Numération. — Attendre que les globules soient déposés
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puis compter les héinalies dans les reclangles divisés en petits carrés, en suivant la marche indiquée p. 633.
Pour la dilution au 100'', compter les globules qui se trouvent dans un rectangle ^ Si la chambre est au 1/5 de mm., ce rectangle correspond à 1/100 de mm^ de dilution au centième, c'està-dire à 1 : 10 000*^ de mm^ Il suffit donc de multiplier par 10000 le chiffre obtenu (ajouter quatre zéros). Pour plus d'exactitude, compter dans plusieurs reclangles et prendre le chiffre moyen.
Pour les autres dilutions : compter, additionner les globules qui se trouvent dans 2, 3, 4 rectangles, suivant que la dilution est au 200% au 300% au 400- ; ajouter quatre zéros au chiffre obtenu. Pour plus d'exactitude, compter deux fois plus de rectangles et prendre la moyenne.
Numération des leucocytes. — Faire un mélange au lOO*" et compter les globules qui se trouvent dans les cent rectangles subdivisés ou non. Gomme cette surface correspond à un mm% il suffit de multiplier par 100, chiffre de la dilution, pour avoir le nombre de leucocytes au mm\
Pour bien voir les leucocytes, mettre au point un peu au-dessus du point normal; les leucocytes, très réfringents, apparaissent alors très nettement comme de petits points brillants. On peut aussi les colorer, en ajoutant au liquide de Marcano 5 gouttes p. 100 de sol. aq. à 1 p. 100 de violet penlaméthylé. On peut aussi hémolyser les hématies par le liquide acétique indiqué p. 634.
G. — Hématocrite.
L'héiifatocrite de Dalnnd est un appareil qui permet d'évaluer, par centrifugation et sans dilution, le chitrre approximatif des tiématies.
Fig. 251. — Hématocrite do Daland (modèle do Krauss). Il se compose d'une armature métalliiiue (lig. 251), qui se fixe sur
1. Avec le sang normal, il y a environ 25 hcmatios par petit carré avec la dilution au 100" et 6 hématies avec la dilution au 100^
l'arbre du centrifugeur 1, à la place du porte-tubes. A celte armature, on adapte deux tubes de verre capillaires de 50 mm. de longueur, divisés en 100 parties de 0 mm. 5 de longueur.
Pour faire la prise de sang, on pique le doigt comme d'habitude, on tient le tube horizontalement et on en plonge la pointe dans la goutte de sang. Généralement, le remplissage se fait tout seul ; mais on peut l'aider par une légère aspiration avec un tube de caoutchouc ou avec la pipette spéciale. On remplit rapidement les deux tubes, et on les fixe dans l'armature, le zéro en dehors; il est essentiel que les rondelles de caoutchouc qui appuient sur les extrémités des tubes soient en bon état, surtout du côté extérieur, sinon le sang serait projeté au dehors. Centrifuger pendant deux minutes, à la vitesse de 77 tours de manivelle à la minute. Lire à la loupe (fig. 2o2) le chiffre auquel s'arrête la traînée rouge et multiplier par 100 000 (ajouter cinq zéros). A la tin de l'opération, le tube doit rester entièrement rempli par le sérum, sinon il y a eu une fuite et il faut recommencer.
Les résultats obtenus sont très suffisamment exacts et toujours comparables, à condition que la longueur et le diamètre des tubes soient
Fig. -202. — Lecture de Ihématocrite après centrifugation.
toujours les mêmes et (lue la manivelle soit tournée à la môme vitesse dans des temps égaux. 11 faut s'astreindre minutieusement à opérer toujours exactement dans les mêmes conditions.
Pour nettoyer les tubes de l'hématocrite, les plonger dans l'eau distillée et y faire passer un crin de Cheval, à l'extrémité duquel est attaché un fil de coton. Sécher en insuftlant de Pair avec une pompe de bicyclette ou une double poire.
Valeur des procédés de numération. — Théoriquement, les compte-globules donnent tous des résultats très précis. Pratiquement, beaucoup de numérations sont inexactes, parce qu'on néglige quelque précaution essentielle. Pour réussir, il faut suivre scrupuleusement les indications que nous venons de donner et bien s'exercer avec du sang normal, avant de numérer du sang pathologique. Ne pas oublier qu\in chiffre isolé ne signifie rien et que les résultats ne démontrent quelque chose que lorsqu'ils sont comparables. Une légère erreur constante est moins nuisible que des erreurs variables qui empêchent toute comparaison.
Théoriquement, les compte-globules sont très supérieurs à rhématocrite; pratiquement, ce dernier peut rendre de grands
1. Cet appareil ue peut fonctionner qu'avec un ccnlrifugeur à deux vitesses, dont la seconde peut fournir 12 000 tours à la minute (fig. 253).
M. L.vxGEROx. — Précis de Microscopie. 'ï't
services, à cause de la rapidité de la iiimiéralion et parce qu'il donne une appréciation suffisamment approchée. Mais, avec cet instrument, plus encore qu'avec les compte-globules, il faut s'astreindre à opérer toujours scrupuleusement dans les mêmes conditions, pour que les résultais soient comparables. En outre, les indications de ihématocrite se trouvent faussées, lorsqu'il y a des variations dans les dimensions des hématies, au cours de certains étals pathologiques. On peut cependant tirer de ce fait des conclusions très précises et très utiles, puisque, dans ce cas, Fécart entre Thématimètre et le compte-globules est proportionnel aux variations de volume des hématies. L'hémalocrite donne alors leur diamètre moyen plus rapidement et presque aussi sûrement que la globulimétrie.
Numération des liquides pauvres en éléments, tels que le liquide céphalo-rachidien : employer des cellules à grande capacité telles que celles de Fuchs-Rosenthal (3 mm^) ou de Nageotte (10 mm^) et numérer le liquide tel quel, non dilué.
Formule leucocytaire. — La numération nous renseigne sur le chiffre absolu des hématies et des leucocytes et sur le rapport de ces deux nombres : on peut même, comme nous l'avons vu, numérer les éosinophiles. Mais, pour connaître la proportion de chaque variété de leucocytes, il faut faire la formule leucocytaire qui donne le pourcentage de chacune de ces variétés.
Comme la numération, l'établissement de la formule leucocytaire est une opération très simple en apparence, mais qui est sujette à de nombreuses causes d'erreur, de telle sorte que les résultats obtenus sont rarement dignes de confiance.
L'établissement d'une bonne formule suppose d'abord des frottis irréprochables et surtout complets. Il faut que la goutte de sang soit sortie du doigt sans pression, qu'elle soit petite et étalée en entier. On comprend que si une partie de la goutte a été entraînée hors de la lame par la lamelle, la formule est faussée. Les frottis faits avec une carte de visite ou un papier donnent fatalement des formules leucocytaires entachées d'erreur, car le papier retient une partie des éléments. Le frottis doit être coloré par une méthode panoptiq lie (Pappenheim ou panchrome) (pii permet de reconnaître, sur une seule préparation, toutes les variétés de leucocvtes.
Pour établir la formule leucocytaire, on explore donc méthodiquement un frottis, avec la platine à chariot, de préférence sur
EXAMEiN DES LIQUIDES ORGANIQUES 643
les bords et vers rextrémité, dans les zones où les leucocytes sont uniformément réjjartis. Rejeter l'extrémité où les leucocytes sont lassés les uns contre les autres et où on ne trouve que les grandes formes. Préparer une feuille de papier divisée en colonnes, suivant les types leucocytaires cju'on admets Chaque leucocyte rencontré est marqué par un trait, dans la colonne à laquelle il correspond. On en pointe le plus grand nombre possible, en diverses zones du frottis ; on s'arrange pour en avoir au moins 100 ou un multiple de 100 et un calcul très simple donne le pourcentage de chaque variété.
Seguin et Mathis ont proposé un procédé rapide très commode -. On prépare, dune part, dans une boîte, 500 perles de verre (ou pois, haricots, billes, etc.), et, d'autre part, autant de boîtes vides que de types leucocytaires. L'opérateur nomme à haute voix les leucocytes au fur et à mesure qu'il les rencontre et un aide met chaque fois une perle dans la boîte correspondante. Quand les 500 perles sont épuisées, on compte les perles de chaque boîte, sauf dans celle qui renferme le plus de perles. On établit le pourcentage en divisant par 5 et on a le chiffre des polynucléaires par soustraction.
Schiiffner ^ numère et fait la formule leucocytaire en une seule opération, en diluant avec :
NaCl 4 gr.
Acide phénique 3 —
Formol 1 —
Borax 0,tO —
Eau distillée 1 000 —
à 10 cm3 de cette solution, on ajoute 1 à 2 gouttes de bleu polychrome.
Stitt''- prend simplement du Giemsa dilué avec du formol à 5 p. 100 (1 goutte pour 1 cm-\).
La formule des neatrophiles cVaprès Arneth se pratique de la même manière. On peut employer simplement une lame colorée par la méthode de Sabrazès.
CYTODIAGNOSTIC
Il n'y a pas à proprement parler de technique spéciale pour le cytodiagnostic. Les procédés de fixation et de coloration sont les mêmes que pour le sang. On étale le liquide à examiner,
1. Ces types varient avec les écoles; il m'est impossible de traiter ici cette question, qui sort du domaine de la teclinique. ■2. Ann. d'Injg. et de méd. coloniales, XIII, p. 338, 1910.