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4. Sjobrins:, Ueber das Formol, als Fixirungs Flussigkcit. Anat. An:;., XVII,

AGENTS FIXATEURS 277

aussi de mellre les doigts en contact avec les solutions renfermant du formol, car lépiderme se trouve rapidement fixé et durci d'une manière fort désagr^^able.

Il faut adopter une convention pour formuler le titre des dilutions : pour nous, le pourcentage visera toujours la solution commerciale à 40 p. 100. Ainsi on préparera une solution à 5 p. 100 en mélangeant o cm-^ de formol avec 95 cm"^ d'eau. Quand on relève une formule dans un mémoire, il faut avoir soin de s'assurer si la teneur est indiquée en formol commercial ou en aldéhyde formique. Exemple : formol à 4 p. 100 veut dire mélange de 4 cm-^ de formol avec 96 cm-^ d'eau, tandis que formaldéhyde à 4 p. 100 veut dire mélange de 10 cm^ de formol avec 90 cm=^ d'eau. Dans le premier cas on prend 1 p. 2i de formol, dans le second cas 1 p. 9.

!.a solution commerciale présenle quelquefois une altéralion particulière, qui se manifesle par une apparence laileuse et par la formation d'un précipité blanc, plus ou moins abondant, de paraformol. Le froid semble jouer un grand rùle dans ce phénomène. J'ai vu des flacons entiers, rapportés par Nevcu-Lemaire de son exploration des hauts plateaux de Bolivie, complètement transformés en une masse blanche gélatineuse. Personnellement, j'ai observé que, pour une même solution, des portions exposées aux froids assez considérables des hivers jurassiens étaient partiellement transformées en paraformol, tandis que d'autres portions, conservées dans une cave, restaient inaltérées.

Théoriquement, la formaldéhyde est un non-électrolyte, par conséquent incapable de former des sels, mais pouvant donner des composés d'addition. Elle agirait comme réducteur. En pratique les choses se passent autrement, parce que les solutions renferment toujours de Pacide formique, si bien que Sjôbring considère en délinitive le formol comme un oxydant, car son action est très semblable à celle de l'acide osmi(iue.

Le formol seul, pur ou dilué, est un mauvais fixateur cytologique : il produit un certain gonllement des tissus et vacuolise les cellules ou l)ien leur donne l'aspect surfixé, homogène, vitreux, qu'on observe à la périphérie des objets traités par l'acide osmique. EnOn, il rend très difhcile la coloration par Péosine des éléments acidophiles et il diminue beaucoup les contrastes colorants entre le noyau et le cytoplasme.

Pour atténuer ces inconvénients, on peut, d'après Mann, neutraliser l'acide formicjue par des traces de carbonate de sodium (employer le papier de tournesol comme indicateur), et surtout employer, comme lifiuide de dilution, la solution physiologique (sauf pour les yeux entiers qui exigent la dilution dans l'eau pure, sous peine de se contracter).

Pratiquement, le formol, même dilué dans Teau ordinaire, peut rendre d'immenses services en voyage ou en exploration, lorsqu'on n'a pas d'autres fixateurs sous la main. Il conserve suffisamment

les tissus pour ])ei'iïietlre de bonnes études lopographiques, ainsi que la recherche des Protozoaires parasites. Les pièces conservées dans l'alcool, dans les mômes conditions, sont généralement macérées et inutilisables. La meilleure dilution est à 5 p. 100, c'est-àdire renfermant 1 partie de formol pour 20 jtarties d'eau pure ou physiologique.

Dans les organes très vascularisés, le formol produit souvent des précipités noirâtres très gênants, qui peuvent en imposer pour du pigment. Pour s'en débarasser, Verocay^ conseille de traiter les coupes par la potasse alcoolique très diluée :

Potasse (en pastilles) à 1 p. 100 1 cm-^

Alcool à 80 . 25 —

pendant 10 minutes. Laver deux fois dans Peau, cin([ minutes chaque fois, passer dans Palcool à 80" pendant cinq minutes, puis laver de nouveau. Après ce traitement, les hématies se colorent très bien par Péosine.

Le formol fait partie d'un grand nombre de mélanges fixateurs. A ces divers titres, c'est un des réactifs les plus importants de la technique moderne. Nous étudierons plus loin (p. 452) son rôle comme liquide conservateur.

1. J. Verocay , Beseitigung der Formol-Niederschlage aus mikroskopisclieii Schnitten, Centralbl. f. aihj. Pathol. u. pathol. Anat., XIX, p. 769-774, 1908.

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