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CHAPITRE VII

L’aqueduc de Sylvius unit donc les deux ventricules ; aussi l’appelle-t-on souvent le passage du troisième au quatrième ventricule. Les parois de la vésicule forment les couches optiques [C.O. dans toutes les figures) .

De chaque côté de la vésicule antérieure, juste en avant des couches optiques, bourgeonne une proturance allant vers l’extérieur, en laquelle se continue la cavité de la vésicule et qui devient un hémisphère. Ses parois s’épaississent énormément chez 1 homme et produisent à leur surface des replis appelés circonvolutions. Les hémisphères se développent plutôt en arrière qu’en avant de leur point d’origine, et forment comme une arche au-dessus des couches optiques, puis s’accroissent de plus en plus à leur sommet ; ils s’infléchissent de nouveau en has et en avant, après avoir définitivement dépassé les couches optiques. Chez l’homme, quand ils ont achevé leur développement, ils recouvrent toutes autres parties du cerveau. Leurs cavités forment les ventricules latéraux, dont une dissection donnera une idée plus exacte que ne le ferait une description. De la partie antérieure du troisième ventricule on peut faire passer la sonde en chacun d’eux ; leur paroi, comme celle du troisième ventricule, s’est résorbée le long d’une ligne formant ainsi une longue fissure, à travers laquelle on peut pénétrer sans blesser le tissu nerveux. L’hémisphère en se développant en dehors, en bas et en arrière, a roulé et relevé cette fissure et l’a enfin recouverte (1).

Tout d’abord les deux hémisphères ne sont en communication qu’avec leurs couches optiques respec-

(1) Toutes les cavités qui séparent les diverses parties du cerveau reçoivent pendant la vie des prolongements de la membrane appelée pie-mère, qui porte dans les replis du cerveau des plexus riches en vaisseaux sanguins.

LA STRUCTURE DU CERVEAU

tives. Mais pendant le quatrième et le cinquième mois de la vie embryonnaire ils se relient entre eux, par dessus les couches optiques, grâce à un système massif de fibres transversales qui traverse la ligne médiane du cerveau, et que l’on peut comparer à un grand pont ; c’est le corps calleux. Ses fibres s’irradient dans les parois des deux hémisphères et forment une connexion directe entre les circonvolutions du côté droit et celles du côté gauche. Au-dessous du corps calleux, mais uni à lui, se forme un autre système de fibres : c’est la voûte ou trigone. Immédiatement en avant des couches optiques, au point d’où part la croissance des hémisphères, une masse ganglionnaire se forme dans leur paroi : ce sont les corps striés {C.S. figures 32 et 33). Ils sont de nature complexe et se composent de deux parties principales : le noyau lenticulaire et le noyau caudé. Les figures, avec leurs légendes, expliqueront mieux les autres détails de structure que ne le ferait une description verbale ; aussi nous contenterons-nous de donner quelques indications pratiques pour la dissection du cerveau, puis nous passerons à un bref exposé des relations physiologiques de ses différentes parties.

Dissection d’un cerveau de mouton. — Pour bien comprendre le cerveau, il faut le disséquer. Les cerveaux des mammifères ne se distinguent que par leurs proportions, et celui du mouton nous apprendra les parties essentielles de celui de l’homme. J’engage donc vivement mes lecteurs à disséquer un cerveau de mouton. On trouvera des instructions complètes sur la manière de procéder dans les traités techniques de dissection du corps humain. Voici quelques indications pratiques pour ceux qui ne pourraient se procurer ces ouvrages. — Les instruments nécessaires sont : une petite scie, un ciseau à épaule, et un marteau dont le manche est muni d’un crochet ; ces trois outils font partie de la trousse ordinaire de dissection, et on peut

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