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Examen à Fétat frais. — Mettre une goutte de sang entre

lame el lamelle (p. 622) : lu 1er à la paraffine ou à la vaseline. Examiner d'abord avec un grossissement faible (200 diam.), pour repérer les Microfilaires, puis étudier à 700 ou 1000 diam. Cet examen montre la forme, les mouvements, la présence ou l'absence de la gaine, la forme de l'appareil buccal K On peut opérer sur sang citrate, c'est-à-dire additionné de solution de citrate de sodium à 1 p. 100.

2. Colorations vitales. — Pratiquées pour la première fois par PeneP en 1905, elles ont été reprises par les Allemands el notamment par Rodenwaldt - dont voici la méthode :

Mélanger sur une lame une goutte de sang avec une goutte de solution aqueuse d'azur II à 1 p. 3 000 : recouvrir d'une lamelle et luter, sauf en deux points opposés des petits côtés, par lesquels on introduit, au bout de quelque temps et par capillarité, une très faible solution d'éosine. On met ainsi en évidence les cellules sous-cuticulaires, le corps interne et deux groupes de cellules que les Allemands désignent sous le nom de cellule excrétrice et de cellules g;énitales, correspondant aux deux pores excréteur et génital. Le colorant pénètre d'abord par ces deux pores, comme Penel Ta vu le premier 3 : les cellules excrétrice et génitales se colorent les premières, puis les cellules sous-cuticulaires, puis les autres cellules.

Le rouge neutre agglomère les hématies; le bleu de méthylène et le bleu de crésyl brillant, légèrement alcalinisé. peuvent aussi être employés, à la même dilution, mais ils donnent des résultats moins satisfaisants ^. Les deux colorants les moins toxiques sont l'azur II et le bleu de méthylène.

D'après Rodenwaldt, les caractères des appareils excréteur et génital sufflsent pour distinguer les diverses espèces de Microfilaires.

3. Coloration semi-vitale., par la méthode de Sabrazès ou celle de Schilling-Torgau (p. 624).

A. Coloration des frottis. — a. Frottis humides. — Fïilleborn"* recommande beaucoup ces frottis.

11 fixe, suivant Looss c, à l'alcool à 70" chaud : étaler le sang sur

1. Manson, pour observer cet appareil, fait sortir les embryons de leur gaine par séjour des préparations à la glacière. Brit. med. Journ., I, p. "392-794, 1893.

•2. Rodenwaldt, Studien zur Morphologie der Mikrotilarien. Archiv fur Schiffsund Tropenkygiene, XII, Beiheft 10, p. 18-20, 1908. — Ditierentialdiagnose zwischen Mikrofilaria nocturna und dinrna. Ibidem, XIII. p. 215-220, pi. IV. 1909.

3. Penel, Les Filaires du sang de V Homme. Thèse de Paris (médecine), 1905; Cf. p. 139 et 140.

4. Voir p. 623 les autres procédés de coloration vitale et notamment la méthode de Papponheim.

5. Fulleborn, Untersuchungen ani mcnschlichen Filarien. Archiv fïir SrJdffsund Troponhygiene, XII, Beiheft 0. p. 15-20, 1908.

6. Looss in Mense, Handbuch d. TTopenkrankheiten, I, p. 160, 1905.

lamelles et non sur lames ; faire llolter la lamelle face en dessous, à la surface de Talcool chaud. Conserver dans Falcool à 70\

Colorer à l'hématoxyline ou au carmin chlorhydrique; monter au baume ou mieux à la glycérine gélatinée, après passage dans l'alcool glycérine et évaporation graduelle ([). 550) pour éviter les contractions.

1). Frottis desséches. — Fiilleborn et la plupart des auteurs recommandent de faire des frottis 1res épais, d'après la méthode de Ross; on déshémoglobinise dans Teau, (face en dessous en mettant la préparation sur des cales), on fixe à l'alcool absolu ^ et on colore' à 1 hématoxyline. J'ai dit (p. 492 et 628) que, malgré Tautoi^té des savants qui préconisent cette méthode, je la trouve franchement mauvaise. En effet, la dessiccation ne peut s'effectuer (jue lentement et toutes les déformations produites dans les embryons proviennent, en grande partie, de cette lenteur. En outre, les préparations sont loin d'être planes; les Pilaires peuvent être recouvertes de leucocytes et d'hématoblastes et elles sont généralement endommagées par le contact de l'eau, suivi de la fixation à l'alcool et de la dessiccation. Pourtant ce procédé peut fournir des indications quantitatives, en montrant combien il y a de Microfilaires dans une goutte de sang.

Je conseille donc vivement l'emploi des frottis ordinaires, mais bien exécutés^ c'est-à-dire en étalant loule la goutte de sang, et en appuyant très peu la lamelle, de façon à ce que les frottis ne soient pas trop minces (p. 626). En examinant les bords et la fin du frottis, on est sûr de trouver les Microfilaires, lorsqu'il y en a. En exécutant un certain nombre de lames et en pratiquant aussi l'examen à l'état frais, on est sûr d'arriver au diagnostic. On peut en plus, si on ne dispose pas à volonté du malade, prélever quelques gouttes de sang et les citraler pour les examiner à loisir. // faut toujours rechercher les Microfilaires avec un faible grossissement (200 diam.), sans cela on s'expose à de graves erreurs.

De même, en ce qui concerne la coloration, je ne suis pas de l'avis de Fûlleborn. Je trouve que le Romanovsky donne des résultats bien supérieurs à Thématoxyline. En employant la méthode panoptique (p. 405) ou le panchrome de Pappenheim (p. 411), on colore admirablement la gaine en rose, d'une façon absolument constante. Dans un frottis convenablement exécuté et desséché, les

1. Le liquide formo-acétiqiie de Ruge dissout l'hémoglobine et fixe en mèaie temps : formol à 5 p. 100, 95; acide acétique crist., 5.

Microfilaires ne paraissent pas plus minces qu'avec riiématoxyline. En opérant comme je le conseille, on a non seulement les Microfilaires, mais le tableau hématologique complet, ce qui a une grande importance pour Thistoire du malade. Pratiquement, je considère même cette méthode comme très supérieure à celle des frottis humides : on peut l'employer partout et en toute circonstances; lorsqu'elle est bien exécutée, elle donne des résultats tout aussi exacts.

Pour démontrer les cellules excrétrice et génitales, sur frottis desséchés, Rodenwaldt colore le frottis non lixé par l'azur II à 1 p. 1000, en chauffant légèrement, et différencie par l'éther glycérique (p. 427). Laver à l'eau à fond, sécher et examiner dans l'huile de cèdre.

Détermination des Microfilaires. — Ce n'est pas ici le lieu de donner les caractères systématiques des Microfilaires. Notons seulement, au point de vue technique, l'importance des méthodes de coloration. .Jus(iu'aux travaux de Rodenwaldt (1908-1909) on déterminait les Filaires d'après la présence ou l'absence de la gaine, la dimension des cellules embryonnaires et la position des taches claires ^ : l'hématoxyline et surtout le Romanovsky (procédés de Pappenheim) montrent parfaitement ces caractères. Rodenwaldt donne plus d'importance systémati(iue aux organes qu'il nomme cellules excrétrice et génitales; pour déterminer les Microfilaires en utilisant ces nouveaux caractères, il faut employer, soit la coloration vitale à l'azur à 1 p. 3000, soit les frottis desséchés, colorés à l'azur à 1 p. 1000 et différenciés avec l'éther glycérique.

Numération des Microfilaires. — Fiilleborn - conseille deux méthodes :

1. Mesurer le sang avec une pipette graduée et numérer dans une cellule à numération, après dissolution de l'hémoglobine par un liquide formo-acétique, coloré au violet de méthyle 3.

2. Mesurer le sang avec une pipette graduée et l'étaler sur une lame. Laver deux fois la pipette et étaler ces liquides de lavage sur deux lames dilTérentes. Déshémoglobiniser la première dans l'eau distillée, face en dessous, puis fixer à l'alcool. Fixer seulement les deux autres. Compter les Microfilaires dans les trois lames.

Méthode d'enrichissement. — Fiilleborn, dans le môme travail, indi(iue deux procédés :

1. Pour la numération, il importe peu d'avoir des Microfilaires mortes. Centrifuger le sang mesuré et mélangé avec le précédent liquide formoncétique. Etaler et numérer le culot.

2. Pour avoir des Microfilaires vivantes : mélanger le sang avec de la

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