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ECRIVAINS SYRIENS ET ARMENIENS

§ 1. — Syriens '.

Dans la période précédente, qui va du iv* au milieu du V* siècle, la littérature syriaque nous a présenté quelques noms éminents, Aphraate, saint Ephrem, Rabboula, Marouta, Isaac le Grand. Les siècles suivants, le VI* surtout, ne furent pas moins féconds. Il suffit de parcourir le volume de M. Rubens Duval pour voir que tous les genres d'études chrétiennes, versions et commentaires de la Bible, apologie, théologie, droit canonique, histoire de l'Eglise, hagiologie, ascétisme, poésie y furent cultivés et eurent des représentants. Mais, indépendamment du grand nombre et de l'obscurité de beaucoup de ces auteurs, une circonstance nous empêche d'accueillir trop largement leurs noms dans un ouvrage comme celui-ci : c'est que presque tous vécurent séparés de l'Église. Les syriens que l'on appelle Orientaux, et qui habitaient la Perse (Nisibe et Séleucie), professèrent surtout le nestorianisme; ceux qu'on appelle syriens occidentaux^ et qui habitaient la Syrie et même l'Os-

1. Sur ce paragraphe, voir Rubens Dcval, Ane. litt. chrétiennes, La Uttcralure syriaque, 3« édit., Paris, 1907. A. Bacmstark, Geschichte der syrischen Literatur, Bonn, 1922.

TROISIÈME PÉRIODE. SYRIENS ET ARiMÉNIENS. 423

rhoène, professèrent généralement le monophysisrae. On peut dire que, sauf quelques exceptions, — tels l'auteur de la Chronique dite de Josué le Stylite (vers 518) \ et celui de la Chronique d'Edesse (vers 540) ^ — les écrivains de langue syriaque, à partir du milieu du v« siècle, se partagent entre ces deux hérésies. Dans ces conditions, nous devons nous contenter ici de signaler les plus célèbres d'entre eux, ceux dont le souvenir se rencontre plus fréquemment dans l'histoire.

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