‹ Précis de prononciation françaiseChapitre 55 sur 113 · V : cuve, étuve, Vésuve · texte numérisé non relu

V : cuve, étuve, Vésuve

y : refuge, déluge, juge.

u ou u

V : louve, il couve, prouve, trouve, Louvre, couvre. / : gouge, rouge, il bouge.

VOYELLES FERMEES

a : âge.

a : Havre, cadavre, il navre.

OS : Vosges.

au : chauve, fauve, mauve, il sauve, pauvre, auge, bauge.

En province, l'influence du v et du / sur la voyelle ne s'exerce généralement pas, ou n'est pas sentie. Les voyelles sont nettement moyennes.

A Paris même, l'influence de la consonne devient nulle dans une prononciation rapide.

On entend souvent en province « il navre » avec un a moyen, quelquefois aussi fauvre avec un 0 moyen ou ouvert. Cette dernière prononciation est celle de l'ancien français.

16° Devant r final dans la prononciation, a, e, œ, 0 sont ouverts ; /, u, u sont fermés.

VOYELLES OUVERTES

car, char, par, brancar(d), placar(d), je par(s), jar(s), Villar(s), ar(t), il par(t), quar(t).

barbare, déclare, fanfare, ignare.

wà choir, couloir, noir, soir, boire, poire, croire, mâchoire.

cher, amer, fier^ fer, cancer.

chère, amère, fière, cher(s), amer(s), fier(s), fer(s), enver(s).

concer(t), exper(t).

TONiauES 1 3 r

verre, terre, guerre, serre, lierre, clair, chair, air.

claire, libraire, taire.

clair(s), chair(s), air(s).

peur, fleur, noirceur, pécheur, ardeur, acheteur, hauteur.

heure, effleure, il pleure.

beurre, il leurre.

fleur(s), pécheur(s), plusieur(s), ailleur(s) {ayœr), heur(t), il meur(t).

or, décor, essor, trésor.

dore, décore, flore, déplore.

or(s), décor(s), alor(s).

for(t), mor(t), por(t), sor(t), nor(d), mor(d).

for(ts), mor(ts), por(ts), mor(ds), remor(ds).

VOYELLES FERMÉES

haïr, subir, accourir, durcir, élixir, ire, cire, il déchire, décrire, dire, zéphire, navire.

dur, sûr, mûr, pur, mur, azur.

dure, sûre, mûre, pure, hure, courbure, cure, froidure.

je jure, j'abjure, éraillure, je mure, une mûre, voiture. dur(s), sùr(s).

amour, labour, tambour, four, tour.

je laboure, que j'accoure, je savoure, je bourre, je fourre.

bour(g), Luxembour(g).

debour(s), Gour(s), velour(s), alentour(s). cour(t), il cour(t), lour(d), sour(ds).

cour(ts), lour(ds).

Pour les personnes âgées à Paris et en général pour tout le monde, en province, fl!r et oir ont un a fermé : kdr « car », €wâr « choir », etc. On trouve à Paris, où la prononciation évolue normalement, luàr, intermédiaire entre wdr et luàr et même wâr, qui est une étape plus avancée dans la direction de wèr.

C'est avec les nouvelles générations que cet a s'est ouvert.

Dans certaines provinces, toutes les voyelles sont fermées devant r. On dit kœr « cœur », or « or ». Cette prononciation est tout à fait dialectale.

17° Devant s finale des mots étrangers ou archaïques (dans l'écriture), et devant :{ final seulement dans la prononciation, e et oi sont ouverts, toutes les autres voyelles sont fermées.

VOYELLES OUVERTES

s : es lettres, aloès, Agnès, Périclès, Xérès.

:( : trapèze, mélèze, de Bèze, diocèse, dièse, hypothèse.

TONiauEs 133

il pèse, il soupèse, treize, seize, aise, braise, anglaise, française, fournaise, il apaise, qu'il se taise.

wa

^ : il croise, il dégoise, noise, toise, villageoise, bourgeoise, Pontoise^ turquoise, Amboise.

Les personnes ignorant le latin disent plutôt Agnes y aloes, etc., avec un e moyen.

A Paris, les personnes d'une soixantaine d'années et les jeunes qui ont subi leur influence disent : luà:^^ (c'est la prononciation de la province). Celles de 45 ans environ : luài avec un a moyen long. Les plus jeunes : iL'ài avec un a ouvert.

VOYELLES FERMÉES

S : hélas! as, Pausanias^ Jonas, Texas. ^ : base, il embrase, case, il jase, il écrase, rase, envase, la vase, phrase, Pégase, ukase, gaz, la gaze, il gaze.

s : lis, jadis, Parisis, vis, maïs, Théniis, gratis, Clovis. ;( : grise, mise, cerise, cytise, sottise, il vise, il improvise, payse, analyse, Cambyse.

^ : creuse, précieuse, berceuse, brodeuse, Meuse, chartreuse.

S : us, sus, plus, omnibus, rébus, blocus, Vénus. ;( : il use, buse, il accuse, Vaucluse, infuse, il refuse, il amuse, ruse. Méduse.

s : Lemnos, Lesbos.

:( : close, enclose, chose, dose, prose, rose, il ose, il pose, repose, cause, il cause, clause, pause.

û :( : blouse, épouse, ventouse, douze.

Dans plusieurs régions, -etise est lu avec un œ ouvert (jhœâQ « Meuse » et -ose avec un è ouvert (dô:() « dose ».

Cette prononciation est complètement étrangère au français normal.

Les mots grecs en -os reçoivent actuellement un o moyen (Dionysios).

i8° Devant les consonnes, aujourd'hui muettes, s, x, ;( appartenant au radical ou à la flexion du pluriel, les voyelles ont des timbres variés, qui s'expliquent par l'histoire de la langue.

VOYELLE e

L'e des finales es, ais , aix, est, aît (anc. aist ou oist), et (anc. est) et ets est ouvert :

abcès, décès, procès, près, faix, paix, frais, tu fais, tu connais, tu hais, je chanterais, français, anglais.

TONiauEs ~ 135

il est, prêt, forêt, têt, il naît, il paît, il connaît, il paraît, des crochets, objets, regrets, collets, mets, bonnets, goussets, chevets, bienfaits, parfaits, souhaits, faits.

Beaucoup .de personnes, surtout parmi les jeunes, disent avec un e moyen : abcès, décès, procès, près, faix, paix, tu fais.

Les e des finales és^ q, et de quelques finales ais sont fermés.

es : chantés, bontés, vérités, blés.

e7^ : vous chantez, vous chanteriez, nez, rez.

ais : je sais, tu sais, des geais, gais adj.

VOYELLE a

En génér?l, les finales en as^ ât sont fermées.

bas, cas, fracas, glas, verglas, las, coutelas, lilas, matelas, amas, Damas, ananas, cadenas, cabas, pas, appas, compas, repas, haras, trépas, ras, tas, fatras, plâtras, canevas^ bât, appât, dégât, mât.

Excepté : bras, tu as, embarras, débarras, cervelas, échalas, galetas, tafîetas, pour lesquels Va est indécis (ou moyen ou fermé).

Les finales plurielles -aQ)s, a(c)s , a{ci)s , a(p)s et les 2" personnes en as sont moyennes.

Les combats, débats, chats, candidats, soldats, plats, rats, états, — estomacs, tabacs, exacts, — draps. Tu as, tu auras, tu chanteras, etc.

DIPHTONGUE Ot

L'a est fermé dans quelques mots, moyen dans les

autres.

wâ

bois (hautbois), mois, poids (contrepoids), pois et empois, trois, noix, poix.

tu bois, aux abois, j'aperçois, je crois, tu dois, fois, parfois, albigeois, bourgeois, villageois. Gaulois, Champenois, Bavarrois, Artois, Louvois, carquois, voix, croix, choix.

Les détroits, doigts, endroits, toits, exploits.

VOYELLE ce

Les finales plurielles -eus, -eux, -œu(J^s, -œu(d)s sont fermées.

bleus, tu veux, heureux, affreux, yeux, deux, creux, ceux, œufs^ bœufs, nœuds, feux. Dieux.

à Les finales plurielles -aus, -aux, -eaux, -ots sont fermées.

étaus, aux, chevaux, signaux, amicaux, sociaux, journaux, rivaux, eaux, anneaux, fléaux, chevaux, agneaux, peaux, pots, gigots, goulots, chariots, idiots, dévots.

Ces voyelles sont très légèrement fermées, et même seulement moyennes.

des cris, soucis, sourcils, écrits, fruits, fleuris^ prix, crucifix, riz, buis.

convaincus, déchus, des individus, joufflus, goulus, têtus, tributs, débuts, fûts, saints, instituts.

cours, clous, sous, verrous, genoux, choux, doux, jaloux, époux, roux, toux, houx.

Les mots de cette série ont été modifiés par la chute de Vs finale et parla distinction du singulier et du pluriel, qui en a été la conséquence.

La loi du nombre est encore très vivante dans le français régional de l'ouest. Et l'on peut même en trouver des traces à Paris où bien des personnes encore, les unes consciemment, les autres à leur insu, allongent les voyelles finales au pluriel. Un vieillard de la cité disait « un marmouset » avec un e moyen, et « des marmousets » avec un è ouvert long ; un autre distingue « un doigt » avec un a moyen et « des doigts » avec un a fermé.

Mais ces distinctions s'eflfacent, et l'unification se fait entre le singu-

RoussELOT. — Prononciation française. 10

lier et le pluriel. C'est le singulier qui l'a emporté dans les mots en -al, -a. Le pluriel triomphe dans tous les autres cas. En conséquence :

19° Les finales en -at, -ac, -ap, etc., -a, -oi sont moyennes; celles en -et, -ait, ouvertes; celles en -eutl en -ot, fermées.

combat, débat, chat, candidat, soldat, plat, rat, état, estomac, tabac, exact, drap.

il a, il viendra, qu'il aimât.

sofa, colza, panorama.

Exception. — chocolat (mot tiré de l'espagnol), fa, la (notes de musique), bêta, ont des a fermés.

iva

foi, doi(gt), loi, tournoi, emploi, aboi, effroi, beffroi, émoi, roi, désarroi, paroi, octroi, convoi, froi(d), il doi(t) il boi(t), il croî(t), il décroî(t), il voi(t), adroi(t), toi(t), toi, moi.

Les personnes âgées de Paris et les provinciaux disent plutôt croît et décroît avec un a fermé.

crochet, objet, regret, collet, bonnet, gousset, chevet, bienfait, parfait, souhait, fait, il chantait, il chanterait, etc.

vœu, nœu(d), bleu, feu, milieu, pieu, jeu. Dieu, aveu, cheveu, neveu, il pleu(t).

TONIQ.UES 139

po(t), gigo(t), goulo(t), chario(t), idio(t), dévo(t).

Dans beaucoup de provinces, on n'emploie pour ces trois séries que des voyelles moyennes : crochet (e), nœud (œ), gigot (ô), etc.

20'' Devant iin3'(/ mouillée) final dans la prononciation, toutes les voyelles, sauf a, sont moyennes. Ua est moyen ou fermé suivant que le y est dans l'écriture final ou suivi d'un e muet.

VOYELLES MOYENNES

pareil, soleil, orteil, sommeil, conseil, pareille, il conseille, il sommeille.

mil, avril, fille, bille, coquille, scintille.

œ deuil, œil, qu'il veuille, feuille.

u fenouil, houille, il fouille.

ail, bail, travail, portail, camail, gouvernail, attira' I, corail, sérail, soupirail, bétail, détail, poitrail.

VOYELLE FERMEE

il baille, il bâille^ il braille, il se débraille, quincaille, racaille, rocaille, fiançailles, accordailles, mangeaille, il criaille, il piaille, volaille, maille, il chamaille, limaille, marmaille, maille, il rimaille, paille, ouaille, il raille, broussailles, cisailles, taille, bataille, entrailles, victuailles, faille (tissu).

Exceptions : mots en -aille ayant un a moyen : il caille, qu'il faille, qu'il aille, qu'il vaille, il détaille, il travaille. C'est l'effet de l'analogie : ces verbes ont aux formes atones (travailler) des a moyens qui se sont propagés aux formes toniques (travaille).

Dans certaines régions, c'est le contraire qui s'est produit. On dit : travailler avec un a fermé tiré de la forme tonique « travaille ».

Ont encore des a moyens : médaille, faille (étoffe).

Dans beaucoup de provinces, toutes les voyelles, y compris a, sont moyennes devant y ou / mouillée : la paille, les tenailles, etc. Cette prononciation est dialectale.

Ainsi les mots terminés par une / mouillée ont conservé vivante l'influence d'un e muet final sur la tonique.

21° Les voyelles suivies d'un e muet final sont généralement fermées et quelques peu plus longues que si elles étaient seules. La terminaison -aie est un è ouvert.

aimée, chantée, bouchée, fessée, assemblée, tablée, pincée, nichée, fumée.

finie, fleurie, bouflie, engourdie, amie, Ue, mie, manie, boulangerie, horlogerie, épicerie.

TONiauEs 141

œ bleue, lieue, queue.

nue, assidue, crue, joufflue, vécue, tordue, rue, massue, laitue, revue.

boue, joue, houe, il secoue, il échoue, il cloue, il loue.

L'a' final se sent encore quelquefois dans ue (uœ) eue (cfa-) : egwiy torduœ«^ aiguilles tordues »; pœtit fiy jufluœ « petite fille joufflue », pœtit fiy nuœ « petite fille nue ». — rob hl✠« robe bleue ». Ces formes, recueillies de la bouche d'une personne d'âge moyen et à son insu, ne se retrouvent plus chez les jeunes.

Le suffixe -nV tend à prendre un f moyen. Ce fait inconnu de personnes de 60 ans commence avec la génération de 1850 dans les mots les plus vulgaires (boucherie, boulangerie), tandis que les plus nobles (joaillerie) sont intacts. Chez les jeunes, la réduction paraît faite.

baie, claie, craie, plaie, raie, taie, vraie, ils chantaient, ils chanteraient, etc.

Gaie a un e fermé comme le masculin à Paris, un è ouvert en province. Le pluriel -aient et le singulier -ait se confondent chez les jeunes Parisiens.

22° Comparées aux précédentes, les voyelles é, e{f), /, eu, w, sont légèrement plus brèves, mais néanmoins fermées ; ou est moyen .

142 VOYELLKS

aimé, chanté, bouché, fessé, aime(r), chante(r), bouche(r), fesse(r).

fini, fleuri, bouflB, engourdi, ami.

à bleu, Heu, feu.

nu, assidu, cru, joufflu^ cru, tordu.

cou, chou, clou, écrou, fou, flou, grigou, glouglou, acajou, bijou, filou, caillou, genou, pou, loup-garou, sou, saoul, matou, trou.

La distinction d^ ces voyelles et des précédentes échappe à beaucoup de personnes, bien qu'elles la fassent encore. Pour mieux la reconnaître, comparer des formes vulgaires, pour lesquelles on ne s'observe pas : gaaiin, tu auras la fessé;<i; gamin, tu seras fess^j' ; — couteau tord«, aiguille \oxàue\ — il se tient deboMt dans la bo//e.

La confusion de èe et de é s'est faite la première.

L'infinitif 6'/- a encore un e moyen chez les vieillards, comme dans beaucoup de provinces. Il s'est fermé graduellement, et il est très fermé chez les jeunes.

Est également fermé Xe de : ]ai, gai, geai, quai; les futurs (aurai, chanterai, etc.) sont moyens.

Les autres finales écrites -ai sont ouvertes.

è bai, déblai, frai, lai, mai, délai, minerai, essai, vrai.

# VOYELLES ATONES

23° La loi des atones exposée (page 100) trouve son application dans les cas suivants :

à devenant a :

lày (il taille), tayàhla (taillable) ; hatày (bataille), batàyô (bataillon).

à devenant a :

pzuàvt'œ (poivre), pwàvriyèr (poivrière); }nL'à:(ce (il boise), ^•ly^:^;'/ (boiserie); mwàlœ (moelle), mii'^/Vé:(w^ (moelleusement).

e devenant ê et e, è devenant e :

près (il presse), prhé (pressé).

prêt (il prête), prêté (prêter).

Jet (il quête), Jeté (quêter), J?ëtœr (quêteur).

gref (il greffe), grefé (greffer), grêfwàr (greffoir).

grel (il grêle), gréJé (grêler), grëlo (grêlon).

ph (il pêche), pefé (pêcher), pé^rl (pêcherie).

fit {iQit),feté (fêter)

tet (tête), iétu (têtu), tétàr (têtard).

elœ (aile), ^/d (ailé).

les (\\ laisse), lésé (laisser).

nâtrœ (maître), métrés (maîtresse).

pè (paix), péiiblt (p-:x\s\\At) .

èm (j'aime), ^/wd' (aimer).

^;( (aise), e^é (aisé).

h'èv (il crève), kréu-hœr (crève-cœur).

ébèn (ébène), ^'Z/^w/j/ (ébéniste).

œ devenant œ tx. œ :

hœglœ (il beugle), hœgU (bleugler), hœglœmà (beuglement). ahrœu (il abreuve), ahrœvé (abreuver), ahrœvwàr (abreuvoir).

fiœr (fleur), flœrdœlixé (fleurdelisé).

plœr (il pleure), plœré (pleurer).

à devenant o :

ddr (il dore), doré (dorer).

ô devenant o :

ômôiiœ (aumône), ômonri (aumônerie).

kôt (côte), kôtô (coteau), hôllèt (côtelette).

/ devenant i :

grî (gris), grizày (grisailles).

mœnwî:( (il menuise), mœniinxri (menuiserie).

n devant u :

asidû (assidue), asidûmà (assiduement).

guliï (goulue), gulumà (gouluement).

étèrmi (il éternue), étèrnûnm (éternuement).

û devenant u :

pûdrœ (poudi'e^, pûdrèt (poudrette). nîy (rouille), rûyœ (rouilleux).

àgû (il s'engoue), àgûmà (engouement).

àrû (il s'enroue), àrûmà (enrouement).

démï (il dévoue), ^m^//w (dévouement).

Suivent la même règle, les monosyllabes devenant atones :

sa yè (ça y est), sa yé H (ça y est-il ?).

tuyè (tu y es), yé tu (y es-tu ?).

don lê (donne-les), il fo Je doné (il fliut les donner).

Cette distribution des voyelles toniques et atones peut dans plus ou moins de mots et chez différents sujets avoir été détruite par l'analogie.

les, des, ses, ces ont régulièrement des é fermés, Vè ouvert est introduit par l'enseignement.

Suivent l'analogie des voyelles toniques :

accûtbler, cadenûtsser, tailleur, flo'ner, lacer, kcet, enlacer, enkcement, lassitude, mateksser, pailler, paillasse, paillasson, casserole, cassette, espacer, fâcher, fâcherie, folâtrer, pâmoison, opiniâtrement, bâtiment, blaser, pâquerette.

En Province, ces mots ont généralement des a moyens suivant la règle. Même à Paris, l'analogie n'est pas universelle : on entend aussi, mais il semble bien que ce soit chez des personnes influencées par le dehors : cadenJsser, iJcet, tmlleur, etc.

fa/tage, fra/sier, fra/cheur, enterrer, enterrement, terrain, grossièrement.

ce j«/ner, heur^/^sement.

û amusement.

ô hdtel, h(;telier, pû^wvrement.

û bla/iser.

24° A l'intérieur des mots, Ve muet tombe toujours entre deux consonnes et dans les noms en -tier -, il se maintient dans les conditionnels -erions, -erie^, dans les noms en -nier^ -rier, -lier, sauf bourr(e)lier, et après deux consonnes.

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