II. - MÉTHODES POUR LA COLORATION DES COUPES
Nous suivrons, dans TéUide de ces méthodes, la même marche que pour la coloration des frottis.
Méthode de Romanovsky. — En ce qui concerne les coupes d'organes, elle se ramène aux deux procédés de Giemsa et de Pappenheim, spécialement modifiés pour les coupes (p. 414 et 416).
Méthode des imprégnations métalliques. — Cette méthode est, avec celle de llomanovsky, celle qui donne les résultats les plus démonstratifs et les plus sûrs. Les imj)régnations de fragments d'organes se font toujours au nitrate d'argent. A moins d'indications contraires (action réductrice de la lumière) les opérations d'imprégnation et de réduction devroni se faire dans des flacons en verre jaune et, autant que possible, à l'obscurité. C'est là une précaution souvent négligée, d'où de nombreux insuccès. Il faut aussi que le poids de nitrate d'argent dissous soit supérieur à celui des pièces.
Les im]»régnations métalliques jouissent d'une grande faveur, parce qu'elles donnent des préparations très nettes et très durables. Elles présentent aussi l'avantage de réussir parfaitement avec des matériaux conservés depuis longtemps dans le formol.
Parmi les nombreux procédés qui ont été publiés, j'ai choisi ceux qui m'ont paru donner le plus facilement des résultats certains. Je ne décris pas le procédé primitif de Levaditi, parce qu'il me paraît faire double emploi avec celui de Yamamoto. Le procédé de Golgi, quoique un peu compliqué, est celui qui donne les plus beaux résultats.