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EXAMEN DES CRACHATS

Les crachats doivent être examinés aussi frais que possible. On commence par les verser dans une grande boîte de Pétri, pour pratiquer Yexamen macroscopique sur fond noir et sur fond blanc

baire, dont l'apophyse épineuse est au-dessous de la ligne des deux crêtes iliaques : pour ponctionner dans le sixième espace, enfoncer l'aiguille presque verticalement sur l'apophyse de la septième lombaire; pour ponctionner dans l'espace lombo-sacré. piquer très obliquement le long de l'apophyse de la première sacrée (Lépinay, Rcv. pathol. comparce, p. 355, 1911). Chez le Cheval, piquer entre la dernière lombaire" et la première sacrée, d'avant en arrière et un peu obliquement, enfoncer de 13 à 15 cent. (Prévôt. Brissy et Barbier. Bull. Soc. centr. méil. vétér.. p. 77, 1911).

(fig. 228). On noie la répartition des parties purulentes, spiralces, des moules bronchiques, on retire les débris alimentaires, etc.

V examen à Vétat frais est indispensable, surtout pour la recherche des parasites et de leurs œufs ; on le pratique en examinant simplement une parcelle entre lame et lamelle. Diluer au besoin dans la solution physiologique, ou dans Teau formolée qui permet d'obtenir d'emblée des préparations persistantes, par lutage au lut de Kronig. On peut faire aussi des colorations extemporanées au Lugol ou avec un colorant basique (azur II à 1 p. 1 000, bleu de méthylène àl p. 500).

L'étalement présente souvent de grandes difficultés. On peut opérer comme pour le sang, avec une lame et une lamelle, mais en procédant par à- coups et en hachant en quelque sorte la matière à étaler. Contrairement à ce que nous avons dit pour le sang, on peut s'arrêter, reprendre et même revenir en arrière. On peut aussi étaler avec un fort fil de platine aplati en spatule à l'extrémité (fig. 262, a) : on arrive facilement, par ce moyen, à dissocier des crachats très épais. Ne jamais écraser entre lame et lamelle ou entre deux lames, car on rend méconnaissables la plupart des éléments.

Après étalement, on dessèche le plus rapidement possible par agitation à Tair, comme pour le sang.

La coloration, pour l'étude générale des crachats, se fera par la méthode panoptique ou le panchrome de Pappenheim. On met ainsi en évidence tous les éléments, avec leurs réactions chromatiques particulières, notamment les éosinophiles qui sont quelquefois très abondants (asthme). En outre, pour V étude de la mucine, il est indispensable de colorer par les réactifs de cette substance (p. 673). Un des meilleurs est le bleu polychrome de Unna ', qui colore métachromatiquement la mucine en rouge.

La métachromasie est plus sensible à la lumière artificielle qu'à la lumière du jour. Le bleu de Unna met en évidence non seulement le mucus hyalin, mais encore des réticulums mucineux métachromatiques, provenant de cellules bronchiques dégénérées et souvent pris pour de la fibrine, dont ils n'ont aucune des réactions (de Jong). La fibrine se colore en bleu grisâtre ou verdàtre avec le bleu de Unna. Enfin, ce dernier réactif colore en bleu

1. Israt'ls de Jong, Étude hislo-chimique et cytologique dex crndiats. Thèse de Paris (médecine), 156 p., 1 pi., 1907. De Jong recommande la tlxation pendant une minute par l'acide chromique à 1 p. 100, avant la coloration au bleu de Unna.

violet, et non en rouge, la substance séro-albumineuse qui forme la partie fondamentale de certains crachats. Les granulations que renferment certaines cellules pourront être caractérisées par les réactions du fer (pigment ferrique, p. 675), de la graisse, etc. Les grains antliracosiques sont insolubles et opaques, aussi bien en lumière ordinaire qu'en lumière polarisée.

En résumé, le Romanovsky donne la cytologie du crachat, le bleu de Unna renseigne sur son histochimie ; les recherches bactériologiques seront pratiquées par les méthodes ordinaires (p. 689).

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