p. G., LXXX.V
3. P. G., Lxxvn, 1433; cf. lxxxvi, 2, 1828. ♦. Mansi, Concil., vu, 241.
LES ÉCRIVAINS DE LA SYPxlE. 275
éeri vains du patriarcat d'Antioche, pendant la période 313-4G0, ne sont pas, il s'en faut, tous ceux que l'on pourrait citer. Afin d'être moins incomplet, nous en ajouterons ici quelques autres choisis parmi les plus connus.
Hegemonius est un auteur qui a dû vivre dans la Syrie septentrionale, mais sur lequel on n'a aucun renseignement. En revanche, son livre a été très lu : ce sont les Actes de la discussion d'Archelaus avec Manès, actes d'une discussion qui n'a jamais eu lieu, et qui sert de cadre à une réfutation du manichéisme. L'ouvrage est précieux pour les détails puisés à de bonnes sources qu'il donne sur cette hérésie. 11 a été composé entre 325 et 348 et, à part quelques citations grecques, n'existe qu'en une version latine du IV* siècle * .
A Antioche même, on a vu qu'à l'évêque des eustathiens, Paulin, avait succédé, en 388, Evagrius. Saint Jérôme, dont il était l'ami, assure qu'il avait composé des traités qui, en 392, n'avaient pas encore été édités (Vir. ilL, 125). Il reste de lui une traduction latine de la Vie de saint Antoine par saint Athanase ^.
Parallèlement à Evagrius, les orthodoxes méléciens d'Antioche eurent pour évêque, de 381 à 404, Flavien, l'ami de Diodore de Tarse, l'évêque de saint Jean Chrysostome. On a de lui un sermon entier sur la charité fraternelle et des fragments d'autres discours. Photius [cod. 52) en a connu aussi deux lettres relatives à l'affaire des messaliens^.
Nous venons de nommer saint Chrysostome. Entre ses ennemis les plus acharnés dont il avait d'avance
1. Édition Ca. H. Eefson, Acta Archelai, Leipzig, 1906 (collection des Schriflsleller de Berlin).