CHAPITRE VII
se les procurer chez les fabricants d’instruments de chirurgie. Ajoutez-y un scalpel, une paire de ciseaux, une paire de pinces à dissection et une sonde en argent. Ceux qui travaillent seuls pourront trouver à la maison des instruments analogues à ceux-là et qui pourront les remplacer tous, sauf les pinces qu’il faut acheter.
La première chose à faire est d’enlever la calotte crânienne. Faites deux entailles à la scie à travers la partie proéminente de chaque condyle (on appelle ainsi la surface articulaire qui borde le trou occipital par où entre la moelle épinière), et sciez jusqu’aux tempes. Puis faites deux nouvelles entailles de côté qui croisent les précédentes et viennent se rencontrer sur l’os frontal en y dessinant un angle. Vous verrez à l’essai quelle est la meilleure direction à donner à vos coups de scie : il est difficile de scier à fond sans atteindre par endroits le cerveau. Mainienant c’est au tour du ciseau : on l’insère dans la fente et, par un adroit coup de marteau, on achève de briser les parties du crâne incomplètement sciées. Quand la calotte sera ainsi prête à se détacher, on la sentira « branler ». Insérez le crochet à la partie antérieure et tirez fortement. La calotte osseuse viendra seule laissant son périoste intérieur adhérer à celui de la base du crâne ; c’est la dure-mère qui enveloppe le cerveau et en constitue la méninge extérieure. Il faut couper cette membrane par une incision circulaire longeant ses bases ; alors le cerveau apparaît enveloppé de sa membrane immédiate, la pie-mère, remplie de vaisseaux sanguins dont les ramifications pénètrent dans les tissus. Il faut maintenant sortir soigneusement de leur « coquille » le cerveau et sa pie-mère. En général, il est préférable de commencer par la partie antérieure que l’on relève et ramène peu à peu en arrière. Les lobes olfactifs sont exposés à se déchirer : il faut les détacher soigneusement des fosses de la base du crâne ; ils y adhèrent par des ramifications qu’ils émettent à travers l’os et qui se prolongent jusqu’à la cavité nasale. Il est bon d’employer ici un instrument émoussé et recourbé. Il faut ensuite sectionner les nerfs optiques qui retiennent encore le cerveau ; le mieux est de les trancher près du chiasma. Puis vient le corps
LA STRUCTURE DU CERVEAU
l(fô
pituitaire qu’il faut laisser de côté ; il est attaché par la tige pituitaire, dans la partie supérieure de laquelle se continue un instant la cavité du troisième ventricule. On ne connaît aucune fonction à cet organe, qui est probablement
commun; IV, nerf
uhïryn-ien; X, Aerf ’pneLogastrique ; xi, nerf spinal; xii, nerf hypoglosse; nci, premier nerf cervical, etc.
un « organe rudimentaire ». H faut ensuite sectionner une série de nerfs, dans le détail desquels je ne veux pas entrer. La figure 34 montre la place qu’ils occupent dans le cerveau humain. Quand ils sont coupés et quon a sectionne