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PROTOZOAIRES

des différences de réfringence : au lieu de percevoir des parties colorées, on ne voit que des lignes ou des stries et des parties plus ou moins lumineuses. L'interprétation en est d'autant plus délicate que, dans certaines conditions, on peut voir apparaître des stries fictives. Nous avons démontré la production de ces stries, en faisant une série d'expériences avec la lame de diffraction d'Abbe (p. 69); nous avons indiqué en outre (p. 157) comment on peut reconnaître la véritable nature de ces stries, soit en diaphragmant le cône d'éclairage, soit en intercalant un verre jaune au-dessous du condensateur. Les stries réelles conservent toujours la même intensité et le même écartement. Enlin nous avons montré (p. 73) de quelle ressource pouvait être l'éclairage oblique, pour augmenter la résolution. La première condition, pour l'examen à l'état frais des Protozoaires, est donc d'employer d'excellents objectifs et de connaître toutes les ressources que peut fournir l'appareil d'éclairage.

Cet examen, lorsqu'il est correctement accompli, est le plus sûr moyen de contrôle des résultats obtenus par les méthodes de fixation et de coloration, lorsque quelque doute s'élève dans l'esprit de l'observateur. En effet, il est quelquefois difficile de distinguer les artifices de préparation, surtout les précipités colorables dûs à certains fixateurs, des véritables détails de structure. Si l'objet dont la nature est douteuse se trouve à la fois dans les préparations colorées et dans les préparations fraîches, toute incertitude se trouve supprimée.

L'éclairage à fond noir pourra rendre des services, notamment pour le diagnostic des maladies à Tréponèmes. Par suite de phénomènes de diffraction, ces organismes paraissent plus volumineux qu'ils ne sont réellement, ce qui, combiné avec l'aspect brillant qu'ils prennent sur le fond à peu près obscur du champ optique, permet de les trouver facilement. Mais, comme nous l'avons dit plus haut, ce procédé n'est avantageux, pour l'étude morphologi(]ue fine, qu'entre des mains très exercées.

Pour tout ce qui concerne l'examen à Vétal frais, on se reportera au chapitre dans lequel nous traitons de cette méthode générale (p. 239). Il en sera de même pour les colorations vitales (p. 248). Voici pourtant quelques remarques concernant les Protozoaires.

Le blca de crcsyl brillant (Hrillankresylhlau), à 1 p. 1000, recommandé par Ehrlich, Ascoli et Levaditi i, colore métachromatiquement certaines

t. Journ. de pltijsiol. et de pathol. génér., n° 3. 1901.

granulations. Chez quelques Protozoaires (Trypanosomes), le karyosome se colore intensément au moment de la mort.

Le rouge iieulre n'est pas un produit complètement inditîérent. Il est toxique à partir de certaines concentrations, qui varient avec les espèces. Chez un certain nombre de Protozoaires, le noyau se colore très bien et on peut suivre tout le processus de la division i. C'est le cas de la plupart des Infusoires parasites. Chez les Flagellés, ce réactif colore surtout des granulations protoplasmiques ou le karyosome, mais rarement le novau.

Les azurs I et II peuvent fournir, pour les Spirochètes, de bonnes colorations vitales, encore plus intenses que celles que donne le bleu de méthylène.

1. rsotamincut chez Opalina ranarum et Nyctotherus cordiformis, d'après Przesmycki.

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