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IVRESSE

L'ivresse comprend trois périodes distinctes. La première est la période d'excitation ; elle est caractérisée par l'animation du visage et du regard, un accroissement du pouls, de la transpiration, de l'excrétion urinaire, mais surtout par un sentiment général de bien-être, avec loquacité et tendances expansives. Ceux qui ont, comme on le dit, le pm gai sont à ce moment étourdissants de verve, d'entrain, de gaieté, de mouvement ; ceux qui ont le i>in triste sont déprimés, font la confidence de leurs malheurs, pleurent et se lamentent sans aucun motif ; certains deviennent bienveillants, tendres, affectueux, très portés à l'érotisme ; d'autres se montrent jaloux, susceptibles, irascibles, se fâchent pour un rien et ont une tendance marquée aux querelles et à la violence. A ce degré, l'homme ivre possède encore une demi-conscience, et la faculté de se contenir, au moins dans une certaine mesure. Mais déjà il existe chez lui une sorte d'anesthésie morale, il ne s'étonne plus de rien.

La deuxième période ou période éhrieuse se caractérise par des troubles plus marqués. Il n'y a plus seulement exaltation, mais encore perturbation de l'intelligence ; les idées sont confuses, sans suite, mobiles à l'excès ; le langage est incohérent, décousu ; la langue est épaisse, la parole embarrassée, l'impuissance génitale ordinairement complète, la marche vacillante et la sensibilité très obtuse. En même temps, il existe des troubles

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sensoriels tels que confusion de la vue, diplopie, tintouin, illusions du goût et de la sensibilité générale, et quelquefois un délire véritable avec impulsions.

La troisième période est la période comateuse. Elle se caractérise par un sommeil long et profond; accompagné de sueurs profuses, pendant lequel l'individu est anéanti, inerte et complètement inconscient. Au réveil, il éprouve des malaises généraux plus ou moins accusés, un sentiment de lassitude pénible, une soif fébrile, une sécheresse très grande de la bouche et surtout une migraine violente.

A côté de cette ivresse simple, comme on l'appelle, il existe d'autres formes plus graves, notamment V ivresse convulsive, décrite par Percy, et V ivresse amnésique.

L. Mayet (Lyon, 1902) et Dupré et R. Charpentier (E., 1906), ont passé en revue, dans des articles excellents, les différents types cliniques de l'ivresse délirante.

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