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TROUBLES DES FONCTIONS ORGANIQUES

dans le délire aigu, la paralysie générale, Vépilepsie. Elle se présenterait soit sous sa forme habituelle, soit sous la forme de propeptone (hémi-albuminose ou paralbumine). Dans certains cas de folie dite brightique (Dieulafoy, Raymond) l'état mental suit exactement les fluctuations de l'urémie.

Le Dr Marro (N. C. 1888) dit avoir constamment rencontré la peptonurie chez vingt-un déments paralytiques. La quantité de peptone était parfois minime et il fallait de 800 à 1.200 centim.ètres cubes d'urine pour obtenir la réaction de Hofmeister. Elle était plus considérable dans les cas à marche aiguë ou à complications.

L'auteur est allé jusqu'à affirmer que l'absence de peptone pouvait exclure la paralysie générale.

Le même Marro (A. F. 1889) a trouvé de Vacétone en quantité marquée dans l'urine des malades morts à la suite de délire aigu avec hallucinations terrifiantes. Il croit que la présence de cet élément morbide est en rapport avec l'existeiice de ce genre d'hallucinations.

En dehors du sucre et de l'albumine, on trouve chez les aliénés les produits anormaux les plus variés, tels que Vindican, V acide diacétique, la tyrosine, Vurobiline, des cylindres, le plus souvent mélangés avec de l'albumine, du mucus, du pus, des cellules épithéliales, des leucocytes, jusqu'à du sang.

Certains auteurs, au lieu d'étudier l'urine chez les aliénés en général l'ont étudiée dans certaines formes particulières d'états psychopathiques : Mabille et Lallemant (1890), Mazocchi (1892), Cleon Melville Hibbard (1898) dans la mélancolie; Stefani (1895) dans la folie à double forme; Hurd (1897) dans les psychoses d'auto-intoxication ; Dide et Ghenais (1902) dans la démence précoce', Lailler (1890), Klippel et Ser- VEAUX (1894), SiEGMUND (1894), TuRNER (1895), H. Labbé et Gallais (R. p. 1911) dans la paralysie générale. Ils ont ainsi signalé dans chacun de ces états certains caractères de l'urine que nous aurons à mentionner.

On a également tenté quelques recherches sur les ptomaïnes dans les urines des aliénés, particulièrement dans les psychoses d'intoxication (Ballet et Roubinovitch), mais ces recherches,

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très délicates et très difficiles, ont été forcément très limitées jusqu'ici.

A la suite des importants travaux de Ch. Bouchard, de nombreuses expériences ont été faites sur la toxicité de Vurine chez les aliénés. Mon élève Chevalier-Lavaure a ouvert la voie dans sa thèse en 1890. Puis sont venus Raphaël Dubois et Weil (1891), DE Bœck et Slosse (1891)), Brugia (1892), Mairet et Bosc (1892), Ballet et Roubinovitch (1893), DoTTO (1895), Mac-Lane Hamilton (1896), Parisot et Levy (1896), J. Massaut (1896), Stefaxi (1896), Ghristiansen (1898).

Tout d'abord ces expériences paraissaient avoir démontré que l'urine des maniaques était hypotoxique, excitante et convulsivante et celle des mélancoliques hypertoxique et déprimante. Puis on constata que les résultats étaient variables et contradictoires, que les méthodes étaient imparfaites, que la toxicité de l'urine, simple liquide excrémentiel, ne représentait pas, comme celle du sang, par exemple, la toxicité réelle de l'organisme, et finalement on paraît ayoir renoncé, depuis quelques années, à ce procédé d'investigation.

Dans des travaux récents (A. N. 1908, R. P. 1909), A. Marie étudie à nouveau la toxicité urinaire dans les maladies mentales et nerveuses, en la comparant à la composition chimique de l'urine. Il a trouvé un parallélisme très net entre l'une et l'autre, surtout pour l'urée, notamment ciiez les déments précoces et les maniaques.

La méthode expérimentale ne doit pas être abandonnée, car elle est susceptible de fournir en psychiatrie, des données intéressantes. Toutefois, pour être précise et utile, elle devrait à notre avis être comparative, c'est-à-dire qu'elle devrait déterminer à la fois la toxicité d'une humeur intérieure, le sang, et d'une excrétion, l'urine. Le rapport entre les deux peut seul indiquer l'état réel de toxicité de l'organisme.

Divers auteurs ont étudié l'épreuve de la glycosurie alimentaire dans les psychoses. Ehre.nberg ne l'a trouvé»' vraiment positive que dans le délire alcoolique (E. a. 1909).

lousTCHENKO vicut d'étudicr, dans un ouvrage récent (R

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X. a. 1913) tout ce qui a trait aux recherche.-, bio-chimiques daus leurs rapports avec les- p>ychopathies.

i. Sécrétions internes. — L'attention est actuellement attiré^, de façon particulière, sur les perturbations des glandes à sécrétion interne dans leurs rapports avec les troubles psychiques. Pour ne parler ici que des travaux embrassant la question dans son ensemble, nous citerons la Revue générale de Sainton (E. 1906) et surtout le beau rapport de Laignel-Lavastine (C. 1908), dans lequel Fauteur examine de façon complète et détaillée les troubles psychiques dans les syndromes glandulaires et les troubles glandulaires dans les syndromes psychiques.

Le professeur Parhon vient à son tour de condenser dans un volume important (1910) l'ensemble de ses intéressants travaux sur les glandes à sécrétion interne en pathologie mental»-.

Il résulte de tout cela que les glandes endocrines paraissent jouer un rôle plus important qu'on ne l'avait pensé jusqu'ici dans la production des troubles nerveux et psychiques et même de la dégénérescence.

Pour certaines d'entre elles, la thyroïde, l'hypophyse, les capsules surrénales, l'ovaire, le testicule, la relation est évidente ; pour d'autres, les parathyroïdes, le thymus, la prostate, les glandes sahvaires, elle est seulement probable.

Il y a souvent, bien entendu, perturbation polyglandulaire^ c'est-à-dire polytoxie.

Nous reviendrons au chapitre Auto-intoxication, dans la Pathologie spéciale, sur les troubles psychiques liés aux perturbations des principales glandes à sécrétion interne.

5^ Température. — La foHe est presque toujours une maladie apyrétique qui, dans beaucoup de cas, n'altère pas l'équilibre entre les sources de la chaleur animale et ne s'accompagne pas, sauf dans des phases et des formes déterminées, d'une réaction de l'organisme. C'est pourquoi les recherches thermométriques restent chez elle d'une application limitée.

Tout ce que l'on peut dire, c'est que la température est plus ou moins supérieure à la normale dans les états d'excitation et plus ou moins inférieure dans les états d^ dépression.

220 SYMPTOMATOLOGIE GENERALE DES DEGENERESCENCES

A l'inverse des vésanies, les psychoses d'intoxication et d'infection s'accompagnent presque toujours d'une modification de la température soit dans le sens de l'abaissement (confusion mentale asthénique, stupeur, auto-intoxication hépatique), soit surtout dans le sens de l'élévation (délires toxiques aigus). L'existence de la fièvre chez un délirant doit même d'emblée faire songer non à une vésanie pure, mais à une psychose symptomatique.

On peut aussi observer des poussées passagères de fièvre dans la paralysie générale, sous l'influence de complications, en particulier sous l'influence des ictus congestifs.

DELXIHME PARTIE PSYCHOPATHIES-INFIRMITÈS

Après avoir, dans la première partie, étudié la symptomatologie générale des psychopathies-maladies ou psychoses, nous allons étudier, dans la seconde, la symptomatologie générale des psychopathies-infirmités ou infirmités psychiques.

Les symptômes constitutifs des psychopathies-infirmités ou infirmités psychiques diffèrent suivant qu'ils appartiennent aux infirmités psychiques d'évolution (Dégénérescences) ou aux infirmités psychiques d' involution (Démences). Les premiers sont en effet des vices d'organisation, les seconds des signes de désorganisation,

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