SÉRIE ANTÉRIEURE
I La voyelle à (car, char, il p^rt, en parisien, etc.) est la première de cette série. Elle diffère extérieurement de Va moyen par l'écartement des commissures (fig. 14).
Cet à manque à beaucoup de régions de la France. Il se distingue par la propriété qu'il a de mouiller les gutturales. Comparez (fig. 15 B) kav, krtv et kav.
Fig. 16.
Élévation comparative de la langue pour les voyelles de la série antérieure.
L. Langue (ampoule exploratrice placée entre cet organe et le palais). — V. voix (embouchure). Pour les détails de l'inscription, voir fig. i.
Le pointillé marque la position de l'a ouvert. Le soulèvement de la langue est proportionnel à l'élévation de la ligne. On distingue sur le tracé de la voix les vibrations des
Pour cette série les iiauteurs moyennes atteintes par la colonne liquide du manomètre ont été pour un Parisien (grosse ampoule) : à 28, « 33, e 40, é 52, t $5, / 57, et pour une Parisienne (ampoule moyenne) ; à i"], è 18, e 19, é 20, « 21, l 227,
I. Ces termes généraux sont commodes par leur brièveté. Mais, ici
Viennent ensuite les e. dont la région articulatoire confine d'une part à celle de \à et de l'autre à celle de 1'/. Elle est très étendue, ce qui explique les nombreuses variétés decette voyelle (fig. i8 B).
On en compte cinq à Paris, dont trois bien nettes (fig. 17 et 18 A) :
un è ouvert (pfl/re, p^'re, t^rre, fe^te, f<?r, etc.).
un e, moyen (pmr, église, amiable, etc.).
un i fermé (chante', chantée, chanter, qu^ff, etc.).
Fig. 17.
Position des lèvres pour les voyelles e en parisien.
et ailleurs, il faut se garder de leur donner un sens trop précis qui pourrait être faux. Nous voulons dire certains sujets de langue russe, de langue polonaise, de langue allemande, quelle que soit leur nationalité, et encore pas tous, car les défauts signalés n'intéressent souvent qu'une partie d'entre eux. Le lecteur discernera sans peine ce qui le concerne personnellement.