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sur liquide ferrugineux. — Si on supprime la potasse, la récolte tombe
à 1 gr. (1/25 de récolte sur liquide normal) ; si on supprime lama
gnésie, elle tombe à Oo gr. 25 (1/100 de récolte sur liquide normal).
La présence des matières minérales dans le liquide de Raulin, dans les proportions adoptées tout au moins, constitue donc une condition favorable au développement de l’Aspergillus, l'influence différant d’un sel à l’autre dans de considérables proportions.
Nous ne saurions dire par quel mécanisme ces matières minérales interviennent dans la prospérité d’une culture : nous notons provisoirement le fait sans pouvoir l’interpréter.
: Supposons qu’on ait cultivé l’Aspergillus sur un liquide de Raulin ne contenant pas de sel de zinc ; on a recueilli en deux fois les quelques 2 gr. 5 qui ont poussé en 6 jours. On ajoute alors au liquide les 70 mgr. de sulfate de zinc qui lui manquaient: on obtient une culture aussi vigoureuse et abondante que si elle avait poussé surun liquide de Raulin n’ayant pas encore servi, et ce résultat ne saurait surprendre. Mais supposons qu’on ait cultivé l’Aspergillus sur un liquide de Raulin ne contenant pas de sel de fer : on a recueilli en deux fois les 8 gr. 5 de récolte qui ont poussé en 6 jours. On ajoute . alors au liquide les 70 mgr. de sulfate de fer, qui lui manquaient : on n'obtient qu’une récolte éminemment grêle et peu abondante, comme on en eût obtenu une si on l’avait recueillie sur un liquide non fer-
rugineux. Voilà un résultat inattendu : la première culture n’a pas.
pu priver le liquide de matières alimentaires au point de le rendre presque stérile, car elle a été peu abondante. La liqueur semble renfermer maintenant quelque substance qu’elle ne renfermait pas quand elle était neuve, substance qui ne se produit pas dans les liqueurs sans zinc, mais qui se forme dans les liqueurs sans fer, et qui consti- {ue une condition défavorable au développement de l’Aspergillus.
Ainsi ces deux sels de zinc et de fer qui, chimiquement, représentent des composés analogues, ne sont pas équivalents en microbio- dogie ; le sel de zinc introduit dans la liqueur une condition fayorable au développement ; le sel de fer intervient autrement ; quand il'est présent, l’Aspergillus ne déverse pas dans la liqueur quelque produit qui modifie défavorablement la composition du liquide nourricier et arrête le développement de la moisissure. Il ne faut donc pas, quand on fait de la microbiologie et plus généralement de la biologie, subir trop complètement la {yrannie chimique et conclure de l’identité ou de l’analogie chimique à l'identité ou à l’analogie d’action Hope - les faits ci-dessus rapportés nous invitent à la prudence.
Autre remarque. L’Aspergillus se constitue aux dépens des éléments du milieu qu’il transforme : une partie se fixe en ses tissus ; des rési-
mêmes, n *est que de 8 gr. 5 soit à peu tu * LS ds ce qu ‘'élle était
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