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TROUBLES DES FONCTIONS OHGANIQUES

bules blancs dans l'épilepsie sont la traduction de Fauto-intoxication cyclique de cette affection.

Au point de vue de la microbiologie du sang, Dide résume l'ensemble des données actuelles en disant que l'hémoculture dans les maladies mentales (aiguës, subaiguës ou chroniques) est souvent positive sans qu'aucun des germes trouvés puisse être considéré comme spécifique.

Dans la discussion de ce rapport, Sabrazès a fait remarquer que les résultats hématologiques chez les aliénés étaient variables, discordants, peu en rapport souvent avec l'énormité de la tare nerveuse, enfin qu'en dehors de l'état psychopathique lui-même, un grand nombre d'autres facteurs étaient susceptibles de les influencer ; par suite, qu'ils n'avaient pas la valeur que Dide leur attribuait.

Dans un article encore plus récent (1907), Galdi a résumé tout ce qui a été écrit sur le sang dans les maladif's mentales. 11 étudie les propriétés coagulantes du sérum, surtout dans l'épilepsie et la pellagre ; les variations de l'hémoglobine, de la valeur et de la résistance globulaire ; en particulier la présence de globules ombiliqués dans la démence précoce, l'hyperleucocytose et les cas rares d'éosinophilie dans l'épilepsie ; l'immunité par cytose, les propriétés agglutinatives, les propriétés antitoxiques naturelles ou provoquées, le pouvoir bactéricide du sérum, son pouvoir toxique, la sérothérapie spécifique dans les maladies mentales, d'après Ceni ; le pouvoir tératogène des poisons naturels, l'examen bactériologique du sang dans le déhre aigu et enfin son pouvoir catalytique.

Citons aussi les travaux d Eibe et de Halvor Lundvall sur l'examen du sang chez les aliénés (R. N. a., 1908) ceux de J. Lépine et V. St PopoFF sur les variations cytologiques du sang chez les aliénés (E. 1908), de A. Marie sur les toxicités urinaires et sanguines en psychiatrie (R. P. 1909), de Graziani sur les modifications cytologiques du sang dans les principales psychoses (R. S. 1911), celui enfin de Klippel et Feil sur le sang dans l'état de mal cpileptique où se manifeste, surtout, une forte leucocytose (S. M. P. 1912).

g. Liquide céphalo-rachidien. — Le liquide céphalo-rachi-

dien avait été jusqu'ici peu étudié dans les psychopathies. On avait seulement noté son augmentation et son hypertension dans V hydrocéphalie, la stupidité, la paralysie générale, d'où, en- Angleterre surtout, des essais de traitement de cette dernière maladie par la ponction lombaire et le drainage. Quelques auteurs, comme Bellisari, avaient également signalé sou hyper-toxicité dans la paralysie générale, tandis que d'autres affirmaient y découvrir un bacille pathogène dans le délire aigu (Rasori), parfois même dans la paralysie générale (Monte- SANO et MoNTEssoRi). Daus ces dernières années, le liquide céphalo-rachidien a été l'objet, dans les psychopathies, de très nombreux travaux par la méthode de Widal, Sicard et Ra- VAUT. Il résulte de ces travaux, particulièrement de ceux de Baeinski, Xageotte, Séglas, Dupré et Devaux, Joffroy et Mercier, Anglade et Jacquin (1906), La Pegna (1906), CoTTON et Ayer (1908), etc., que dans la paralj'sie générale, le liquide céphalo-rachidien présente à peu près constamment une lymphocytose plus ou moins abondante qui n'exista pas dans les vésanies. Le cyto-diagnostic est donc un moyen excellent pour déceler la paralysie générale à son début et pour la distinguer des états plus ou moins similaires. Nous parlerons plus loin (p. 831) des recherches de A. Marie et Levaditi Levaditi et Jamoxonki, de Plaut, de Charrier, de Raviart et de ses élèves, d'iTALo Gardi etBRiGioNEiR.d. P. 1911), etc., sur les anticorps et le réaction de Wassermann dans les maladies mentales, notamment dans la paralysie générale.

L'analyse chimique du liquide céphalo-rachidien a commencé également de solliciter l'attention de certains auteurs, tels que Parant fils, Marchand, Sicard et Widal, Lannois et Bou- LUD, Anglade et Jacquin, etc., au point de vue surtout de l'albumine et du sucre, de Pighini au point de vue de la cholestérine (E. a. 1910), de Karpas (A. J. 1912) etc. Citons particulièrement, à ce point de vue, l'intéressante Revue générale de RoLBiNoviTCH et Paillard (G. H. 1911) sur le liquide céphalo-rachidien dans les maladies mentales et le très important ouvrage de W. Mestrezat (Th. M. 1912) sur le liquide céphalo-rachidien normal et pathologique. Nous verrons plus

TROUBLES DRS FOXCTIUXS uHtiANIQUES

loin (p. 996) que Roubinovitch a tenté d'utiliser le liquide céphalo-rachidien dans la thérapeutique des états psychopathiques, surtout anxieux (S. C. M. 1908. G. Budapest, 1910).

h. Urine. — La plus importante des sécrétions, chez les aliénés comme à l'état physiologique, est celle de V urine.

L'urine peut être altérée, chez los aliénés, dans sa quantité et dans sa qualité.

Au point de vue qualitatif, ses altérations consistent en modifications des principes physiologiques ou introduction de principes pathologiques.

L'urée, les phosphates et les chlorures se retrouvent tantôt en excès (paralytiques et maniaques), tantôt au-dessous du chiffre normal (mélancoliques, déments).

Quant à l'acide phosphorique, il résulte des recherches de Mendel et de Mairet que dans la manie, la lypémanie et les périodes d'agitation de la folie, il y a augmentation de phosphates, surtout terreux, tandis que dans l'idiotie et la démence, où la nutrition générale est ralentie, il y a diminution de l'élimination de ces sels.

Le Dr Johnson Smyth, dans le travail cité plus haut, résume ainsi qu'il suit la composition de l'urine dans les diverses formes d'aliénation :

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l^tat de santé. . . .

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Mélancolie

Epilcpsie

Démence secondaire

Paralysie générale .

Doù il suit : 1° que la quantité d"urine excrétée est supé-

rieure à la normale dans la paralysie générale et dans l'épilepsie, inférieure dans la mélancolie et la démence secondaire ; 2° que le total des solides est surtout augmenté dans la paralysie générale ; 3» que le chiffre de l'urée est légèrement en excès dans les psychoses, excepté dans la démence ; 4° que l'acide urique est notablement au-dessus de la moyenne physiologique, d'abord dans la paralysie générale, puis dans l'épilepsie et dans la démence ; 5° que la créatinine est également plus considérable dans la paralysie générale et la démence; 6° enfin, qu'il semble y avoir un léger excès d'acide phosphorique dans l'épilepsie, mais que ce principe diffère très peu de la normale dans les autres affections.

Certains auteurs, comme Stefani (1894), Lui (1895), Morgan (1896) ont étudié le poids spécifique, l'urée, l'acide phosphorique et les proportions des divers phosphates, enfin la composition générale de l'urine chez les aliénés.

Les conclusions de l'important travail de Morgan sont les suivantes : 1° l'urine des aliénés est généralement de haute densité, le total des solides étant augmenté ; 2^ l'albumine se rencontre surtout dans la démence sénile et organique ; elle est tout à fait exceptionnelle dans la fohe ; 3° les phosphates, les urates, l'acide urique, l'oxalate de chaux sont généralement augmentés. Les phosphates le sont surtout dans la manie récurrente, l'acide urique et les urates surtout dans la manie aiguë, l'oxalate de chaux surtout dans les formes caractérisées par la dépression ; 4° la proportion des cas où l'urine n'a pas été trouvée normale est très élevée : 212/300, soit 70,6 p. 100.

Pour ce qui est des éléments pathologiques de l'urine, ce n'est pas seulement Valbumine et le sucre qu'il est nécessaire de rechercher.

Le sucre peut se rencontrer en proportions variables chez les aliénés diabétiques, dans le délire aigu, le delirium tremens, V alcoolisme chronique, Vépilepsie, la paralysie générale au début ou après des attaques congestives.

Ualhumine, d'après Koppen (1888), serait surtout fréquente dans les délires liés à une néphrite chronique, à Y artériosclérose,

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