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V. Rubens Dijval, La littérature syriaque, p

2. Éditées par G. Bickell, dans Zeitschrif't der deutsch. Morgenlat:^ dischen Gesellschaft, xxvii (1813), 566-598.

Z, AssEMANi, Biblioth. orientalii, i, 170-174; ni, 1, p. 191.

LES ÉCRIVAliNS DE LANGUE SYRIAQUE. 29ï

Vers l'an 410, il fit une collection des Actes des martyrs perses morts dans la persécution de Sapor II (309- 379), et parmi lesquels deux au moins, Siméon bak Sabbaé, patriarche de Séleucie, et Miles, évêque de Suse, avaient composé des ouvrages. Il écrivit aussi une histoire du concile de Nicée et des homélies ^

C'est au v^ siècle également qu'il faut mettre Balai chorévêque, semble-t-il, de la région d'Alep ou Bérée au temps de la mort d'Acace (432). Certains manuscrits lui attribuent un long poème sur Joseph, fils de Jacob, en vers de sept syllabes, que d'autres manuscrits attribuent à saint Ephrem. Ses hymnes, dont on a quelques-unes, sont ordinairement écrites en vers de cinq syllabes : elles sont riches en données théologiques ^.

Le nom de Rabboula (Rabulas) ^ se trouve intimement lié à l'histoire de la controverse nestorienne, et est resté un des plus connus de la littérature syriaque. Rabboula était né de parents païens à Kennesrin, et occupa d'abord dans l'Etat une charge importante. Plus tard il se convertit, devint moine et succéda, en 412, à Diogène sur le siège épiscopal d'Édesse. Son zèle s'employa d'abord ardemment à la réforme du clergé et des communautés religieuses d'hommes et de femmes. En 431, on le trouve mentionné parmi les évêques qui protestèrent contre le vrai concile d'Ephèse. Peut-être l'a-t-il été sans son aveu : en tout

1. Édit. P. Bedjan, Acta martyrum et sanctorum, ii, Paris, 1891. O.Braun, De s. nicaena synodo, Munster-im-W., 1898. Cf. A. HARNACK,fle»- Ketzerkatalog des Bischof Maruta, Leipzig, 1899 (T. U., xix, 1).

2. I. OvEBBECK, S. Ephraemi syri, Rabulae... Balaei aliorumque opéra selecta, Oxford, 1865, p. 251-336. G. Bickell, Conspectus rei syror. litterariae, 46, n' 5. K. V. Zetterstéen, Beitraege zur Kenntnis der religiosen Dichtung Balai's, Leipzig, 1902.

3. œuvres dans I. Overbeck, Op. cit., 210-248; 363-378; cf. 159-209. Voir M. J. Lagrange, Un évêque syrien du V* siècle, Rabulas, évêque d'Edesse dans Mélanges d'Matoir» relif/ieute, Paris, 1915.

cas, Rabboula ne tarda pas à se déclarer nettement pour saint Cyrille, travailla à faire condamner Théodore de Mopsueste et, jusqu'à la fin de sa vie (435), s'efforça d'éloigner d'Édesse les tendances nestoriennes que son successeur, Ibas, devait favoriser.

Rabboula s'est servi, dans ses écrits, tantôt du grec, tantôt du syriaque. Ses lettres notamment ont d'abord été rédigées en grec. Un de ses panégyristes en signale une collection de quarante-six dont il reste une entière et des fragments. Une homélie prêchée à Constantinople l'a été aussi en grec. En revanche, ses canons et ordonnances pour la conduite du clergé et des moines ont été composés en syriaque. Plusieurs de ses hymnes paraissent d'ailleurs n'être que des traductions syriaques faites par lui de menées grecques.

Du patriarche de Séleucie Dadjésu (421-456) il reste, dans les manuscrits, des commentaires sur Daniel, sur les livres des Rois et sur l'Ecclésiaste. Une collection de canons du xi® siècle contient des canons d'un concile tenu par lui en 430 ^

L'auteur le plus célèbre de cette époque, avec Rabboula, est IsAAc d'Antioche, surnommé le Grand. Né à Amid vers 365 et éduqué à Edesse sous la direction de Zenobius, il fit le voyage de Rome et, à son retour, se retira dans un couvent près d'Antioche, où il mourut entre les années 459-461. Isaac fut un écrivain extrêmement fécond : l'ensemble de ses ouvrages atteint deux cents numéros ; mais M. Bedjan pense que les homélies mises sous son nom ne sont pas toutes de lui, et qu'il en faut attribuer une partie à un autre IsÂÂC d'Amid, catholique, alors qu'lsaac d'Antioche était sûrement monophysite. Quoi qu'il en soit, ces

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