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Une remarque tout d’abord. Nous avons tendance à considérer les
À . microbes comme très semblables entre eux, en raison de ce que - nous n'avons pas de moyens assez précis pour en reconnaître la struc- . ture intime et par suite pour en saisir la variété. Or ils sont peut-être aussi différents que peuvent l’être les animaux et végétaux terrestres
et marins. Il ne doit donc pas être plus facile, pour eux, que pour
… les animaux et végétaux, de fixer en bloc, avec quelque précision … numérique les conditions nécessaires à leur développement ou les # résultats de l’action exercée sur eux par les divers agents physiques - ou chimiques que nous pouvons employer dans nos études.
…— Ilest nécessaire de rester dans les généralités, et, si l’on veut énoncer quelques lois d'ensemble, de ne pas oublier qu’il peut y avoir des
espèce microbienne, et non pas sur tous les êtres de ce vaste embranche-
ment. Toutefois, comme en toute étude biologique il est utile d’avoir des directions, nous allons examiner les problèmes que nous venons de poser d’une façon assez générale et dès lors approximative : nous arriverons à des résultats précieux, maïs qu’il ne faudra pas considérer
exceptions, ro de pra he souvent ra grandes a à Une étude microbiologique prétendant à l'exactitude, doit porter sur une
nds
comme intangibles et absolus, et que, tout au contraire, il faudra ©:
ensuite corriger et atténuer pour les concilier avec les résultats que
fournira l’étude particulière des diverses espèces.
Nous prendrons comme exemples les microbes qu'on trouve dans
les infusions organiques en putréfaction, et nous jugerons de leur vie
ou de leur mort, de leur faiblesse ou de leur puissance én suivant la |
marche de la putréfaction et en tenant compte soit de la précocité de son apparition, soit de l'intensité de son développement.
A basse lempéralure, p. ex. au voisinage immédiat de 0°, les microbes ne manifestent leur vie ni par leur multiplication, ni par des actions chimiques exercées sur les éléments du milieu. Les liquides organiques ne se putré-
fient pas à 0° : la congélation ou le refroidissement de ces liquides au voisinage immédiat de 6° assurent leur conservation intégrale, en mettant en état de mort apparente les microbes qui y sont contenus ; mais non pas leur stérilité, car ces liquides subissent la putréfaction, quand, après les avoir refroidis ou congelés, et maintenus même très longtemps à ces températures basses, on les ramène à une température compatible avec le développement des microbes, même si toutes précautions ont été prises pour qu'aucun microbe extérieur ne puisse souiller, durant ou après le réchauffement, le liquide antérieurement refroïdi. On peut même refroidir très fortement au-dessous de 0? les liquides organiques, les amener après congélation à
— 20° et au delà sans obtenir le plus souvent d’autres ré
sultats que ceux qui viennent d’être notés pour le refroi-
Les
dissement à 0°. Le froid s'oppose à la putréfaction en «
mettant en état de mort apparente les microbes, mais il ne slérilise pas.
Si, à partir de 0°, on élève la température des liquides organiques, on constate que la vie microbienne avec sa double manifestation de développement des microbes etde :
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