‹ Précis de psychiatrieChapitre 150 sur 278 · RHUMATISME · texte numérisé non relu

RHUMATISME

Les troubles psychiques du rhumatisme, signalés pour la première fois par Leuret en 1865, ont été surtout étudiés depuis par Mesnet, Griesixger, Morel, Flemixg, Fraser, SiMsox, SiMox, Maréchal, Ball et Faure, etc.

Ils diffèrent suivant qu'ils se manifestent dans le rhumatisme chronique ancien, en dehors des épisodes aigus de la maladie, ou qu'ils se lient aux accès aigus du rhumatisme.

Les troubles psychiques liés au rhumatisme chronique, consistant, le plus souvent, en modifications du caractère, rentrent dans l'état mental de l'arthritisme, décrit plus haut. Nous n'avons donc pas à y revenir ici.

1*^ Symptomatologie. — La véritable psychose rhumatismale est celle qui survient au cours des épisodes aigus du rhumatisme. Elle peut apparaître, exactement . comnie celles des maladies infectieuses aiguës auxquelles elle ressemble du reste de point en point, soit au début de l'accès, soit durant la phase fébrile, soit enfin au cours de la convalescence.

Quel que soit le moment de son apparition, la psychose rhumatismale affecte le type de la confusion mentale, sous une forme clinique différente suivant le moment où elle apparaît. Lorsque c'est tout à fait au début de l'accès de rhumatisme, avant même la poussée articulaire et fébrile, ce qui est rare, elle se manifeste par de la confusion agitée, violente, qui peut être prise pour un accès de manie ai'^itë; lorsqu'elle survient dans le cours de l'accès aigu de rhumatisme, durant la période fébrOe, c'est sous forme ou &q confusion mentale hallucinatoire avec délire onirique d'acuité variable, ou de confusion stupide, ou même, dans les cas graves, de confusion méningitique, c'est-à-dire de délire aigu; lorsque, enfin, c'est après la cessation de la fièvre, dans la phase de défervescence de l'accès ou au cours de la convalescence, il s'agit alors de confusion mentale simple, avec ou sans délire onirique, léger et par bouffées, avec surtout une ohtusion mentale, une désorientation, une amnésie des plus marquées.

Il arrive parfois, toujours comme dans les psychoses infectieuses, que la poussée délirante, chez les rhumatisants, coïncide par une sorte de métastase avec la disparition des manifestations articulaires, d'où une alternance qui peut se reproduire successivement plusieurs fois.

La psychose rhumatismale guérit dans la plupart des cas, et

Page 1