‹ Précis de patrologieChapitre 91 sur 174 · Études, textes, découvertes, i, Paris, 1913, p · texte numérisé non relu

Études, textes, découvertes, i, Paris, 1913, p

3. P. L., XI ou C. ZmsA dans le Corp. script, eccles. latin., xxvi, Wien, 1893.

SOUS le titre de Gesta purgationis Caeciliani et Felicis, est en partie conservé ; mais il est plus ancien que le livre d'Optat et a dû être formé entre 330 et 347. Optât est un esprit positif et précis : son traité est parfois obscur par suite de l'abus du langage figuré, et le style en est rude et gauche ; mais la composition est vigoureuse et pleine d'originalité.

Contre le priscillianisme l'autorité séculière sévit avec rigueur , mais de multiples réfutations partirent aussi du côté de l'Eglise. Entre les auteurs qui s'élevèrent contre la doctrine et la morale de Priscillien, il faut signaler Idacius de Mérida ; l'évéque d'Ossonuba, Ithacius, plus tard excommunié pour sa participation à la mort violente des priscillianistes ; les évêques AuDENTius etOLYMPius, uommés par Gennadius {Vir. m. y 14, 23) ; puis dans la première moitié du v* siècle, le moine Bachiauius avec son traité De la foi (vers 410) ' ; les évêques Pastor de Galice et Syagrius, le premier, auteur d'un Libellas in modum symboli que l'on a retrouvé ^, le second, auteur d'un traité De la foi, retrouvé également ^ (Gennadius, Vir. ilL, 65) ; puis enfin, au milieu du v^ siècle, Turribius d'Astorga, dont les écrits au pape saint Léon (vers 440- 445) le prévenaient des périls que l'hérésie faisait toujours courir aux catholiques d'Espagne ^.

Toutes les hérésies ensemble rencontrèrent d'ailleurs un historien à la fois et un adversaire dans l'évéque de Brescia, Philastrius, qui nous a laissé, dans son Liber de haeresibus^, une de nos principales sources héréséologiques. Sur les cent cinquante-six hérésies qu'il compte et qu'il décrit, Philastrius a connu les

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