CHAPITRE XVII
LA PERCEPTION DU TEMPS
La perception du présent est la perception d’une durée. — Essayez, je ne dis pas d’arrêter, mais de noter au passage et de fixer par l’attention l’instant présent; cette expérience est des plus déconcertantes. Où est-il, ce présent? Il nous a fondu dans les doigts ; nous le voulions saisir qu’il n’était déjà plus, disparaissant tandis qu’il apparaissait. Comme 1 a dit un poète.
Le moment où je parie est déjà loin de moi. Leprésent propremenldit, [cet instant-limite qui sépare t7ass"de^•avenir.] n'est perceptible qu'intégra a un temps organique beaucoup f ^ il nartase la vie et le mouvement. En fait, ce presen est quLepure abstraction ; non seulement nous n en avons pas la perception, mais nous n’en avons meme Pas la conLption, à moins d’être initiés aux méditations ph"hiqu;s. C'est la réflexion qui -us convie ^ ’M rir^i PYister- l’expérience ne nous en donne pas nntuition expérimentale. La seule donnée immédiate que nous procure ici notre expérience -t ce que^l «n a iustement appelé, [par opposi ion P
rf’H l le . présent apparent » (specwus pres.ni) Ce présent-ci a une certaine étendue. Cest, pourrait-on