C. B. Soc. biol.. XXVir, p
Fig. 76. — Manière de dessiner avec la chambre claire de Malassez, le grand prisme et le microscope étant inclinés à 45°.
JC
au-dessus de 1 oculaire, le grand prisme est fixé laléralement.
La figure 77 montre que les surfaces réfléchissantes de ces
prismes ne sont pas parallèles; il est donc nécessaire, pour éviter
une déformation de l'image, que le plan du dessin soit incliné suivant un certain angle.
Les deux principaux inconvénients de ce dispositif sont : 1^ Tobligation de dessiner sur un plan dune inclinaison donnée; 2" Tinégalité d'éclairage des différentes zones des deux images, inégalité due à ce que la moitié de la pupille d'émergence est couverte par Farète du prisme.
Cette chambre claire peut êlre employée avec le microscope vertical ou avec le microscope incliné.
Il suffit pour cela de faire varier l'angle que forme son axe optique avec celui du microscope, en tournant un bouton dont l'axe porte un index, indiquant deux positions extrêmes du grand prisme, à 18° et à 45°. Lorsqu'on dessine avec le microscope vertical, on donne au prisme Tinclinaison de IS'^. La chambre claire doit alors être tournée du côté droit du microscope et le papier à dessin placé du même côté. Pour éviter les déformations, il est indispensable que ce papier repose sur une planchette inclinée de 18°, par exemple la planchette à dessiner de Malassez qui convient particulièrement pour l'emploi de cette chambre claire. Le sommet de l'angle d'inchnaison doit être dirigé du côté du microscope. Lorsque la nature de la préparation permet d'incliner le microscope, il est beaucoup plus commode de donner au prisme un angle de 45°. Dans ce cas, on tourne la chambre claire en arrière du
Fig. 77
- Principe de la chambre claire de Malassez. — O, prisme oculaire; P, grand prisme; xy, rayon lumineux provenant du microscope ; abcd, rayon lumineux provenant de la surface du dessin.
— Original.
microscope et, au lieu crincliner le papier, on incline le microscope à 45°. On peut ainsi dessiner commodément sur la table, dans une situation analogue à celle qui est représentée par la figure 76.
Si on veut interrompre le dessin pour examiner l'image microscopique, il suffit de rabattre la chauibre claire qui tourne autour d'une charnière horizontale. L'instrument peut être déplacé autant de fois qu'il est nécessaire, il reprend toujours sa position primitive.
L'emploi de cette chambre claire est agréable, car le faisceau d'émergence du microscope arrive directement à lopil, sans avoir subi ni réflexion, ni réfraction; l'image microscopique n'est donc ni déformée, ni obscurcie. L'image du papier et du crayon ne présente pas de double contour. Grâce au petit volume du prisme placé au-dessus de l'oculaire, on peut apercevoir tout le champ du microscope.
ISéanmoins, il faut une certaine habitude pour bien se servir de cet appareil. Gomme le faisceau d'émergence est divisé par l'angle du petit prisme, il est nécessaire, pour voir nettement à la fois l'image microscopique et la pointe du crayon, que le centre de l'ouverture pupillaire de l'observateur coïncide avec l'arête du petit prisme. Si la pupille dévie tant soit peu à droite ou à gauche, on ne voit que la préparation ou que la pointe du crayon. Un grave défaut de cet appareil est de ne posséder aucun dispositif permettant de réaliser l'égalité d'éclairage des deux champs.
La chambre claire de Dumaige ne diffère de celle de Malassez que par la présence d'un miroir à la place du grand prisme P. Elle donne un champ remarquablement étendu et bien éclairé. G'est un des meilleurs appareils qui existent pour dessiner à de faibles grossissements ou même directement.
La chambre claire de Nachet est formée d'un prisme rbombique (fig. 79) R, auquel est collé latéralement, par sa face hypoténuse, un petit prisme triangulaire à angle droit P. G'est ce petit prisme qui est placé au-dessous de l'oculaire, auquel il présente un des côtés de son angle droit. Le faisceau émergent du microscope traverse donc ce petit prisme, ainsi que l'arête du prisme rhombique. Les rayons émis par la surface du dessin sont réfléchis en b et en c et suivent alors la même direction que le faisceau xy.
Ces deux prismes sont enfermés dans une boîte métallique
(fig. 78j. Deux orifices correspondent aux points d'entrée et de sortie du rayon xy; une partie de la lace inférieure du prisme rliombique est libre pour laisser pénétrer les rayons émis par le dessin. Un verre fumé, porté par un anneau mobile autour d'un
Fijj;. IS. — Chambre claire de Nachet.
Fig. 79. — Principe de la chambre claire de Nachet. — R. grand prisme rhombique; P, petit prisme triangulaire. Les antres lettres comme dans la figure "77. — Original.
axe excentrique, peut obscurcir à volonté le cbamp du microscope
ou celui du dessin : on réalise ainsi Tégalilé d'éclairage de ces
deux cbamps.
Lorsque les deux faces réilécbissantes du prisme rbombique
sont parallèles, on peut dessiner sur une surface borizontale. Cet appareil présente deux inconvénients : son cliamp est étroil et sa luminosité est faible à cause de la perle de lumière qui se produit, par réflexion, au moment où le rayon xy pénètre dans le grand prisme rbombique.
h'oculaire à dessiner de Leitz ^ appartient à la même catégorie d'instruments; il se distingue par quelques particularités que nous allons étudier.
Au lieu d'être une simple cbambre
Fig. 80. - Marche des rayons ^.\^^yq cet appareil cst uu oculairc
lumineux dans 1 oculaire à ^ ^ . i i •
dessiner de Leitz. combmc avcc 11 u prismc rboiubique
fig. 80). Le faisceau émergent est
coupé par l'arête du prisme, comme dans les appareils précé-
L Zeitschrift f. wiss. Mikr., XIL P- 289, 1895.
dénis, mais ici l'image du papier est réHécliie par ce seul prisme, comme dans la chambre claire de Nachel.
Cet oculaire est fabriqué en deux modèles, suivant qu'il doit servir avec le microscope vertical ou avec le microscope incliné à 45".
L'oculaire desliné à dessiner avec le microscope vertical (fig. 8) est tourné du côté droit du microscope; le papier est placé du
même coté, sur une planchette inclinée de 12°, car les deux faces réfléchissantes du prisme rhomhique ne sont pas parallèles. Au contraire, avec l'oculaire desliné à dessiner au microscope incliné à 45°, le papier doit être placé horizontalement, derrière le pied ilu microscope. L'oculaire est tourné dans cette direction, ainsi (juc le montre la figure 76. L'égalité d^éclairage des deux champs peut être réalisée, dans les deux
modèles, au moyen de disques de verre fumé, fixés au-dessous du prisme à deux bras mobiles (lig. 81).
Fig. SI. — Oculaire à dessiner do Leitz. Modèle destiné à servir avec le microscope vertical. A gaucho vis de pression, à droite la Loîte du prisme et les deux bras articulés portant des verres fumés.
Nous ne mentionnerons que pour mémoire la chambre claire d'Oberhauser : cet instrument a été très employé autre.'"ois, mais il a dû céder la place aux appareils à miroir à cause de son incommodité. Il est construit sur un principe exactement inverse de celui des autres chambres claires : le plan du dessin est vu directement, tandis que l'image microscopique subit deux réflexions avant de parvenir ù Tœil de l'observateur.
La chambre claire d'Oberhauser est formée de deux cylindres placés à angle droit. Le cylindre vertical pénètre dans le tube du microscope, à la place de l'oculaire qui doit être enlevé. Les rayons qui proviennent de l'objectif sont réfléchis par un premier prisme et envoyés dans un oculaire placé dans le cylindre horizontal (fig. 82), puis ils sont réfléchis une seconde fois par un petit prisme qui les envoie dans la direction de l'œil de l'observateur. Ce petit prisme est fixé au centre d'un anneau
métallique à travers lequel Tobservateur voit en même temps le plan du dessin.
Comme les deux surfaces réfléchissantes sont parallèles et inclinées de 45", le plan du dessin doit être horizontal.
L'appareil d'Edinger ne saurait être décrit ici, car il n'est pas destiné à être installé sur un microscope. Cet instrument est destiné à projeter et à dessiner de grandes préparations à un faible grossissement. La préparation est fortement éclairée par une lampe et un système de
Fig. 82. — Principe de la chambre claire d'Oberhauser. — P, grand prisme ; p, petit prisme; O,- oculaire; T, tube vertical ; a:'?/, faisceau émergent réfléchi en P et p; ab, faisceau provenant du plan du dessin. — Original.
miroirs et de lentilles. L'objectif projette son image sur le plan du dessin ou au foyer d'une chambre noire photographique.
La seule difficulté du dessin à la chambre claire consiste à obtenir un éclairage égal de la préparation et du papier sur lequel on dessine, de manière à ce que les deux pupilles soient également dilatées. En effet, avec les objectifs faibles, l'image microscopique est plus éclairée que le papier et rend la pointe du crayon presque invisible, tandis qu'avec les objectifs forls le papier est trop lumineux et les contours de l'image microscopique sont à peine perceptibles.
On arrive à réaliser cette égalité d'éclairage en intercalant, sur le trajet des rayons émanés de Tune ou de l'autre source, des verres plus ou moins colorés. En ce qui concerne l'image microscopique, on a encore la ressource du diaphragme-iris. Une fois qu'on a obtenu l'égalité des deux éclairages, on doit voir avec une égale netteté la pointe du crayon et l'image de la préparation.
Lorsqu'on a détermiué le point de la préparation qui doit être dessiné, on installe la chambre claire sur le tube du microscope,
c^fT
puis on dispose la feuille de papier à côté du microscope ou en arrière, suivant le modèle de Tappareil à dessiner. Le plan du dessin doit se trouver à la distance de la vision normale, c'est-àdire environ à 250 mm. de l'œil de l'observateur, en supposant que celui-ci ne soit ni myope, ni hypermétrope. Il ne suffit pas, en effet, que les deux champs soient également éclairés, pour qu'on perçoive nettement et sans fatigue l'image de la préparation et celle du crayon. Il faut encore que ces deux images se trouvent ta la même distance, de façon à ce que les deux yeux n'aient pas à effectuer des efforts d'accommodation pour deux distances différentes. Or le microscope est construit de telle façon (p. 102) que l'image microscopique définitive se forme un peu au-dessous de la platine (lig. 60), à 250 mm. de la rétine. Le plan du dessin sera donc établi à la même hauteur. En réalité, il faut encore tenir compte du trajet effectué par les rayons lumineux dans la chambre claire. La figure 83 montre en effet que, pour obtenir la superposition exacte des images, il faut que la distance de l'œil à l'image microscopique soit égale
à la longueur a' cd b'. On réglera
Fig. 83. — Schéma d'un microscope muni de Tappareil à dessiner d'Abbe, montrant les rapports de hauteur du plan du dessin 0"0"' et de l'image microscopique 00', assurant la superposition exacte de l'image du crayon et de l'image de l'objet; ab, distance de l'œil à l'image de l'objet; a'cdb', distance de l'œil au plan du dessin. — Original.
donc, par tâtonnements, la hauteur
du plan du dessin, de manière à
assurer le mieux jiossible cette coïncidence et à épargner à l'œil
des efforts d'accommodation. Si la vue de l'observateur n'est pas
normale, il faudra se servir de verres correcteurs.
Les pupitres à dessiner, tel (jue celui que représente la figure 84, sont parliculièrcment commodes pour réaliser ce dispositif. Ce pupitre, dit pupitre de Bernhard i, peut être élevé à volonté jusqu'à la hauteur de
1. Bernhard, Ein Zeichentisch fur mikroskopische Zwecke. Zeitschr. f. tciss . Mikr., IX, p. 439-445, 1892, et XI, p. 298-301, 1894.
M. Langeron. — Précis de Microscopie.
17 cm. au-dessus du plan de la table. La tablette supérieure peut être inclinée jusqu'à 35", lorsqu'on emploie des chambres claires sans miroirs. En outre, la planche qui supporte le pupitre et le microscope peut s'incliner aussi vers l'observateur, pour lui permettre de dessiner commodément avec le microscope incliné en arrière. Aucune déformation du dessin n'est à craindre, puisque le microscope et le plan du dessin sont déplacés solidairement. Enfin un appuie-bras permet d'éviter toute fatigue. La figure 84 montre l'appareil de Bernhard disposé avec le microscope incliné en arrière et la planchette à dessiner inclinée par rapport
Fig. 84. — Pupitre à dessiner de Bernhard (Zeiss).
à l'horizontale. En effet, bien que la chambre claire d'Abbe permette de dessiner sur un plan horizontal, à condition que le miroir soit incliné à 45°, il arrive, dans ce cas, qu'une partie de l'image n'est pas projetée sur le papier, surtout si on dessine au niveau de la table, à côté du pied du microscope. Pour pouvoir dessiner toute l'étendue du champ, il faut modifier l'inclinaison du miroir; mais alors, pour éviter la distorsion de l'image, il faut incliner aussi le plan du dessin. C'est ce cas particulier que représente la figure 84. La planchette doit être inclinée de telle sorte que, pour une position donnée du miroir, la droite (jui joint le centre du miroir au centre du champ à dessiner soit perpendiculaire au plan du papier.
Il y a plusieurs moyens de s'assurer que rinclinaison du dessin est correcte et que l'image est exempte de distorsion. Le
plus simple consiste à dessiner le contour du champ du microscope : on doit obtenir un cercle parfait, ce dont on s'assure en mesurant deux diamètres perpendiculaires. Si on trouve une ellipse c'est que Tinclinaison est mauvaise; il faut la modifier jusqu'à ce qu'on obtienne un cercle. Une méthode plus précise consiste à employer le micromètre objectif (p. 179); on en dessine les divisions en plaçant successivement l'échelle graduée dans deux directions perpendiculaires. Les traits que l'on dessine doivent être équidistants sur toute la surface du champ, sinon il faut rectifier l'inclinaison de la planchette. Cette opération doit être faite avec un grossissement assez fort (au moins 200 diam.), afin que les traits soient séparés par une distance suffisante. Comme ces
Fig. 85. — Pupitres à dessiner de Leitz.
traits ont une certaine épaisseur, il faut suivre avec le crayon soit leur partie médiane, soit un des bords.
La figure 8.0 représente d'autres pupitres à dessiner plus simples, dont l'un est incliné de 12" et est destiné à dessiner avec l'oculaire-chambre claire de Leitz; l'autre, établi d'après Giesenhagen, est susceptible de fournir toutes les hauteurs et toutes les combinaisons.
Si on ne possède pas de table à dessiner spéciale, réglable en tous sens, on installe une tablette, une boite, une pile de livres, etc., au moyen desquels on règle la hauteur et l'inclinaison du papier à dessin. Le tout doit avoir la plus grande fixité possible, car le moindre déplacement et même les vibrations nuisent à Texactitude du dessin. Le papier devra donc être fixé solidement au support, par exemple au moyen de punaises.
On doit employer du papier blanc, épais, à grain très fin, supportant bien la gomme à effacer (papier bristol et papier Whatman). Les crayons seront de la meilleure quahté, de préférence en graphite, mais, en ce qui concerne leur dureté, les avis sont
partagés. Les uns emploient les numéros les plus durs, d'autres préfèrent des mines plus tendres : cela dépend surtout de la légèreté de la main. Personnellement, je préfère les crayons très durs, tels que le 6 H de Faber ou de Hardtmuth, taillés en pointe fine et très allongée; je reproche aux numéros plus tendres de s'émousser trop vite, de nécessiter un taillage trop fréquent et de donner un trait plus étalé et moins précis. Pour aiguiser la pointe du crayon, le mieux est d'employer une lime spéciale ou encore du papier de verre ou d'émeri très fin. On trouve dans le commerce des petits blocs de papier de verre très commodes pour cet usage. Les meilleures gommes à effacer sont celles qui sont souples et molles, par exemple la gomme éléphant de Hardtmuth. Il existe une gomme, dite gomme mie de pain, qu'on peut pétrir en boulettes de forme quelconque; nous recommandons celte gomme qui ne tache jamais le papier, n'atténue pas les traits à l'encre et permet de faire des boulettes pointues, très commodes pour corriger de petits détails.
Lorsque les contours doivent être suivis avec une grande exactitude, il est préférable de dessiner à la plume, dont la pointe ne s'émousse pas comme celle du crayon. Le trait à Tencre est plus visible que le trait de crayon, à travers l'image microscopique, parce qu'il laisse une trace noire et mate. Ce procédé n'est pas à la portée de tout le monde; il faut une main très sûre et très exercée pour dessiner directement à la plume.
Les meilleures plumes à dessin sont les plumes Brandauer (de Birmingham) n° 518 : on peut employer aussi les plumes Joseph Gillott n" 291. L'encre sera toujours de l'encre de Chine liquide.
Dans certains cas, lorsqu'il s'agit de préparations très foncées, il y a avantage à dessiner sur du bristol noir, avec un crayon jaune ou blanc, dont on peut suivre plus facilement la pointe. Il est plus simple encore de placer sur le papier à dessin une feuille de papier noir à décalquer, immobilisée par un poids ou par des punaises. On suit alors les contours de l'image microscopique avec une fine pointe blanche, par exemple une grosse aiguille émoussée sur une pierre à aiguiser et emmanchée sur une tige de bois. On dessine légèrement les contours et les principaux détails, puis on enlève le papier à décalquer et on achève le dessin à la manière ordinaire.
Quelle que soit l'habileté du micrographe, la chambre claire ne peut donner que le contour de l'image et la mise en place des principaux détails. L'achèvement définitif ne peut être fait à la chambre claire; on terminera donc le dessin en regardant alternativement la préparation et le papier et en s'efforçant de rendre, avec la plus scrupuleuse exactitude, l'as^^ect de l'image microscopique.
Généralement, les dessins exécutés à la cliambre claire constituent des documents précieusement conservés. Lorsque le dessin doit être reproduit pour une publication scientifique, il est préférable de le calquer sur papier transparent avec un crayon demi-tendre. On reporte ensuite ce calque sur bristol, en intercalant une feuille de papier bleu à décalquer, ou simplement une feuille de papier préalablement frottée de crayon bleu. Le tout est bien immobilisé au moyen de poids ou de punaises. On passe alors sur les traits du calque une pointe fine et bien lisse en métal, en buis ou en ivoire. Lorsque le décalque est terminé, on enlève les deux papiers minces et on exécute le dessin à la plume. Les traits bleus ont l'avantage d'être invisibles sur la reproduction photographique en zincographie, c'est pourquoi nous conseillons de décalquer en bleu. Bien entendu, un gommage s^oigneux doit faire disparaître la plus grande partie de ces traits '.
La lumière du jour est celle qui est la plus favorable au dessin à la chambre claire, du moins pour les grossissements faibles el moyens. Lorsqu'il s'agit de dessiner des objets très fortement grossis, tels que des Protozoaires, des Bactéries avec flagelles, etc., il y a souvent avantage à éclairer le microscope à la lumière artificielle, de manière à égaliser plus facilement l'éclairage des deux champs. Quel que soit le mode d'éclairage, il faut disposer des abat-jour ou des écrans (fig. 95 et 98) de telle sorte que les yeux reçoivent aussi peu que possible de lumière étrangère, c'est-à-dire autre que celle qui ])rovient du microscope et du papier. Dans certains cas, il est ulile de diminuer considérablement et d'une manière égale léclairage des deux champs. On obtient ainsi une meilleure définition des objets et un élargissement de la pupille qui facilite la perception des lins détails.
La mensuration des dessins et la détermination du grossissement seront étudiées au chapitre des mensurations microscopiques. Notons simplement ici l'impoiiance de cette détermination qu'on ne devra jamais négliger, sons peine d'avoir des documents de peu de valeur. 7'out dessin doit être accompagné d'une échelle représentant la valeur de 4 0 ;jl (p. 179).
1. Le cadre de cet ouvrage ne nous permet pas de nous étendre sur le dessin micrographique; on consultera avec fruit sur ce sujet : Husnot, Le dessin d'histob'e naturelle, in-8° de 19 p., 6 pi., 1900. Chez Tauteur à Cahan, par Athis, Orne. Extrait du Bull. Soc. linnéenne de Normandie, 5" série, III, 1900.