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Arch. de ■parasitologie. VIL p

2. Ravaut et Pinoy. Sur une nouvelle forme de discomycose cutanée. Ann. de dermat. et de ayphU., X, p. 417-43-2, 1909.

3. Semer le produit de la dissociation dans un tube de gélose ordinaire, additionnée do I p. lUO de dextrose et liquéliée à 40° ou 45". Bien ag'iler avec le lit de plaliue, pour répartir le produit dans toute la masse du milieu de culture. Laisser refroidir sans incliner. Mettre ù l'éluve à 37". Les colonies se développent en deux à huit jours dans la profondeur de la gélose.

4. Repiquage. Extraire la gélose du tube et prélever les colonies en la découpant avec une forte spatule de platine. Choisir les colonies au microscope, en examinant les fragments entre lame et lamelle llambées, à un faible grossissement. Laver à nouveau dans du bouillon stérile. Ensemencer comme précédemment, dans la profondeur de la gélose, et mettre à l'étuve.

Pour faciliter ces opérations, employer des tubes de Burri, ouverts aux deux extrémités et fermés d'un coté par un bouchon de caoutchouc : il est facile d'en extraire le cylindre de gélose.

Lorsque les grains sont très souillés de Bactéries, on prati([ue le premier ensemencement comme il a été dit plus haut et, en outre, on met quel([ues grains, bien lavés, dans des tubes secs et stériles qu'on garde à l'obscurité et à la température ordinaire, pendant deux ou trois semaines. On fait ensuite des ensemencements avec ce matériel conservé, après la mort de la majorité des Bactéries.

Sporotrichose.

Le diagnostic ne peut êlre fait que par les cultures, car il est très difficile de déceler le Chaïupignon dans les pus des lésions, où il n'existe que sous la forme d'élémenls ovoïdes dissociés, ou conidies-levures. Pourtant, Pinoy et iMagrou ont obtenu de bonnes colorations de ces conidies-levures avec la méthode de Glaudius (p. 396), légèrement modifiée par Brédré; les temps sont simplement augmentés : vingt minutes pour la coloration au violet et dix minutes de contact avec la solution picriquée.

Prélèvement. — Dans les lésions fermées, on puise le pus ou la sérosité sanguinolente avec une seringue stérilisée. Pour les lésions ouvertes, on ensemence le pus qui est sous la croûte ou bien on nettoie à Teau bouillie et on fait sourdre delà sérosité : les cultures ainsi obtenues sont presque toujours pures d'emblée.

Ne pas craindre d'ensemencer largement en strie et de faire de nombreux tubes (au moins cinq ou six). Ensemencer sur gélose glycoséede Sabouraud ou sur carotte. Laisser les tubes non capuchonnés à la température ordinaire. Les colonies typiques apparaissent du cinquième au douzième jour.

A défaut de milieux de culture, on peut conserver le pus peu-

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(lanl(jiiel(iiies jours dans des tubes secs et stériles. Le Champignon se développe souvent très bien dans ces conditions sur le verre sec.

Il faut bien savoir, et c'est sur quoi on n'a pas assez insisté, fjue toute colonie étoilée qui se développe n'est pas forcément une colonie de Sporotrichtim. Le diagnostic ne sera certain qu'après vérification au microscope des caractères morphologiques du Champignon. Les cultures bien développées sont assez caractéristiques, mais, en bonne mycologie, les caractères macroscopiques ne suffisent pas pour faire une détermination. La vérification microscopique pourra se faire sur les colonies développées au contact du verre, surtoul si on a eu soin, comme le recommande Gougerot, de laisser couler une goutte de pus le long de la paroi du tube, vers le point de rencontre de la gélose et du verre. On peut aussi ensemencer tout en haut de la gélose, mais, en ce point, on risque de voir les colonies se dessécher rapidement.

Pour étudier la morphologie des Sporoirichum, il faut absolument faire des cultures sur lames sèches, ou mieux des cultures en cellules. Les meilleurs colorants sont l'azur II alcalin et le bleu coton. Monter au lactophénol ou à la glycérine gélalinée.

Pour Vétude expérimentale, l'animal le plus sensible est le Rat (ou la Souris), chez lequel on obtient soit une orchite sporotrichosique, soit des lésions généralisées. Pinoy et Magrou ^ ont obtenu récemment l'orchite caractéristique, chez le Cobaye, par simple insertion dans le testicule d'un crin chargé de pus sporotrichosique très pauvre en éléments parasitaires. Il y a là un procédé de diagnostic qui peut rendre des services dans les cas douteux : l'animal est aneslhésié, un des testicules est abaissé dans sa bourse, on cautérise au fer rouge le point d'entrée et le point de sortie, puis on passe le crin à travers le testicule. 11 va sans dire que les résultats expérimentaux doivent toujours être contrôlés par des rétrocullures.

1. Pinoy et Magrou, Sur une méthode do diagnostic possible do la sporotrichose par inoculation directe de pus au Cobaye. C H. Soc. de biologie, p. 387, 4 nov. 1911. Pino}' et Magrou ont tenté cette expérience à la suite du succès obtenu par Magrou, en inoculant au Cobaye, avec le môme procédé, le Botryocoque de la botryomycose cquine. C. R. Soc. de biologie, p. -^^l, 18 fév. 1911.

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