‹ Précis de patrologieChapitre 8 sur 174 · Ottô, Op. cit., IX, 364 et suiv · texte numérisé non relu

Ottô, Op. cit., IX, 364 et suiv

du monde une apologie de la philosophie qu'il suivait» [H. E., V, 17, 5). Il n'en est rien resté.

On en peut dire autant des apologies d' Apollinaire * , evêque d'Hiérapolis en Phrygie, qui florissait au temps de Marc Aurèle (161-180). On sait par Eusèbe qu'il était l'auteur d'une apologie à cet empereur (probablement en 172), de cinq livres Contre les Grecs, de deux livres Sur la vérité qui semblent avoir été aussi une apologie, et de deux livres Contre les juifs [H. £"., iv, 26, 1;27).

Signalons enfin la petite apologie de l'évêque de Sardes, Méliton^, adressée à Marc Aurèle. Eusèbe en a cité trois passages [H. E., iv, 26, 5-11). Un autre ouvrage de Méliton Sur la i'érité [Ibid., 2) défendait peut-être aussi le christianisme. Quant à VOratio Melitonis philosophi quae habita est coram Antonino Caesare, elle n'a rien à voir avec l'évêque de Sardes. Le syriaque semble être la langue originale de cet écrit. On a récemment émis l'opinion qu'il pourrait être du gnostique Bardesane.

Le plus ancien apologiste dont nous ayons l'œuvre entière est Aristide 3, qualifié philosophe d'Athènes, qu' Eusèbe nomme à la suite de Quadratus [H. E., iv, 3, 3). Son apologie, que l'on croyait perdue, s'est retrouvée dans une traduction syriaque, puis dans un texte grec remanié de la légende des saints Barlaam et loasaph. On en a également un fragment en arménien. De ces trois textes, le syriaque est le meilleur.

Le contenu de l'apologie est fort simple. Toute la question entre chrétiens et païens revient à la connais-

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