V. Poésie
Saint Jean a cultivé à la fois la poésie classique basée sur la valeur des syllabes, et la poésie rythmique basée uniquement sur l'accent tonique du mot. Au premier genre appartiennent les trois hymnes ou canons en vers ïambiques pour la Nativité de Notre Seigneur, pour l'iipiphanie et pour la Pentecôte, et une pièce en vers anacréontiques. Au second se rattachent les quatre canons pour Pâques, l'Ascension, la Transfiguration et la Dormition de la Vierge '-. Notons encore un idiomela (hymne à chant spécial) pour l'office des morts. Ceci à titre de simple exemple, car l'héritage poétique de saint Jean Damascène était bien plus considérable, et il est à croire que de nouvelles découvertes enrichiront cette partie de ses œuvres.
Sabas dans la première moitié du vu* siècle, et Ja Passion de saint Artemius ne sont pas de saint Jean Damascène.
1. On remarquera que, dans la deuxième de ces homélies, on a plus tard interpolé (chap. 18) l'histoire des relations de Juvénal de Jérusalem avec l'impératrice Pulchérie au sujet du tombeau de la Vierge.
■2. Les six canons édités par Mai et reproduits dans P. G., xcvi, 1371- 1408 ne sont pas autlienliques. — L'ancienne tradition attribuait à saint Jean )a composition de VOctoèque, recueil des canons, liymnes, tropaires et chants divers des dimanches, classés suivant les huit tons sur lesquels on doit les chanter : on en a récemment contesté l'exactitude. — Sur VOctoèque voir Nilles, Kalendarium manuale, i, p. lu et suiv.; ii, p. 433 et suiv.