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EXAMEN DES URINES

Comme pour les autres liquides organiques, nous nous tiendrons strictement au point de vue de la technique microscopique. Il ne faut pas oublier que les sédiments urinaires renferment, non seulement des éléments minéraux, mais encore des corps ligures très délicats, qui doivent être fixés et colorés avec soin.

Gomme les éléments en suspension dans les urines pathologiques sont presque toujours disséminés dans une grande quanlité de li(juide, toutes les méthodes d'examen reposent sur une centrifugalion préalable. Cette opération est indispensable et doit être pratiquée le plus tôt possible, pour soustraire les éléments figurés aux altérations produites par la fermentation. Il faut donc rejeter absolument la sédimentation simple et centrifuger les urines aussitôt après leur émission.

Centrifugation. — Les conditions esscnLielles d'une bonne centrifugalion sont les suivantes :

1" Équilibrer avec soin les lubos. Pour cela, il est indispensable de les mettre sur les plateaux d'une balance, dans des supports appropriés (tubes de bois, de carton) et d'ég-aliser leur poids le plus soigneusement possible. Si tout le liquide à centrifuger est dans un seul tube, remplir l'autre avec de l'eau, mais ne jamais employer de matières solides (grenaille de plomb). Lorsque les tubes ne sont pas parfaitement équilibrés, il se produit des trépidations, très nuisibles aux engrenages et au dépôt régulier des sédiments. Le mouvement doit être doux et uniforme, sinon il faut vérifier l'équili]»re, non seulement avec les tubes, mais encore avec les étuis porte-tubes.

2° Le démarrage et l'arrêt doivent être lents et progressifs, sinon les remous produits remettent partiellement les sédiments en suspension. Pour arrêter, le mieux est de lùcber la manivelle ou d'interrompre la force motrice et de laisser l'appareil s'arrêter seul.

Ces recommandations s'appliquent à tous les modèles de centrifugeurs.

Les centrifug-eurs les plus commodes sont ceux (jui ont deux vitesses, une pour riiématocrite (10 000 tours), l'autre pour l'urine, les crachats,

le lait, etc. (3 000 tours à la minute) (flg'. 253). Pour centrifuger de grandes quantités de li({uidc, on emploiera un dispositif il quatre tubes (flg. 2.34). Ces appareils se recommandent au travailleur isolé; mais, dans les grands laboratoires, il y a avantage à avoir des centrifugeurs électriques qui travaillent automaticjuement (centrifugeurs de Jouan).

Traitement des sédiments urinaires. — Avec les appareils tels que celui de la ligure 253, centrifuger tiois minutes el décanter en retournant les tubes. On peut ensuite procéder de deux façons différentes : ou bien on étale le culot sur des lames, avec les précautions ordinaires, ou bien on le fixe d'abord el on le lave par centrifugaiion, puis on l'étalé.

Je préfère la première méthode qui, lorsqu'elle est appliquée avec soin, donne d'excellents résultats et permet la coloration par le Romanovsky. On procède exactement comme pour le sang, en avant soin de faire l'étalement très légèrement, pour ne pas écraser et rendre méconnaissables les éléments délicats.

Il faut donc appuyer très peu la lamelle et plutôt étaler par capillarité en la poussant de droite à gauche.

Fig. 253. — Ccntrifugcur de Krauss à deux vitesses. Au-dessus des deux tubes on a tiguré l'hématocrite.

Fig. 254. — Appareil à quatre tubes

pour centrifuger de grandes eommc il CSl (lit p. 626 (fig. 242). quantités de liquide. * ^ " '

Pour la fixation avant étalement, Brandeis * emploie le Flemming mais je reproche à ce réactif de rendre les colorations difficiles et je préférerais le sublimé acétique ou, mieux encore, le Bouin. Borne et Vadam 2 traitent d'abord l'urine par l'acide acétique, pour éliminer le

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