III. Dogme et polémique
Deux dogmes surtout, ceux de la Trinité et de l'incarnation, ont attiré l'attention de notre auteur.
Au premier il a consacré deux grands traités, le Trésor [Thésaurus] sur la sainte et consul stantielle Trinité^ en trente-cinq assertions, et les Sept dialogues sur la Trinité, qui représentent l'état de la théologie trinitaire orthodoxe vers les années 420-425 où ils ontété écrits. L'opuscule Desancta et vivifica Trinitate [P. G., Lxxv, 1147-1190) n'est pas authentique.
Plus nombreux et plus importants sont les écrits concernant l'incarnation. Dès que la controverse fut ouverte entre Nestorius et lui, Cyrille se hâta de mettre la cour de Byzance en garde contre l'erreur par trois mémoires : le Li^re de la vraie foi à rem" pereur Théodose, et les Deux livres de la vraie foi
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aux reines^ c'est-à-dire à la femme et aux sœnrs de Théodose. Ils sont de 430. Le ài^\ogn& Deincarnatio?ie Unigeniti n'est guère qu'un remaniement du mémoire à l'empereur. De cette même année 430 sont les cinq livres Contre les blasphèmes de Nestorius, qui répondent à un recueil de sermons publié par l'hérésiarque. Puis, saint Cyrille doit défendre, contre les attaques dont ils sont l'objet, les douze anathématismes ajoutés par lui à sa lettre synodale xvii. 11 écrit donc, toujours en 430, VApologeticus pro XII capitibus adçersus orientales episcopos ^ et VApologeticus contra Theodo~ retum pro XII capitibus. En 431, le concile d'Ephèse a lieu ; Théodose, prévenu contre Cyrille, le fait garder à vue. Le patriarche profite de ce repos forcé pour composer, sur la demande du concile, une troisième apologie des anathématismes, Explicatio duodeciin capitum Ephesi pronuntiata et, de retour à Alexandrie (Si octobre 431), justifie toute sa conduite par un mémoire à l'empereur, Apologeticus ad imperatorem Theodosium (431). Tous ces écrits se datent assez bien. Quelques autres, d'un caractère moins personnel, ou paraissent être de la même époque, ou du moins se rapportent à la même controverse christologique : ce sont les Scholia de incarnatione Unigeniti, que l'on possède surtout en latin par une traduction de Marius Mercator ; le De incarnatione Dei Verbi ; le dialogue sur l'unité de Jésus-Christ, Quod unus sit Christas; et deux opuscules sur la maternité divine de Marie, Quod sancta Virgo deipara sit et non christipara,ei Contra eos qui sanctissimam Virginem nolebant conftteri deiparam.
Outre ces écrits entiers on a quelques fragments d'un ouvrage Contre les synousiastes (les apollinaristes) ; d'un autre en trois livres Contre Diodore et Théodore (de Mopsueste), et de quelques autres en-
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core. Photius {cod. 54) paraît mentionner et citer un écrit à Théodose contre les Pélagiens. Quant aux traités De incarnatione Domini et Contre les anthropomorphites, ils ne sont ni l'un ni l'autre l'œuvre de saint Cyrille.