ÉPILOGUE
(consciousness) me semble pécher par excès de préci* sion, de personnalisation : j’aimerais mieux parler à' a escience {sciousness) . Mais combien cette g escience postulée à titre d’hypothèse » ne differe-telle pas des « états de conscience perçus avec certitude et infaillibilité par un sens intérieur » ! Elle entraîne d’étranges conséquences; celle, entre autres, de remettre en question un problème que nous avons cru pouvoir résoudre, à la fin du chapitre xii. A la question « quelle est la réalité qui connaît ? » nous avons répondu « ce sont les états de conscience eux-mêmes » ; cette solution ne peut évidemment qu’apparaître maintenant entachée des préjugés du sens commun, et partant purement provisoire.
Conclusion. — Quand donc nous disons que la psychologie est une science naturelle, nous devons nous garder d’entendre par là qu’elle repose en dernier ressort sur des fondements solides. Cette qualification accuse au contraire sa fragilité, la fragilité d’une science qui suinte la critique métaphysique à toutes ses articulations, d’une science dont les hypothèses et les données fondamentales, loin d’avoir une valeur personnelle et absolue, relèvent au contraire de théories qui les débordent, et en fonction desquelles il les faut penser et formuler à nouveau. Bref, faire de la psychologie une science naturelle, ce n’est pas exalter, c’est déprécier son autorité. Aussi ne peut-on que trouver bien étrange la belle assurance des gens qui parlent de ce la nouvelle psychologie », et qui écrivent des « histoires de la psychologie », quand nous en sommes encore à attendre la première lueur qui doit pénétrer Fobscurité des réalités psychologiques fondamentales. Que trouve-t-on en ces livres ? Une enfilade de faits grossièrement observés, quelques discussions querelleuses et bavardes de théories.
PSYCHOLOGIE ET PHILOSOPHIE
nuelques classifications et descriptions, le préjugé lisant de l’existence des états de conscience et de leur Lnditionneinent par le cerveau : mais pas une seule îoT au sens où nous parlons des lois de la phys^^que pas une seule formule dont nous puissions deduir une conséquence, comme on déduit un effet de sa cause. Nous ignorons jusqu’aux les lois fondamentales - que nous n avons pa devraient établir des relations (et.
là une science? C’en est tout juste 1 espoir. Mous n avons que la matière dont il faudra extraire cette science Car il se passe certainement quelque chose IZtL qu’à un certain état cérébral correspond te certaine . escience ». Mais quoi ’ Celui qui nous Zuera te vraie réponse à cette question commenta “nce psycbtogique -.et - d^^o-erte fera
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taETtTrtlot présente à l’esprit la sujettes à révision.
TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES
Préface . ^ . i
Avant-propos de la première édition anglaise xxxiii