‹ Précis de physiologie microbienneChapitre 96 sur 145 · BUT EU RENE · texte numérisé non relu

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variété très cihogéne de nds Il est Séhaopaits, par contre, aux

deux vaccins pasteuriens. Le lapin d’ailleurs peut être fortement

| immunisé contre la bactéridie très pathogène par inoculation succes-"

sive des deux vaccins pasteuriens. Injectons une culture de bactéridies sous la peau de lapins neufs, il se produit un exsudat assez abondant très limpide, pauvre en leucocytes ; la majorité des bactéridies demeurent libres et se multiplient, quelques rares bactéridies seulement sont englobées par les quelques leucocytes présents ; l’infection se produit et la mort s'ensuit. — Chez les lapins immunisés, les leucocytes affluent très nombreux dans l’exsudat (qui devient trouble) et englobent rapidement et totalement les bactéridies présentes ; l’infection ne se produit pas. L’englobement des bactéridies dans ce dernier cas, n’a été précédé d’aucune modification de leur vitalité ou de-

leur capacité pathogène, car une goutte de l’exsudat riche en leuco-

cytes chargés de bactéridies (et n’en contenant plus aucune libre) étant inoculé à un cobaye neuf (condition défavorable à la vitalité des leucocytes passant du milieu lapin au milieu cobaye), on assiste à l'établissement d’un charbon mortel.

Ce remarquable chimiotaxisme positif constaté chez le lapin immunisé, et le chimiotaxisme négatif constaté chez le lapin neuf vis-à-vis de la bactéridie se manifestent pour la spore comme pour la forme végétante. La spore est phagocytée comme la bactéridie chez le lapin immunisé ; elle n’est pas plus phagocytée que la bactéridie chez le

lapin neuf, Il y a toutefois une différence à signaler : la bactéridie.

est rapidement détruite dans le protoplasma leucocytaire et de ce fait

l’animal est définitivement à l’abri de toute infection ; la spore

demeure inaltérée dans les leucocytes pendant des semaines et peutêtre des mois : elle ne s’y développe pas sans doute et l’organisme se comporte en tout et pour tout comme un organisme sain; mais elle y conserve longuement sa vitalité, car on peut obtenir des cultures bactéridiennes en ensemençant une goutte d’exsudat péritonéal dans. du bouillon longtemps après l’englobement des bactéridies. Et l’on conçoit que telles influences pourraient agir, telles conditions pourraient se réaliser qui permettraient à la spore, temporairement emprisonnée dans le phagocyte, d’en sortir pour engendrer en se multipliant libre une infection tardive : mais nous ne saurions trop. insister sur ce point, en général l’englobement sufñt à assurer la santé définitive du sujet inoculé.

Donc pratiquement, dans l'acte de la phagocytose, l’englobement des microbes est l'acte suffisant de la défense ; la destruction intraleucocytaire étant simplement la liquidation totale d’une affaire antérieurement réglée.

Ces faits relatifs à l’immunité antibactéridienne sont si typiques

qu’il vaut la peine d’y insister. Nous avons noté antérieurement que-

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