube de xylol bien propre ' où elle séjourne pendant qu'on prépare une lamelle. Le xylol - ne doit pas se troubler, même par un louche léger, sinon il faut recommencer la déshydratation ^

10° Montage au baume. — Essuyer rapidement autour des cou])es Texcès de xylol, déposer une goutte de baume du Canada au xylol (p. 436) au milieu de la préparation et couvrir avec la lamelle; appuyer très légèrement pour chasser les bulles d'air et absorber au besoin l'excès de baume avec des bandelettes de buvard .

Pour éviter sûrement les bulles d'air, employer le tour de main suivant : déposer une goutte de baume sur la coupe et une autre sur la lamelle, mettre les deux gouttes en contact et appliquer doucement la lamelle. Celle-ci ne doit pas tomber brusquement sur les coupes, mais èlre appliquée d'abord par le cùlé gauche, puis abaissée lentement, en la soutenant du côté droit avec une pince (p. 438).

La préparation doit être absolument transparente et ne montrer aucune trace de louche, en l'examinant sur un fond noir. S'il y a une opalescence, c'est que la déshydratation est mauvaise. Dans ce cas, il faut enlever la lamelle avec soin. Dissoudre le baume en versant du xylol sui- la lame et reprendre par l'alcool absolu.

Pendant toute cette série de manipulations (de la coloration au moulage définitif), il faut veiller attentivement à ce que les lames portant les coupes soient toujours dans un liquide et ne sèchent j^cis entre deux opérations.

Lorsqu'on doit traiter de nombreuses lames, on peut faire toutes les opérations dans des cuvettes à rainures '% dans des cylindres Borrel ou dans des bocaux bas plus larges. Dans ces deux derniers cas, on peut employer le procédé suivant, qui m'a été communiqué par le D' Aldo Perroncito. On découpe de minces rondelles de moelle de Sureau (2 mm. d'épaisseur environ); on sépare les lames avec ces rondelles qu'on place à leur partie supérieure et qui adhèrent par capillarité. On peut ainsi mettre de nombreuses lames dans un bocal sans qu'elles se touchent. On les relire une à une, ce qui est préférable aux dispositifs

1. Avoir soin d'essuyer la face inférieure de la lame et le pourtour des coupes, pour introduire le moins possible d'alcool dans le xylol.

2. Pour cette opération, je préfère le X3'lol au toluène qui est trop volatil.

3. Se métier do Talcool plus ou m'oins hydraté, qui peut rester adhérent à la face inférieure de la lame et qui produit un louche, même après une bonne déshydratation des coupes.

4. Employer des cuvettes à rainures disposées pour placer les lames horizontalement et non verticalement, car, dans ce dernier cas, les coupes un peu larges sont détériorées par le bord des rainures.

plus ou moins compliqués, au moyen desquels on les relire toutes ensemble. Voir aussi le petit appareil de Funck i qui est très pratique et qu'on peut construire soi-même.

Mann conseille de coller les coupes destinées à l'enseignement sur de plaques de mica de 10 à 20 centimètres. On fait toutes les opérations dans des cuvettes photographi(]ues. Finalement, on sépare les coupes avec des ciseaux, on les colle au baume sur lame, le mica en dessous et on recouvre d'une goutte de baume et d'une lamelle.

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