PRÉ FAC K
une place relativement assez considérable, puisqu’un volume foui entier a été consacré à chacune d’elles; mais l importance croissante de ces spécialités, le fait qu elles comportent soit des examens, soit des concours spéciaux, justifiaient, nous semble-t-il, une semblable détermination.
Nous ne saurions terminer cette préface sans remercier MM. J. -B. Baillière des efforts qu ils ont faits pour que la « Bibliothèque du Doctorat » se présentât sous un aspect agréable, capable de satisfaire les bibliophiles les plus délicats, et pour qu'aucun reproche ne put se justifier tant au point de vue de l'impression du texte que de la reproduction des figures.
A. (îilbert et L. Fournier.
INTRODUCTION
A côté de chaque science, on peut dire qu’il existe un ensemble de notions générales qui en découlent et qui en constituent en quelque soi te la philosophie. A côté de l'Histoire proprement dite qui énumère les événements passés dans un ordre chronologique, il y a la Philosophie de l’Histoire qui établit entre eux des rapports, des liens de causalité, qui les compare à d’autres événements, survenus à d’autres époques chez des peuples différents, et qui en tire des vues générales sur l’évolution des sociétés et des races.
Les sciences biologiques ont également leur philosophie : l’anatomie générale accompagne l’anatomie descriptive, la physiologie générale prend place à côté de la physiologie, et la pathologie générale joue le même rôle vis-à-vis de la pathologie spéciale ou descriptive.
Et si nous voulions donner une définition de la pathologie générale,nous dirions qu’elle est la philosophie de la médecine; elle est, en ellet, l’ensemble des principes qui régissent les processus morbides dans leurs grandes lignes, dans leurs causes, dans leur évolution, dans leur terminaison. Elle dépasse la pathologie humaine, et pour établir ses lois avec plus de netteté, elle prend les exemples indifféremment dans le règne animal, tantôt chez les animaux à sang chaud, tantôt chez les animaux à sang froid ; elle les trouve parfois jusque chez les êtres unicellulaires, voire même dans le règne végélal- Il faut qu'il en soil ainsi, car, suivant la remarque de Claude Bernard, si elle n'étendait son étude à tous les degrés de l'organisation, elle ne pourrait « constituer qu’un ensemble de généralités sur la pathologie humaine, mais jamais une pathologie générale, dans le sens scientifique du mot ».