VII. — FONCTION NERVEUSE
Les êtres unicellulaires qui n’ont pas de système nerveux différencié ont cependant deux propriétés nerveuses essentiellesqui sont : 1° celles de recevoir des impressions du dehors, c’est-à-dire de sentir ; 2° sous l’influence de ces excitations, celle de se mouvoir.
Les impressions sensibles déterminent d’ailleurs des phénomènes moteuis différents, suivant la nature de l’excitant: des mouvements de fuite, de défense ou des mouvements inverses j l’excitant, même chez les êtres inférieurs, au lieu de déterminer un mouvement peut faire apparaître une sécrétion.
En somme, il y a d abord une excitation centripète, puis sous son influence se produit une action centrifuge, motrice ou sécrétoire.
Nous avons déjà cité l’exemple de la cellule du Poteriodrendon cpii est composé d un corps cellulaire, muni d’un côté d’un flagellum cl de 1 autre d un filament myoïdal. 11 y a ici les éléments essentiels d un système nerveux : 1° le corps cellulaire, 2° l’élément sensible représenté par le flagellum, 3° l’élément moteur représenté par le filament myoidal. toute excitation portée sur le flagellum est transmise (voie centripète) au corps cellulaire et de celui-ci part une incitation motrice (voie centrifuge) qui se traduit par un mouvement du filament myoïdal.
ü y a plus, si on sectionne un être unicellulaire en deux parties, lune privée du noyau et l’autre contenant ce dernier, la première dégénère et meurt, la seconde vit et se répare. Le noyau exerce donc un rôle trophique sur les parties de la cellule qui sont en relation avec lui.
L être unicellulaire présente, en réduction, les propriétés nerveuses essentielles que nous retrouvons dans les organismes les plus perfectionnés : fonction sensitive, fonction motrice ou sécrétoire, fonction trophique.
Nous étudierons ces fonctions non pas chez l'être unicellulaire, mais chez l homme chez qui leurconnaissanceestduplushautintérèt pourle médecin ; nous nous souviendrons seulement que ces phénomènes, qui ici paraissent d’une complexité extrême, sont schématiquement identiques à ceux des êtres les plus inférieurs. Toute manifestation
FONCTION NERVEUSE
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nerveuse complète reconnaît une excitation sensible transmise à une cellule nerveuse ou portée directement sur 'elle et déterminant par sou intermédiaire une action centrifuge. Les phénomènes d'équilibration, les phénomènes psychiques eux-mêmes sont sous la dépendance de réflexes plus ou moins nombreux, associés, coordonnés, mais possédant les mêmes éléments essentiels que ceux de l’être unicellulaire.
Le plan le plus simple pour ce chapitre de la pathogénie générale, consiste donc à exposer successivement les troubles sensitifs, moteurs, trophiques, les troubles de l'équilibration, puis, étant donné qu’il s’agit de l’homme, les troubles psychiques (1).