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ÉPILOGUE

voir une somme de sensations dans le ciel bleu considéré comme réalité psychique ?

La seule conclusion qui se dégage nettement de tout ceci, c’est que les relations du sujet connaissant et de l’objet connu sont infiniment compliquées, et qu’il ne suffît pas, pour les débrouiller, de faire preuve de bon sens, de bonne volonté, et même de cette science qui met tout à la portée de tous. Il faut absolument faire appel au^c subtilités de la métaphysique, et donner la parole à l’idéalisme et à Y Erkenntnisstheorie, si l’on veut enfin dégager de ses obscurités l’hypothèse — très science naturelle — d’états de conscience qui « connaissent » des choses.

Autre casse-tête métaphysique : les incessantes transformations de la conscience. Nous avons commencé par adopter les états de conscience comme unités psychologiques, puis nous avons bientôt ajouté que ces états ne faisaient que se transformer. Cependant un état de conscience ne saurait avoir de réalité s’il n’a quelque durée : une douleur qui ne durerait qu’un centième de' seconde ne serait vraiment pas une douleur. D’où la question : quelle est la durée minimum indispensable à un état de conscience pour qu’on puisse l’envisager comme un état ? Prenons la perception du temps pour exemple : si le présent perçu, le « présent apparent » comme nous l’avOns appelé p. 365, peut embrasser une douzaine de secondes, combien de temps devra durer le présent qui le perçoit ? Autrement dit, quel est le minimum de durée conscientielle indispensable à l’appréhension synthétique de ces douze secondes comme immédiatement écoulées, le minimum de durée conscientielle qu’on peut appeler un « état » de conscience réalisant la connaissance susdite ? Envisagée comme une réalité qui coule dans le temps, la conscience offre les paradoxes qu’on a toujours trouvés dans tou-

PSYCHOLOGIE ET PHILOSOPHIE

les les transformations continues. 11 n’y a pas plus d’ « états » dans la conscience, que de côtés dans une circonférence, ou de points immobiles dans le parcours d’une flèche qui vole. Quand nous avons représenté la projection du passé dans le présent par un® perpendiculaire abaissée sur la ligne du temps (p. 3/d), Ltte perpendiculaire ne pouvait être qu’une construction idéale. Cependant sa maigre largeur est encore trop large pour figurer le vrai présent reel, qui, sans largeur à lui, n’est que le point de soudure

Lpasséetdel'avenir. Quand toutn’est ainsi que trans-

formations et processus, comment parler d “«y ^ - Et cependant, comment ne pas parler d états dans une étude descriptive des instruments de nos connaissances. tels que nous les révèle 1 expenence .

Les états de conscience emt-memes sont des tots invérifiables. — Mais voici le « bouquet ». Ni le se commun, ni la psychologie, telle au -«-.''“Js de écrite jusqu’ici, n’ont jamais doute que états ue • û riA fussent des données immédiates de conscience ne tussent ue iVvî«tpnre des

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