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2. Au sujet des condensateurs consulter Belles Lee, La Cellule, XIX, p. 413-419, 1902; Nelson, The substage condenser, its histor^', construction and manage-

phragme-iris, pouvant tourner autour d'un point fixe. — Original.

Le diaphragme-iris est le complément indispensable du condensateur. Primitivement, pour rétrécir le cône lumineux, on se servait de diaphragmes circulaires. On les insérait au-dessous du condensateur dans un porte -diaphragme qu'il fallait excentrer chaque fois qu'on voulait changer de diaphragme. Les diaphragmes à iris ont remédié à cet inconvénient ; ils permettent d'obtenir instantanément, sans autre manœuvre que celle d'agir sur un levier, une série graduée de cônes lumineux, passant insensiblement de l'un à l'autre.

Tout diaphragme-iris est formé d'un certain nombre de minces lames d'acier taillées en croissant et imbriquées. Chacune de ces lames est fixée à une extrémité par une vis autour de laquelle Fig. 24. — uue des lames

,, , , falciformes du dia-

elle peut tourner (fig. 24), tandis qu'à l'autre extrémité elle se termine par une expansion rectangulaire libre. Ces lames sont ainsi disposées sous le disque supérieur du diaphragme : dans le disque inférieur se trouve une pièce métallique circulaire (fig. 25), mue par un levier et portant une série d'encoches, dans lesquelles pénètrent les expansions rectangulaires des lames falciformes. Le tout est complètement enfermé dans un tambour.

On comprend donc qu'en appuyant sur le levier on fait tourner les lames autour de leur point fixe et ainsi on rétrécit ou on élargit l'ouverture centrale.

Dans certains cas, il peut être utile de déplacer excentriquement le diaphragme, de manière à obtenir un éclairage oblique. Ce déplacement s'effectue au moyen d'une crémaillère, visible dans les figures 21 et 26, qui permet de faire glisser dans un plan horizontal le tambour qui renferme le diaphragme. L'éclairage oblique est surtout utile pour rexamen des organismes ou corpuscules pourvus d'ornements très fins en relief, tels que les Diatomées, les œufs d'Helminthes, les spores, etc. Nous verrons plus loin

Fig-. 25. — Disque inférieur du diaphragmeiris, portant des encoches dans lesquelles pénètrent les extrémités libres des lames mobiles. A gauche se trouve le bouton du diaphragme. — Original.

ment. Journ. Roy. microscop. Soc, p. 90, 1891 ; Carpenter, The microscope, 8« édit. p. 298-316, 1901.

(p. 73) que Téclairage oblique permet, dans certaines conditions, d'augmenter la puissance de résolution des objectifs. Il est indispensable que le tambour du diapbragme puisse tourner autour d'un axe vertical, après avoir été excentré, de façon à faire varier

Fincidence du faisceau lumineux oblique et à mettre ainsi en évidence les plus fins détails des organismes qu'on examine.

Enfin le porte-diaphragme doit pouvoir être facilement dégagé et amené sur le côté par une simple traction, ce mouvement est indispensable pour contrôler l'ouverture de l'iris ou pour introduire dans la rainure, réservée à cet effet dans le porte-diaphragme, des verres oolorés ou dépolis, un polariseur, etc. La figure 21 montre le porte-diaphragme ainsi écarté de l'axe optique.

L'ouverture maxima de l'iris doit être au moins égale à l'angle d'ouverture du condensateur. Enfin il est commode d'avoir des divisions gravées sur le tambour le long de la course du levier :

elles permettent, surtout pour la microphotographie, de repérer exactement la largeur du cône lumineux.

Les lentilles du condensateur réfractent les rayons lumineux réfléchis par le miroir, de manière à les faire converger sur l'objet en un cône à large ouverture. Le foyer de l'appareil se trouve en effet au voisinage du plan de l'objet observé, à environ 2 mm. au dessus de la lentille supérieure (fig. 59 et 60). Le maximum d'éclairage est obtenu quand l'objet se trouve exactement au foyer. Pour réaliser celte coïncidence et pour éloigner dans cer-

Fig. 26. — Ensemble de l'appareil d'éclairage des microscopes do Zeiss, avec condensateur Abbe à deux lentilles, diaphragme-iris et miroir. — c, condensateur; r, vis de pression servant à immobiliser le condensateur dans le manchon qui le supporte ; p, tige servant à manœuvrer le diaphragme-iris; s, bouton de la crémaillère qui élève ou abaisse l'appareil d'éclairage. — Au milieu de la figure, en dessous du condensateur, on voit le bouton de la crémaillère qui permet d'excentrer le diaphragme-iris et d'obtenir l'éclairage oblique. Ce même bouton permet, par une simple traction d'amener tout le porte-diaphragme en dehors de l'axe optique, sur le côté du microscope.

tains cas de l'objet le foyer du condensateur, il est nécessaire que l'appareil d'éclairage puisse être déplacé dans le sens vertical. Dans les grands microscopes, ce résultat est obtenu au moyen d'une crémaillère et d'un pignon (fig. 20, S; 21, W) : dans les modèles les plus petits le mouvement vertical est produit par une vis ou même simplement à la main.

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