‹ Précis de psychiatrieChapitre 151 sur 278 · GOUTTE · texte numérisé non relu

GOUTTE

ce n'est que lorsqu'il s'agit de délire aigu méningitique, c'est-àdire de rhumatisme cérébral grave, que la mort peut avoir lieu. Notons toutefois que, ainsi qu'il arrive à la suite des confusions mentales très profondes et très longues, il peut rester ici, après guérison, une certaine ohnuhilation de l'intelligence qui persiste plus ou moins longtemps, parfois même définitivement. Notons enfin que la psychose rhumatismale a tendance à se reproduire dans les accès ultérieurs de rhumatisme.

2'^ Diagnostic. — Il faut se garder, bien entendu, ce qui est arrivé dans certains cas, de confondre un accès de psychose rhumatismale avec une vésanie ou un délire alcoolique et de faire interner le malade. On évitera cette confusion en surveillant soigneusement l'état général des délirants et les manifestations infectieuses locales possibles, et en songeant toujours à une intoxication ou à une infection, quand on se trouve en présence d'une confusion mentale, quelle qu'en soit la forme.

3'^ Traitement. — Le traitement de la psychose rhumatismale est avant tout celui du rhumatisme aigu lui-même. Il varie d'ailleurs, comme indications spéciales, suivant son type cUnique et surtout suivant la phase du rhumatisme à laquelle il se rattache. Dans la psychose de la convalescence, il est nécessaire d'insister, mais avec prudence et en allant progressivement, sur le traitement tonique et reconstituant.

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