MODIFICATION DU TIMBRE SOUS LTNFLUENCE DE L'ACCENT
Il y a deux cas : ou bien une syllabe tonique devient atone, soit dans la dérivation (t^'te, tf'tu) et la conjugaison (jpéche, p/cher), soit dans la phrase (b^s et bas de soie); ou bien une syllabe déjà accentuée reçoit un accent supplémentaire (va à la cave. — oh ! la belle cave!).
La voyelle, ainsi modifiée par rapport à l'accent, subit un changement de timbre :
1° En devenant atones, les voyelles ouvertes ou fermées, sauf e et œ, s'affaiblissent en moyenne :
â en a (hâ « bas » et hâ d swà « bas de soie »).
é en e Qa bôté, mais la bote d kàr « la bonté de cœur »).
d et 0 en o : (kàr « corps », korsè « corset » ; kôt « côte », kôtlêtœ « côtelette »).
Le MUET FRANÇAIS tOl
à et œ en œ (pœr « peur » , pœrœ a peureux » ; le fœ « feu )^ et unfœ d jwa « feu de joie »).
/ en / (^midi et midi sonè « midi sonnait »).
û en u (Jni « boue », bmf « boueux »).
// en // (/■/ a piï et // ûî pu vnir « il a pu venir »).
Mais è se change en é (tel, fétu « têtu » ; mè et m^' wî « mais oui »).
Et (è en œ {plœr et /^/^r^f « pleurer »).
L'analogie amène un certain nombre d'exceptions qui seront indiquées dans la seconde partie.
2° En recevant l'accent et en se prolongeant, les voyelles moyennes deviennent ouvertes, à l'exception de i, u, u qui se ferment :
a (kavir « cave ». ô la bel kavœ! « oh! la belle cave! »; sét admiràblœ « c'est admirable ! »)
e (Jœ soley é bô « le soleil est beau ». ô ^ // é bô, l solèya « oh! qu'il est beau, le soleil »).
0 (el ébon « elle est bonne » et avec emphase : elébbnœ! »)
œ {jœ vyèdre « ]e viendrai » et en insistant : wi jœ vyedre « oui ! ]e viendrai »).
/ (// a movè\ min « il a mauvaise mine » et lentement : kel mina! « quelle mine », etc.)