‹ Précis de microscopieChapitre 63 sur 381 · Dimensions de l'écran : 30 sur 25 cent · texte numérisé non relu

Dimensions de l'écran : 30 sur 25 cent

168 Li: MICdOSCOPK ET SES ACCESSOIRES

3° Manœuvre de la vis micrométriqiie. — Nous avons déjà dit à mainles reprises que, pendant l'observation microscopique, la niain droite devait mouvoir conlinuellemenl la vis micrométrique. Nous savons en effet que le microscope ne i)eut nous montrer nettement qu'un seul plan des objets, et même, à cause de Tinévitable courbure du champ, nous ne pouvons pas voir avec netteté, au même instant, toute la surface de ce plan. Or, si petits qu'ils soient, les objets que nous examinons sont des corps solides à trois dimensions; même lorsque nous étudions une coupe, les éléments figurés qui la constituent présentent une certaine épaisseur. Nous ne pouvons donc prendre connaissance de la forme et des rapports de ces objets qu'en superposant, par la ])ensée, toute une série de coupes oj>tiques que nous aurons perçues successivement en manœuvrant la vis micrométrique.

La netteté de celte perception peut être assurée par deux moyens : la mise au point du système optique et le pouvoir d'accommodation de Wv'û. Disons tout de suite que ce dernier ne doit absolument pas entrer en jeu dans l'observation microscopi^pie. En effet, si la mise au point est insuffisante et si, par voie réflexe, l'œil s'efforce d'y remédier par des modifications de sa courbure, il en résulte rapidement une fatigue intense des muscles accommodateurs. Au contraire, en modifiant continuellement la mise au point par la manceuvre de la vis micrométrique, l'œil fonctionne comme s'il était au point sur l'infini, c'est-à-dire ({u'il donne sur la rétine une image nette de l'objet, sans que son mécanisme accommodateur soit mis en action.

Nous voyons donc que la mana^uvre continuelle de la vis micromé trique est nécessitée par deux raisons :

1° Mettre au point successivement les différents plans de l'objet afin de prendre connaissance de sa forme par la superposition de coupes optiques infiniment minces;

2° Assurer la netteté de ces images rétiniennes successives, sans que le mécanisme d'accommodation ait à entrer enjeu.

Aussi ne saurait-on assez recommander aux débutants la manœuvre correcte de la vis micrométrique, car c'est le seul moyen d'observer sans fatigue, sans danger pour l'œil et d'éviter les erreurs provenant d'une exploration insuffisante des plans successifs des objets.

4° Manœuvre de la platine mobile. — La main gauche de l'observateur, après avoir réglé l'éclairage au moyen de la cré-

niaillère et du diaphragme-iris, déplace la préparation au moyen du double chariot de la platine mobile. En principe on déplace la préparation, par fractions successives, d'avant en arrière (p. 14) : chaque fraction est étudiée sur toute sa largeur au moyen du déplacement latéral. A défaut de platine mobile, la préparation est saisie par ses deux grands côtés, entre le pouce et l'index reposant sur la platine fixe, le médius prenant un point d'ai»pui sous la platine. On peut ainsi faire glisser la préparation sans trop d'à-coups et en explorer toute rétendue.

Fig. 99. — Marche à suivre pour parcourir méthodiqucmenl une préparation avec la platine à

ciiariot. — Original.

Page 1