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Zool. Anzeiger, VIII, p

3. Bull. Soc. zool., XXXIII, p. 114, 1908. Voici la formule de Benoit-Bazilie : parties égales d'eau et d'alcool à 90° phonique à 2 p. 100, ajouter 5 p. 100 d'acide acétique crist. au volume total.

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dans la partie filamenteuse, et non au voisinage de la surface'. Le meilleur endroit pour les trouver est la commissure de la narine. Pour les examiner, on diaphragme fortement. On peut ensuite passer à l'alcool et à la térébenthine de Venise, soit dans un petit tube, soit sous la lamelle. Il est plus sinn)le de monter au lut de Kronig dans l'huile de paraffine, après nettoyage parfait des bords de la préparation.

Kraus - a remarqué qu'en frottis (et non en coupes) les Demodex se montrent acido-résistanls et se colorent très bien par le Ziehl- Neelsen (p. 694).

Les Sarcoptes de l'Homme sont recueillis en ouvrant un sillon et en recueillant le point blanc qui se trouve au fond, avec une aiguille ou un cil de Porc. Ce point est une femelle qu'on transporte dans une goutte de lactophénol. Elle adhère d'elle-même à l'aiguille par ses ventouses.

Le diagnostic des gales animales esi souvent bien plus difficile, notamment chez le Cheval. Lorsque les croûtes sont épaisses, l'examen des parties superficielles ne montre rien; il faut gratter jusqu'au sang les parties profondes et examiner le produit de raclage dans le chlorallaclophénol ou dans la potasse à 30 p. 100 (technique des teignes, p. 714).

Les meilleurs milieux de conservation pour les petits Acariens sont le lactophénol et la glycérine gélatinée : les résines les rendent généralement trop transparents.

IXODIDÉS^

Ces Acariens de grande taille sont d'une haute importance pour le biologiste, parce qu'ils sont suceurs de sang et vecteurs de maladies à Protozoaires. Aussi faut-il, non seulement les connaître au point de vue systématique, mais encore savoir les élever pour avoir du matériel expérimental.

Récolte '^ — Les Argas ont les mœurs des Punaises. Ils vivent pendant le jour dans les fentes étroites des parois des habitations qu'ils

1. Du Bois, Recherche du Demodex folliculorum dans la peau saine. Ann. de dermat., n» 4, p. 188-190, 1910.

2. A. Kraus, Ueber farbetechnische Methoden zum Naclnveis des Acarus folliculorum. Arch. fur Dermat. vnd Syph.. LVIII, p. 351, 1901.

3. R. Blanchard, L'Insecte et l'infection. 1*"' fascicule, Paris, 1910.

4. Je suppose connues la distribution géographique et la biologie de ces animaux.

infestent. On peut les trouver, par exemple, dans les poulaillers, en soulevant des planches, des plâtras fendillés, etc. Le soir, ils sortent pour se gorger et on peut alors les capturer sur les animaux, ou placer des Poules pour les attirer, etc. Il faut bien savoir qu'ils rentrent dans leurs fentes dès qu'ils sont gorgés.

Les Ornitliodorus ont des mœurs analogues à celles des Argas, avec cette différence qu'ils vivent dans le sable. C'est donc au moment où ils sortent qu'on pourra les saisir; il ne faut pas oublier qu'ils sont difficiles à apercevoir à cause de leur mimétisme.

Les Ixodinés, au contraire, sont des parasites relativement permanents. La capture directe sur leur hôte est longue et difficile, même avec les

Fig. 192. — Méthode de Brumpt pour recueillir les Tiques gorgées. — Original.

animaux domestiques : elle est impossible avec les animaux sauvag-es. Brumpt a découvert un moyen très ingénieux pour opérer la capture indirecte. L'animal est placé dans une cage en grillage métallique (flg. 192), au-dessus d'un plateau rempli d'eau. Les Tiques se détachent et tombent dans l'eau, où elles peuvent séjourner sans inconvénient pendant un grand nombre d'heures; on les recueille chaque jour, on les lave soigneusement, on les sèche au buvard et on les installe comme il est dit p. 582.

On peut opérer aussi avec l'animal mort ou avec sa dépouille. Mais alors, il faut faire recueillir les Tiques, dans les peaux, par un animal sur lequel elles se fixent. Le Hérisson est particulièrement commode pour ce genre d'expériences. Il s'enfonce dans tous les replis de la dépouille et recueille la majorité des Ixodes, dont il ne peut se débarrasser à cause de ses piquants qui l'empêchent de se gratter. A défaut de Hérisson, prendre un Gobaj'e ou encore un jeune Chien ou un jeune Chat, mais le résultat est beaucoup moins bon. A son tour, le Hérisson est mis dans une cage, au-dessus de l'eau, et on recueille les Tiques gorgées qui tombent. C'est ainsi que Brumpt a pu se procurer la faune d'Ixodes des Cerfs de France, au moyen de peaux d'animaux tués à la chasse.

ARTHROPODES 581

Méthodes d'examen.

Animaux vivants. — On les immobilise entre deux lames, serrées avec des anneaux de caoutchouc. On peut alors les étudier commodément au binoculaire.

Conservation à sec. — La plupart de ces animaux, principament les Ixodinés ou Tiques, et de préférence les spécimens non gorgés, peuvent être piqués en collection comme des Insectes. Pour cela on les tue dans une bouteille à cyanure (p. 588) et on les pique sur une languette de carton comme les Moustiques (p. 611). Ce procédé est excellent pour l'étude de la morphologie externe K

On peut encore les monter à sec entre lame et lamelle, lorsqu'ils ne sont pas trop épais. Pour cela on les comprime entre deux lames, les pattes bien étendues, lorsqu'ils sont encore mous après avoh' été tués par le cyanure, et on les laisse sécher longtemps dans cette position. Il ne faut luter la lamelle que lorsqu'ils sont parfaitement secs, autrement ils moisissent.

Conservation en préparations. — Le meilleur médium est la térébenthine de Venise. On tue les animaux par l'alcool à 70° chaud ; on les transporte ensuite dans l'alcool à 95°, puis dans la résine. Les exemplaires tués au cyanure seront bien étalés entre deux lames et durcis dans cette position, dans l'alcool à 90'\ S'ils sont trop opaques ou gorgés de sang, on peut les traiter par la potasse, mais avec précaution, pour ne pas endommager les appendices. U n'y pas avantage à aplatir immodérément les animaux, car ou perdrait la notion exacte des plans et de la position respective des parties -.

Les préparations à la térébenthine présentent l'avantage d'une solidité parfaite et d'une conservation indéfinie, mais on apprécie moins bien certains détails que sur le matériel desséché et piqué et surtout que sur le matériel fraisa

1. Brumpt a remarqué que, par la dessiccation, les palpes des Ixodinés s'écartent et mettent très bien en évidence les pièces buccales.

2. Les préparations commerciales présentent souvent ce défaut.

3. Nuttall [Parasitolodij , I, p. 162, 1908) traite les Ixodinés à froid par la potasse à 10 p. 100, lave à l'eau acétifiée, déshydrate, colore au xylol saturé d'acide picriquc et monte au baume. Pour obtenir un éclaircissement maximum, il conseille l'emploi de l'acide phénique fondu. Je crois que le chloralphénol, simple ou salicylé, donne des résultats de beaucoup supérieurs à ceux de ces deux méthodes.

Galli-Valerio recommande (CenfraZ6^. f. BakterioL, Orig., L, p. ^02, 1909), pour

Mues. — Les Ai'û^asiiiés, qui muent beaucoup plus que les Ixodinés, abandonnent une dépouille qui conserve les plus fins détails de la morpbologie externe et même de pièces buccales. Il est avantageux de recueillir ces mues, beaucoup plus faciles à monter que les animaux eux-mêmes, qui sont souvent très épais et très opaques. Les mues sont mouillées d'alcool à 95° et montées à la térébentbine de Venise.

Dissection. — Les gros individus, principalement les Argasinés, se dissèquent très bien dans une petite cuvette préparée comme il a été dit p. 546. On commence par prendre l'animal entre le pouce et l'index et, avec de très fins ciseaux, on découpe tout autour un lambeau dorsal, en ayant bien soin de n'entamer que le tégument. Pour les Argas, on coupe finement la marge qui sépare les deux faces. On flxe ensuite l'animal avec les épingles fines qui servent à piquer les Moustiques. On opère sous l'eau physiologique et avec le binoculaire. On relève lentement le lambeau dorsal avec une pince, en coupant les tractus conjonctifs qui le relient au lambeau ventral. 11 faut avoir bien soin de ne pas léser le tube digestif et, de préférence, il faut prendre des animaux non gorgés. On fixe le lambeau dorsal avec des épingles ou mieux on le coupe au niveau de la tête. On peut alors étudier commodément les organes internes et les fixer séparément pour y faire des coupes.

Méthodes d'élevage ' .

Tout le secret consiste dans une propreté parfaite et dans la réalisation d'un état hygrométrique approprié. Brumpt a reconnu que chaque espèce a des exigences particulières à ce point de vue; il faut donc tâtonner pour trouver Toptimum. Comme il m'est impossible d'entrer dans le détail des cas particuliers, on se guidera sur les indications générales qui vont suivre.

Ixodinés. — On peut partir d'un point quelconque de l'évolution : œuf ou animal ^o?'j7e (cette dernière condition est essentielle). Pratiquer la récolte comme il a été dit p. 580. Supposons que nous partions de femelles gorgées. Chacune est mise dans un petit tube, juste assez gros pour lui livrer passage; au fond on

conserver leur aspect aux gros Argasinés, de les imprégner vingt-quatre heures dans le liquide de Nastioukow (p. 453), puis de les monter dans une cellule remplie d'huile de paraffine et fermée par une lamelle ronde collée au baume.

1. Tous les renseignements concernant l'élevage des Ixodidés sont entièrement dus à des communications verbales de mon excellent collègue et ami le D"" Brumpt. Sa compétence et les succès remarquables obtenus dans ses expériences sont la meilleure garantie de la perfection de ces méthodes, dont les détails sont encore inédits.

ARTHROPODES

met un petit chiffon de papier Joseph et on bouche au colon ordinaire. On réunit plusieurs de ces tubes dans un cylindre Borrel (fig. 193), au fond duquel se trouve de Touate hydrophile recouverte deau, de manière à saturer de vapeur d'eau Tatmosphère du tube; on laisse à la température ordinaire ou on met à l'éluve (à 25^ au plus). La ponte a lieu dans les tubes et Véclosion se produit au bout de quelques semaines. ^^

Le meilleur moyen pour élever les larves ', sans en perdre, consiste à les \À mettre dans un tube Borrel avec une Souris ou un Rat nouveau-né. Celui-ci peut vivre quatre à cinq jours à Tétuve à 37% ce qui est suffisant pour que les larves se gorgent. L'opération se fait en deux temps : 1° on met l'animal dans un tube à essai sur du buvard, avec les larves sur lesquelles on veu^t expérimenter. On bouche le tube au coton. — 2"^ Quand les larves sont fixées, on transporte Tanimal dans un tube Borrel garni d'un peu de coton et de papier Joseph. Le tube est posé dans un vase garni d'une couche d'eau (fig. 194) et le tout est recouvert d'une cloche, de manière à assurer l'aération, sans nuire à l'état hygrométrique. Les

larves gorgées grimpent le long du tube et tombent dans l'eau où on les recueille. On pourrait aussi mettre les larves sur des Hérissons ou de jeunes Chiens, mais il y a toujours d'assez fortes pertes, surtout avec les Chiens qui se grattent. On opérerait encore en deux temps : 1° On met d'abord l'animal en contact avec les larves dans un sac de toile fermé. — 2° Quand les parasites sont fixés, on transporte l'animal dans une cage posée sur un plateau rempli d'eau (fig. 192).

Les larves gorgées sont sorties de l'eau, essorées au buvard et mises par lots dans de petits tubes bouchés au coton oi'dinaire, toujours avec un peu de papier buvard pour absorber les excré-

F\g. 193. — Ponte expérimentale des Ixodinés, d'après Brumpt.

1. Ceci s'applique aux larves ubiquistes. Certaines espèces ne peuvent se développer que sur les Vertébrés à sang froid.

584 MKTHODES SPÉCIALES

men'is ^ Les liil)es sont placés dans des cylindres Borrel comme

plus haut (fig. 195).

Après la mue, les nymphes sont mises à gorger sur le Hérisson. Le Chien et le Chat sont beaucoup moins l'avorables et on a toujours avec eux de fortes pertes. Après gorgement, elles sont recueillies dans Peau, séchéesau buvard et réinstallées comme précédemment. On fait de même pour les arfM//P5, toujours en employant de préférence le Hérisson.

Argasinés. — Les principes sont les

mêmes, mais ces animaux ont besoin d'une atmosphère moins

saturée d'humidité et supportent très bienTétuveà 37".

Les Ornithodoriis peuvent être conservés très long-

temps dans le sal)le,

1. Quel que soit l'Arthropode qu'on élève, il faut toujours mettre uu peu de papier buvard chilïonné ou plissé. Cette précaution est absolument vidispensable : 1° pour permettre aux animaux de se maintenir sans fatigue ; 2" pour absorber les excréments. Si on ne met pas de buvard, les animaux se fatiguent, tombent au fond du tube et meurent ou bien ils sont mouillés par leurs excréments, se collent au verre et meurent.

Fig. 194

Élevage des larves d'Ixodinés par le procédé de Brumpt. D'après Brumpt.

Fig. 195. — Élevage des larves de Bhipicephalus par le procédé de Brumpt.

— Orif/inal.

Fig. 196. — Tube Borrel avec papier plissé, pour l'élevage et la conservation des Ârcjas.

— Original.

ARTHROPODES

Fig. 197. — Conservation des Or)nlhodorus dans le sable. — Original.

de préférence du sable de leur pays d^origine. On met ce sable dans un grand cristallisoir (fig. 197) couvert par une lame de verre; ne pas oublier un petit cristallisoir plein d'eau. Les femelles gorgées peuvent pondre dans le sable. Pour recueillir les jeunes nymphes^ on étale le sable, par petites portions, sur une grande feuille de papier à filtrer; on fait rouler le sable en relevant les bords de la feuille et on aperçoit alors facilement les nymphes

qui restent accrochées au papier. On peut aussi faire pondre les femelles dans des petits tubes qu'on met dans un cylindre Borrel, avec un petit tube plein cVeau et bouché au coton . Les nymphes sont traitées comme celle des Argas.

Les Argas sont conservés dans des tubes Borrel (fig. 196), sur du papier buvard plié en accordéon. Un petit tube, rempli d'eau et bouché au coton, suffit à assurer rhumidité nécessaire. On met un capuchon de papier à filtrer sous le bouchon du cylindre, pour empêcher les évasions .

Pour la ponte, on peut mettre chaque femelle dans un petit tube, mais ce n'est pas nécessaire.

Les larves des Argas doivent être gorgées sur des Oiseaux. On prend, par exemple, un jeune Poulet qu'on met dans un bac de

Fig.

198. — Appareil pour faire gorger les larves à'.-i?'^as. — Orifjinal.

verre ((ig. 198) el sur lequel on porle les larves. Au fond du bac, on met un appareil semblable à celui (jui sert à élever les Punaises (fig. 208) el formé de deux plancbeltes en bois. 11 faut que la planchette inférieure soit munie de quatre petits pieds, pour l'éloiguer du fond du bac et des excréments qui s'y accumulent. Après

Fig. 199. — -Manière d'attacher les Oiseaux pour les faire piquer expérimentalement. — Orif/inal.

s'être gorgées, les larves se réfugient entre les deux planchettes où on les recueille K Si elles sont sales, on les lave à Teau tiède, on les essore au buvard et on les met en petits tubes ou en cylindre Borrel, sur du papier plissé.

Les nymphes d'Argas devront être gorgées sur un Oiseau immobilisé comme le montre la figure 199. On plume un des lianes, on y appllcjne un cylindre Borrel dont on a enlevé le fond

Fig. 200. — Manière d'attacher un Singe pour le faire piquer expérimentalement. —

Ori//inal.

et dans lequel on verse les animaux à gorger. On les retire ensuite délicatement avec une pince, au fur et à mesure qu'ils se détachent^. Quand tout le lot est gorgé, on lave à l'eau tiède, on essore sur du buvard et on réinstalle en tubes.

Les nymphes (ÏOrmthodorus sont gorgées de la même façon, soit sur un Oiseau, soit sur un Mammifère, par exemple un Singe.

1. Ces larves gorgées ne peuvent grimper contre les parois du l)ac, comme le feraient des larves d'ixodinés.

2. Le repas doit être surveillé continuellement par l'opérateur, car les animaux se détachent au bout de quelques minutes, dès qu'ils sont gorgés.

ARTHROPODES

La figure 200 montre comment on peut immobiliser très simplement un Singe, sur une planche percée de trous. Pour ne pas blesser Tanimal, les liens seront attachés aux membres par le nœud dont la figure 201 démontre les différents temps. Quand l'animal tire, le nœud se serre : il se relâche quand Tanimal ne

Fig. -201.

Manière de faire le nœud physiologique. — Original.

lire plus. Les membres doivent être bien tendus, comme le montre la figure. Pour de petits Mammifères (Rats, Souris) il est préfé-

Fi^. 902.

Manière d'attarlier les petits Rongeurs, sur un grillage métallique, pour les faire piquer expérimentalement. — Original.

rable de se servir d'un grillage métallique auquel on les attache comme le montre la figure 202.

Les repas des adultes, se font de la même façon.

Expédition des Ixodidés vivants. — Pour un court voyage de quelques jours, les Lxodes et Argas voyagent très bien, emballés dans du papier Joseph, dans des tubes de verre bien bouchés. Pour un plus long transport, mettre lxodes et Argas dans des tubes de

verre bien bouchés au coton el garnis de papier jose})h plissé. Les Ixodes doivent être en outre dans une atmosphère humide, entretenue par un fragment d'épongé mouillée ou un peu de coton hydrophile humide. Les Ornithodorus doivent être expédiés dans leur sable d'origine, dans des boîtes de bois ou de fer-blanc.

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