P. L., XX
3. P. L., XIII ; meilleure édition par W. Hartel dans le Corpus script» eccles. latin., xiv, Wien, 488G.
Malgré le feu qui les anime, ils paraissent longs et monotones, parce qu'ils sont toujours montés au même diapason. — Un partisan de Lucifer, le diacre Hilaire de Rome, allait plus loin encore, et demandait dans ses livres que l'on rebaptisât les ariens repentants (S. Jérôme, Alterne, lucifer. et orthod., 26, 27). — Puis, venant toujours du même milieu, on possède le LiheU lus preciim (383-384) des deux prêtres Faustin etMAR- CELLIN {P. L,, XIII, 83-107) et, de Faustin en particulier, un traité de la Trinité [De fide adt^ersus arianos, vers 380), peu original {ibid. , 37-80), et une Fides Théodosîo imper atori oblata [ibid., 79-80) que l'on met entre 379-381. — Toutefois le meilleur écrivain du parti est évidemment l'évêque d'Elvire (près Grenade) Grégoire (-|- après 392) \ Son héritage littéraire, un peu négligé jusqu'ici, a été mis récemment en lumière par D. Wilmart. Grégoire paraît bien être l'auteur du De fide [P. L., xx, 31-50) que d'autres ont revendiqué pour Phœbadius. Il est certainement l'auteur des cinq homélies sur le Cantique découvertes par Heine : il est aussi le vrai auteur des Tractatus Origenis de libris ss. Scripturarum (20 homélies) édités par M^"" Batiffol, et enfin d'un Tractatus de arca Noe : autant d'ouvrages qui dénotent en Grégoire un écrivain et un prédicateur plein d'originalité et de vie.
8 4. — Les adversaires du novatianisiae, du donatisme et du priscillianisme.
Nous avons dit ci-dessus que le novatianisme, né un
1. Voir G. MoRiN, Les nouveaux Tractatus Origenis et l'héritage littéraire de l'évêque espagnol Grégoire d'Illiberis dans Revue d'hist. et de littér. relig., v (1900), 145-161. Id., L'attribution du De fide à Grégoire d'Elvire dans Revue bénédictine, xix (1902), 229-235. A. Wilmart, Les Tractatus sur le Cantique attribués à Grégoire d'Elvire dans Bulletin de littér. ecclésiastique (1906), 435-457. ID., Arca Noe, dans Revue bénédict., xxvi (1909), 1-12.
siècle plus tôt, continuait, au milieu du iv® siècle, à avoir des adeptes. Un certain Sympronianus avait composé en sa faveur au moins quatre écrits qu'il avait envoyés à saint Pacien, évêque de Barcelone. Pacien (360-390 environ)' y répondit par les trois lettres A Sympronianus, que nous avons encore, et qui sont postérieures à 375. On possède en plus de lui un sermon Sur le baptême, un traité intitulé Paraenesis sive exhortatorius libellas ad paenitentiam, dans lequel il s'occupe des différentes sortes de péchés et de la pénitence publique, et D. Morin lui attribue un De similitudine carnis peccati dirigé contre les manichéens -. Enfin, un petit écrit appelé Cervulus qu'il avait composé contre les mascarades païennes du premier jour de l'an a péri. Ce que nous avons justifie bien le jugement que saint Jérôme a porté de Pacien : « casligatae eloquentiae et tam vitaquam sermone clams » [Vir. ill.j 106; cf. 132).
Le principal adversaire du donatisme au iv« siècle fut SAINT Optât, évêque de Milèveen Numidie. Il n'est guère connu que par son traité De schismate Donatistarum ou Contra Parmenianum donatistam^, paru vers 366 en six livres, auxquels il en ajouta un septième vers 385. Il y combat l'ouvrage de Parménien contre les catholiques et, s'appuyant tantôt sur la tradition, tantôt sur les faits, réfute les théories donatistes de l'Eglise, des sacrements et du baptême (n, IV, v), et rejette sur les schismati'ques la responsabilité des maux et des violences qui désolent les communautés chrétiennes (i, m, vi, vu). Un dossier de piècesjustificatives annexé à la première édition de 366,
1. Œuvres dans P. L., xiii. Voir A. Grdber, Studien zu Pacianus, Munich, 1901. R. KAUEn, Studien zu Pacianus, Wien, <90J.