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Mûnch. med. Woch., n

4, Philippine Journ. of se. Med., V, p. 233, 1910.

directement s'il est épais (purulent on séro-pnrnlent), après cen- Irifngation s'il est sérenx ou séro-fibrineux.

Le liquide est récolté i)ar |»onctioii exploratrice ou évacua- Irice. Il faut en avoir 15 à 20 cm\ mais 1 à 2 cm^ peuvent suffire à la rigueur, notamment lorsqu'il s'agit d'une éruption vésico-buUeuse ou du liquide d'un vésicatoire. Ce dernier liquide ne devra pas être prélevé après plus de douze heures, car la formule cytologique change rapidement.

Le procédé de choix est la centrifugation immédiate^ avant que la coagulation ne se soit produite. On est sûr d'avoir ainsi tous les éléments cytologiques. Pour se débarrasser des hématies trop abondantes, hémolyser par l'alcool au tiers (Loeper et Louste) qui conserve les autres éléments.

La défibrination immédiate se fait en versant le liquide dans un petit ballon garni de billes de verre et stérilisé; on agite jusqu'à coagulation complète de la fibrine (cinq minutes environ). Cette opération ne change pas, pratiquement, la composition du liquide. La dé/ibrination tardive se pratique de même : on verse liquide et coagulum dans le flacon garni de billes et on agite pendant dix minutes, pour dissocier le coagulum.

Décanter doucement le liquide, centrifuger à fond (jusqu'à ce que le liquide ne contienne plus d'éléments visibles au microscope), décanter complètement en retournant le tube (Widal), étaler le culot ou l'examiner à l'état frais (colorations vitales). La meilleure coloration des frottis desséchés est celle qu'on obtient avec la méthode panoplique ou le panchrome de Pappenheim. Les résultats sont supérieurs à ceux de toutes les autres méthodes. La numération des cellules (p. 638) et la formule des espèces (formule cytologique) se font comme pour le sang.

Liquide céphalo-rachidien. — Rappelons que la ponction lombaire se pratique avec de grosses aiguilles, de préférence en platine, de 8 à 10 cm. de longueur et de 2 mm. de diamètre. Bien vérifier leur perméabilité. Repérer la ligne tangente aux deux crêtes iliaques : cette ligne passe par l'apophyse épineuse de la quatrième lombaire : appuyer l'index gauche sur cette apophyse. Ponctionner soit entre la quatrième et la cinquième lombaire, soit entre la cinquième lombaire et la première sacrée (position assise ou couchée, dos bien arrondi) ^ Recueillir le liquide dans trois

1. Nous ne pouvons donner ici le détail de cette opération; nous ne faisons qu'en noter les points essentiels. Chez le Chien, repérer la septième lom-

tubes différents (sang) : on a rarement besoin craspirer avec la seringue. Ne jamais enlever plus de 10 cm^ Centrifuger à fond, pendant dix minutes, dans des tubes à extrémité très étroite. Décanter à fond en retournant le tube, tenir le tube retourné et remplir une fine pipette par capillarité avec le culot; étaler sur plusieurs lames en décrivant des cercles avec l'extrémité de la pipette, sécher et colorer au Pappenheim ou au panchrome.

Examen du pus. — L'étalement du pus doit être fait avec des précautions particulières, si on ne veut pas avoir des frottis iniililisables. Il ne faut jamais écraser le pus entre lame et lamelle ou entre deux lames ; on doit Tétaler comme une goutte de sang (fig. 241), mais en ayant soin ^'appuyer très légprement la lamelle, de manière à ne pas écraser les leucocytes. On peut aussi pratiquer l'étalement avec le fil de platine ou Textrémité d'une pipette.

La coloration se fera de préférence par la méthode panoptique de Pappenheim, qui colore tout, même les Bactéries. Le diagnostic de ces dernières se fera par les méthodes bactériologiques (p. 687), mais la méthode panoptique donne une fixation et une coloration très supérieures, pour juger de la formule leucocytaire : elle seule permet la recherche et la détermination des Protozoaires.

Ne pas oublier de pratiquer V examen à Vétat frais, entre lame et lamelle, en diluant le pus dans la solution physiologique s'il est trop épais. On reconnaît ainsi certaines mycoses, l'actinomycose, les Amibes, etc.

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