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CHAPITRE III

Nous réunissons ces organismes aux Protozoaires (section des Flagellés) pour simplifier notre exposé. Ce n'est pas ici le lieu de discuter leurs affinités; mais, comme les mêmes méthodes techniques s'appliquent à tous les organismes spirales, nous croyons plus commode d'exposer toutes ces méthodes dans le même chapitre.

L'étude pratique des organismes spirales présente des difficultés particulières, en raison de leur petit volume et du peu d'affinité qu'ils présentent quelquefois pour les matières colorantes. L'examen à l'état frais sera grandement facilité par l'emploi du fond noir (p. 208).

Matériel d'étude. — Gomme pour les Trypanosomes, on pourra demander à un laboratoire une Souris inoculée avec, par exemple, Spirochœta gallinarum. On aura ainsi des frottis très riches. L'enduit denlaire, qui existe, même chez les personnes les plus soigneuses, dans le sillon situé entre la gencive et la dent, fournira plusieurs types de Spirochètes en grande abondance. Pour l'étude des grosses espèces on prendra le S. Balhianii qui existe dans la tige cristalline de THuitre. Les lésions syphilitiques permettront de se ])rocurer en abondance des Tréponèmes. On obtient assez facilement le Spirochxla plicatilis^ en laissant pourrir dans l'eau des Algues d'eau douce.

De très nombreuses méthodes ont été proposées pour la coloration et la recherche des organismes spirales. Nous n'avons pas la prétention de les signaler toutes, d'autant plus que certaines sont peu rationnelles, de peu de valeur, ou font double emploi avec des procédés déjà connus et éprouvés.

SPIROCHÈTES ET ORGANISMES SPIRALES o03

Avant de passer au classement et à l'étude de ces méthodes, j'indiquerai, pour les débutants, deux procédés qui permettent de déceler, à coup sur, les Spirochètes dans les frottis. On colore soit par le Giemsa rapide ou le panchrome de Pappenheim, soit plus simplement encore par le violet de gentiane phéniqué ou aniline (p. 512^ Dans ce dernier cas, on tixe à l'alcool absolu (10 minutes) ou au besoin à la flamme (3 passages dans la flamme d'un bec Bunsen, la face du frottis étant tournée en haut) et on colore une ou deux minutes, en chauffant jusqu'à apparition de vapeurs. Ces deux moyens très simples donneront des résultats certains.

Pour mettre un peu d'ordre dans les méthodes de coloration, nous les diviserons d'abord en deux groupes : mélhodes four les frottis, méthodes pour Ips coupes d'organes. Dans chacun de ces groupes, nous établirons des sections suivant la nature chimique du colorant. Ces méthodes conviennent indistinctement pour l'étude des Spirochètes sanguicoles et de tous les autres organismes spirales, y compris le Treponema pallidum.

Nous n'étudions pas à part la fixation, car elle varie suivant la méthode de coloration. Nous pouvons dire cependant que la fixation à la flamme est un mauvais procédé, dont il faut autant que possible éviter l'emploi. Les alcools éthylique ou méthylique absolus, l'acide osmique en vapeurs donnent au contraire de très bonnes fixations. Lenartovicz et Potrzobowski ^ ont montré qu'il faut choisir le fixateur le plus convenable pour chaque colorant et que les divers fixateurs produisent des variations sensibles dans l'épaisseur des organismes spirales-.

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