‹ Précis de psychologieChapitre 142 sur 348 · VALEUR DU MOI · texte numérisé non relu

VALEUR DU MOI

(sentiments) ,

Vanité. Modestie, etc.

Orgueil des richesses.

Crainte de la pauvreté.

Orgueil de nation, de caste, de famille.

Vaine gloire. ■ Snobisme. Humilité. Honte, etc. i

Sentiment de supériorité .morale ou intellectuelle. Pureté, etc.

Sentiment d’infériorité , de culpabilité.

B) Le « Je ».

Nous abordons avec le « Je » ou « pur ego » une étude autrement difficile que celle du Moi. C’est le Je qui est conscient, tandis que le Moi n’est qu’un des différents objets dont il a conscience : en d’autres termes le Je est ce qui pense en nous. Mais une question se pose immédiatement : qui est ce « penseur» ?

LE MOI

Est-ce l’état de conscience qui ne fait que passer, ou est-ce une autre réalité plus profonde et moins changeante ? Car, nous l’avons vu page 199, l’état de conscience instable est l’incarnation même du changement. Or chacun de nous a immédiatement conscience d’entendre par le « Je » une réalité constamment identique à elle-même. C’est même cela qui a conduit la plupart des philosophes à postuler derrière l’état de conscience qui passe une substance qui demeure et dont il ne serait que la modification, un agent permanent dont il ne serait que l’acte. C’est cet agent qui serait le penseur ; il userait de !’« état » comme d’un simple instrument et d’un simple moyen.

« Ame », « moi transcendental », « esprit », etc. : autant de noms qui expriment sa réalité soustraite au flux de la conscience. Mais ce n’est pas encore le moment d’analyser ces termes ; occupons-nous d’abord d’approfondir et d’éclaircir notre idée des états de conscience qui passent.

L’unité de la pensée complexe et mobile. — Nous avons déjà dit des sensations qu’il n’y avait aucune raison d’en faire des états composés, et ce à propos de la théorie de Fechner sur la « mesure des sensations » . Or ce qui est vrai des sensations par lesquelles nous connaissons des qualités simples, ne l’est pas moins des pensées par lesquelles nous connaissons des objets complexes. Malheureusement cette affirmation va à l’encontre de préjugés extrêmement répandus, ce qui nous oblige à lui consacrer une assez longue défense. Le sens commun, d’accord avec presque toutes les écoles de psychologie, admet qu’à tout objet enveloppant une multiplicité d’éléments correspond une pensée enveloppant une multiplicité parallèle d’idées, chaque élément exigeant son idée, et toutes ces idées gardant leur individualité séparée dans le tout conscientiel où elles paraissent se fondre.

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