‹ Précis de psychiatrieChapitre 163 sur 278 · ÉRYSIPÈLE · texte numérisé non relu

ÉRYSIPÈLE

Les troubles psychiques sont relativement très fréquents dans Vérysipèle, surtout dans l'érysipèle de la face et du cuir chevelu (Baillarger, Jaccoud, Roger, Wid al, Kroupetzky, Joanny Roux, Chantemesse, Beigbeder).

Ils peuvent survenir dès le début, durant le stade pré-fébrile, pendant la poussée érythémateuse, à la phase de défervescence ou dans la convalescence. D'après Roger, ils se seraient montrés 31 fois sur 48 cas à la période d'état.

De même, au point de vue symptomatique, ils se présentent sous une des formes quelconques de la confusion mentale. Aux psychoses hyperthermiques appartiennent de préférence, cependant, les formes toat à fait aiguës, voire le délire aigu; aux psychoses de la défervescence, la confusion mentale commune avec délire onirique hallucinatoire plus ou moins actif ; enfin aux psychoses de la convalescence, les confusions mentales asthéniques, stupides et parfois la paralysie générale, comme cela a été signalé par Bayle et par Baillarger.

Joanny Roux a publié en 1897 la très intéressante histoire d'un délire de quatre jours qu'il a eu lui-même durant un érysipèle grave. Or, bien placé pour apprécier ce qui s'est passé chez lai à ce moment, il montre comment, avec des manifestations extérieures d'agitation et d'apparente incohérence, il s'est agi en réahté d'un véritable rêve parfaitement coordonné,

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suivi et qui s'est déroulé logiquement dans toutes ses péripéties en s'assimilant les êtres et les choses de l'entourage : à ce point que, par l'analyse de son propre cas, l'auteur arrive à cette conclusion, but de son travail, que « le délire fébrile peut, dans certains cas, être assimilé à un rêve se produisant à l'état de ; veille et se mélangeant à des doses diverses à la réalité extérieure ».

Cette conclusion est, on le voit, la formule même de ce que nous appelons le délire onirique.

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