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Se trouve à Paris, chez Cogit

■2. Pour emmancher un fil de platine, faire rougir l'extrémité d'un agitateur et y enfoncer le fil de platine tenu avec une pince et préalablement rouf^-i.

Fig. 257. — Bec Bunsen à veilleuse. Modèle Cogît.

loluidine en solution dans Teau distillée (Tliiry). Comme contrôle, pratiquer le Gram-Nicolle (p. 394) et recolorer le fond parle Ziehl à froid : comme le Gonocoque ne prend pas le Gram, il se colore

en rouge tandis que les Streptocoques et les Staphylocoques se colorent en violet. Examen des fausses membranes.

Recherche du Bacille de la diphtérie.

— L'examen des mucosités et fausses membranes qui recouvrent les muqueuses a une grande importance clinique. Prélever avec la spatule de platine (fig, 262) ou mieux avec un écouvillon. Ce dernier est fait avec un fil de fer, dont une extrémité est entourée d'un peu d'ouate, en forme de tampon long et étroit, et dont l'autre extrémité est tordue en boucle.

On introduit le tout dans un tube à essai bouché au coton et on stérihse.

Avec les exsudais ainsi prélevés, on fait un frottis (ou une culture) : colorer par le

(P7=~^~-^^^ =4^ |^-„— -- ■ ' Romanovsky , le Ziehl

^^ dilué, l'azur II alca-

Fig. 258. — Pipette à boule. lin ou le blcU de

loluidine (Thiry). Ce Bacille prend très bien le Gram. On peut faire des coupes très démonstratives avec les fausses membranes.

Examen des crachats. Recherche du Bacille de la tuberculose. — Méthode classique. — 1" Recueillir 40 à 50 cnv' de crachats frais, du matin autant que possil)le^ dans un llacon à large goulot bien proi)re. Examiner les crachats sur fond noir (fig. 228) et prélevei^ avec le fil de platine llambé, une parcelle purulente, solide et épaisse, grosse comme une forte tète d'épingle.

2° Étaler soit avec le fil de platine, soit en écrasant la parcelle entre deux lames qu'on fait ensuite glisser l'une sur l'autre en sens contraire (ne jamais les séparer par arrachement). Ne pas employer de lamelles, qui sont trop étroites et trop fragiles.

3" Sécher en agitant à l'air.

4° Fixer en passant trois fois, face en dessus, dans la flamme d'un bec Bunsen, d'un mouvement lent, comme si on coupait du pain.

TECHNIQUE BACTERIOLOGIQUE 693

5" Colorer par le procédé de Ziehl-Neelsen. — Déposer sur le frottis quelques gouttes de liquide de Ziehl (p 397). Tenir la lame avec une pince de Debrand (lig. Î266) et la porter sur la platine chauffante (fig. 147) ou au-dessus d'une très petite flamme. Chauffer jusqu'à apparition de vapeurs (pas plus loin! le liquide ne doit pas bouillir) et retirer immédiatement du feu dès que les vapeurs apparaissent. Recommencer trois fois cette opération, puis laver longuement à Tcau. Il va sans dire que la préparalion ne doit pas se dessécher et que, si le liquide s'évapore, il faut se hâter d'en ajouter une nouvelle quantité.

6^ Décolorer p^v l'acide azotique au tiers ' (eau distillée 2 vol., acide azotique 1 vol.) ou par l'acide sulfuri(jue au quart, pendant quelques secondes, puis laver à grande eau. La préparation, d'abord jaunâtre, redevient rosée.

7° Décolorer à fond par l'alcool absolu, jusqu'à teinte rosée à peine visible, puis laver à l'eau.

8" Colorer quelques instants par une solution aqueuse de bleu de méthylène d'un titre quelconque, plutôt faible.

9° Laver, sécher, examiner dans l'huile de cèdre.

Les Bacilles sont colorés en rouge, le reste en bleu : rechercher les Bacilles dans les parties minces.

Méthode de Spengler - à l'acide picrique. — Faire un Ziehl (chauffer très peu), puis, sans laver, traiter la préparation pendant deux ou trois secondes par l'alcool picrique (parties égales d'alcool à On" et de solution aqueuse saturée d'acide picri({ue); lavera l'alcool à 60"; décolorer par l'acide azotique à lo p. 100 (30 secondes), laver de nouveau à l'alcool à 60°, puis à l'alcool picrique. Laver à l'eau distillée et sécher.

Excellente méthode, très rapide et mettant remarquablement les Bacilles en évidence, même sous leurs formes les plus diflicilement colorables.

Méthode de Gasis 3, — La méthode de Ziehl-Neelsen et les procédés analogues sont fondés sur Vacido-résistance du Bacille de la tuberculose, c'est-à-dire sur la propriété qu'il possède de se colorer par les couleurs basiques et d'abandonner très diflicilement ces couleurs sous Taction des acides.

La méthode de Gasis est basée, au contraire, sur V alcali-résistance,

1. On a proposé l'emploi d'autres acides moins énergiques : acide citrique ou tartrique à 10 p. 100 dans l'eau, et surtout acide lactique à '■J p. 100 dans l'alcool (méthode de Ilauser). Ces produits ont une action moins brutale et sont beaucoup plus faciles à employer. Malheureusement ils ne donnent pas toute sécurité pour le diagnostic, car ils ne décolorent pas les Bacilles accidentellement acido-résistants. La méthode de Ziehl-Neelsen donne seule une sécurité absolue.

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