‹ Précis de patrologieChapitre 84 sur 174 · Éludes, textes, découvertes, I, Paris, 1913, p · texte numérisé non relu

Éludes, textes, découvertes, I, Paris, 1913, p

VI. Bien plus importante et, en un sens, plus redoutable que le priscillianisme, fut l'hérésie pélagienne, contre laquelle saint Augustin dut déployer toutes les ressources de son génie. Le père de cette hérésie était le moine breton Pelage, dont il reste une Épître à Démétriade écrite vers 412 ou 413, et un Libellas fidei adressé au pape Innocent en 417. On sait qu'il avait aussi composé des traités Sur le libre arbitre et Sur la nature qui ne sont connus que par des citations. C'est également par des citations que nous connaissons les ouvrages du moine Celestius, son disciple. Quant à l'évêque Julien d'Eclane, un autre de ses disciples, nous possédons en grande partie, par saint Augustin, le texte des objections qu'il avait formulées contre la doctrine de la grâce dans ses Libri IV et Libri VIII adversus Augustinujn; mais de plus on lui a récemment restitué quatre commentaires sur Osée, Joël, Amos et Job dont il est le véritable auteur. Enfin, l'évêque breton pélagien Fastidius (début du v^ siècle) a laissé un traité De la vie chrétienne, un autre Sur les richesses et cinq lettres que nous avons encore. On sait assez que la doctrine pélagienne se résumait dans une négation du péché originel et de la nécessité de la grâce pourl'accomplissemeiit des œuvres surnaturelles méritoires.

Restent les trois hérétiques Helvidius, Jovinien^ et Vigilance ^ que saint Jérôme a si vigoureusement réfutés. Tous trois avaient soutenu leurs erreurs dans des ouvrages que nous n'avons plus ou dont il ne reste que quelques fragments conservés par saint Jérôme. Le premier niait la perpétuelle virginité de Marie et la supériorité du célibat sur l'état du ma-

1. Voir w. Haller, Jovinianus, Die Fragmente seiner Schriften, etc. (T. V., XVII), Leipzig, 1897,

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