fosse, grosse, il endosse
En province, on donne généralement des a moyens à : espace^ il lace, prélasse, nasse, Parnasse.
14° Les voyelles toniques suivies, dans la prononciation, d'une des consonnes sonores /, g, d, b, n, w, m sont en général moyennes ; mais elles tendent à s'allonger, ce qui porte a, e, 0 à s'ouvrir légèrement, et /, u, u à se fermer. L'influence de la consonne se manifeste surtout dans la phrase. Beaucoup d'à et quelques 0 sont fermés.
VOYELLES MOYENNES
a l : amical, local, mal, cabale, scandale, halle, dalle.
..g : zig-zag, bague, drague, vague, il divague, podagre, onagre.
d : Joad, Bagdad, aubade, gambade, arcade, escadre, ladre.
h : Joab, arabe, syllabe, probable, imperturbable.
y. : bagne, montagne, Allemagne.
n : profane, paysanne, Suzanne.
m : Abraham, Priam, drame, il brame, dame, lame, il entame, trame, gamme, gramme, femme, il aiïame.
wa
l : poil, voile, toile, moelle, poêle.
d : froide, roide (à côté de rëdœ).
^ : qu'il oigne, joigne, éloigne, témoigne, empoigne (à côté à'àponœ).
n : avoine, pivoine, moine, chanoine, Macédoine.
On entend très fréquemment /Jîca'/ti? et pivàlœ « poêle ».
/ : bel, réel, ciel, appel, tel, belle, telle, elle, dentelle, aile, Bayle.
g : bègue, il lègue, collègue, espiègle^ aigle, seigle, aigre, vinaigre.
d : il cède, tiède, remède, Suède, cèdre, laide, raide, faible, célèbre.
^ : il daigne, il baigne, qu'il craigne, qu'il plaigne, règne, saigne, Montaigne.
n : lichen, Éden, Vincennes, chienne. Rennes, il mène, baleine, peine, veine, saine.
m : il sème, il aime, deuxième, stratagème, diadème.
TONiaUES ^ 125
Tous ces e sont ouv>irts chez les jeunes; on fait plus généralement ouverts les^ des mots suivants : aiàe^ il plaide, glèbe, plèbe, funèbre, ^èbre, ébène, avant-scène, crème, il éc?'ème, le saint chrême (kr^m).
Paraissent ouverts chez tous les e de : 7-eine, haine.
l : il, fil, civil, bile^ habile, docile, il file, mille, vacille, tranquille.
g : brigue, digue, figue, ligue, tigre, il émigré, il dénigre.
d : acide, perfide, vide, bride, morbide, oxyde, hydre. b : bribe, scribe, cible, éligible, fibre, libre, il vibre. ^ : digne, signe, ligne, vigne, il assigne. n : cabine, racine, Chine, il devine, il dîne. m : cime, sublime, infime, lime, dîme, abîme.
ce
l : gueule.
g : aveugle.
/ : nul, consul, mule, renoncule, tulle, il brûle.
g : fugue, il conjugue, il subjugue.
d : rude, prude, aptitude, étude, solitude.
h : club, cube, tube, il affuble, chasuble.
n : il répugne.
n : une, dune, tribune, lune.
m : brume, écume, enclume, il fume.
/ : col, bol, mol, obole, idole, école, molle, il colle.
g : grog, drogue, dogue, rogue, vogue, ogre.
d : code, ode, mode, Hérode.
b : Jacob, Job, il gobe, globe, robe, noble, vignoble.
n : besogne, ivrogne, il rogne, cigogne, Gascogne.
n : madone, Babylone, bonne, il savonne, il jargonne, auto(m)ne.
m : hom! album, opium, rhum, pensum, homme, gomme, comme, il nomme, pomme, Rome, somme, agronome, économe, autonome.
/ : boule, poule, foule, il coule, il croule, il saoule.
g : fougue.
d : coude, il boude, coudre, foudre, poudre, absoudre.
h : il adoube, radoube, double, trouble, rouble.
n : simoun, clown.
m : groom.
VOYELLES FERMÉES
â : pâle, châle, râle, hâle, Baie, câble, âne, crâne, âme, blâme, infâme.
a : cadre, il cadre, encadre, crabe, il accable, (Me, affable, diable, rable, sable, il ensable, il se cabre, Calabre, il délabre, cinabre, sabre, candélabre, il gagne, il difflime, il déclame, proclame, réclame.
TONiauEs 127
an : Jeanne, Anne, manne.
am : flamme, oriflamme, il enflamme, il damne, condamne.
œ eu : il beugle.
â : drôle, geôle, pôle, tôle, il rôde, Ancône, aumône, Rhône, Côme, il chôme, dôme, Vendôme, diplôme, fantôme.
os : Cosne.
au : Gaule, saule, il miaule, fraude, émeraude, Claude, il échaude, aune, baume.
0 : amazone, zone, idiome, hippodrome, Sodome, Drome, axiome, binôme, arôme, atome.
Il y a des variantes pour quelques mots : gagne, proclame prennent un a ou un rt ; de même tome, hippodrome, Sodome prennent aussi un 0 ou u n o.
Dans l'Ouest, amazone a un 0 moyen.
Il hœgJœ est une forme analogique faite sur hdgîê. On trouve aussi
VOYELLE OUVERTE
é : grêle, frêle, il mêle, chêne, frêne. Gênes, alêne, rênes, blême.
at : chaîne. ais : Aisne.
Le timbre de e varie énormément avec les régions, il va depuis Ve long et très ouvert jusqu'à ïé long et fermé. Les dialectes locaux, l'in-
suffisance des signes orthographiques et les corrections, souvent sans mesure, des professeurs poussent aux extrêmes. Les nuances justes ne se trouvent qu'à Paris où la langue est apprise, non par les livres,. mais par l'oreille, et où l'influence des professeurs est presque nulle.
Dans la région bourguignonne et lyonnaise, les a, surtout ceux des terminaisons en abîe, sont fermés (un tàhl). Dans d'autres, on évite le son à, qui déplaît, et l'on dit « du sàU ».
La prononciation jïàm « flamme », // difàm « diffame », reklàm « réclame », il dan « damne », ]àn « Jeanne », an « Anne », est très générale.
La prononciation parisienne à'amaione par un ô fermé choque bien des provinciaux qui, par contre, diront économe et autres mots analogues avec un 6 fermé.
15° Devant les consonnes z; et / finales dans la prononciation, 0 est moyen, a, e, œ légèrement ouverts, i, ti, u moyens ou légèrement fermés.
VOYELLE MOYENNE