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CHAPITRE VII

sur ses bords la portion de dure-mère {la tente du cerveau) qui s’avance entre les hémisphères et le cervelet, le cerveau est prêt à être enlevé.

Il est préférable de l’examiner à l’état frais. — Si l’on doit préparer et conserver un certain nombre de cerveaux, on pourra les tremper d’abord dans une solution de chlorure de zinc de densité suffisante pour leur permettre de flotter, et les y laisser une quinzaine et même moins. J\Ion expérience me permet de recommander cette préparation. Elle ramollit la pie-mère que l’on peut, alors enlever par lambeaux. Cela fait, il suffit d’immerger les cerveaux dans un bain d’alcool très faible où ils se conservent indéfiniment durs et élastiques, dans leur forme naturelle, mais pâlis et d’une blancheur uniforme. Avant l’immersion dans le chlorure de zinc il faut rompre toutes les adhésions superficielles des différentes parties afin d’offrir au contact du liquide le maximum de surface. — Si l’on doit examiner le cerveau à frais, mieux vaut détacher prudemment la pie-mère un peu partout avec les pinces, le scalpel et les ciseaux. Au-dessus des fissures qui séparent le- cervelet, d’une part des hémisphères, de l’autre de la moelle allongée, oh trouvera des lambeaux réticulés, humides et transparents, de la membrane arachnoïde.

Il faut maintenant passer à l’examen méthodique des diverses parties du cerveau. Pour les circonvolutions, les vaisseaux sanguins et les nerfs, consultez les traités spéciaux.

Les hémisphères sont séparés l’un de l’autre par un profond sillon longitudinal. Si on les regarde d’en dessus, ils cachent en partie le cervelet, dont les replis inextricables font saillie par derrière et recouvrent à leur tour la presque totalité de la moelle allongée. Si l’on écarte légèrement les hémisphères, on aperçoit, à environ 15 millimètres en dessous de leur surface, le corps calleux tout blanc et brillant. Le cervelet présente une petite crête médiane au lieu d’un sillon médian.

Si Ion regarde le cerveau d’en. dessous, on aperçoit encore le sillon longitudinal dans la ligne médiane antérieure ; puis, à droite et à gauche, les lobes olfactifs, beau-

LA STRUCTURE DU CERVEAU

coup plus développés que chez rhomme, les nerfs optiques et leur commissure ou chiasma, la tige pituitaire, que l’on a sectionnée juste derrière eux, et plus en arrière encore, le corps mamillaire, dont la fonction est inconnue et qui est double chez l’homme. Puis viennent successivement les pédoncules cérébraux, qui convergent vers la protubérance annulaire, comme s’ils recevaient des fibres de chaque côté d’elle ; la protubérance annulaire, beaucoup moins proéminente que chez l’homme ; et enfin la moelle allongée, large, plate, et relativement volumineuse. La protubérance annulaire ressemble à une espèce de collier qui unirait les deux moitiés du cervelet et entourerait la moelle, dont les fibres émergent en avant sous la forme des deux pédoncules cérébraux. Les connexions intérieures sont un peu moins simples cependant que ne le ferait supposer cette description.

A présent, soulevez le cervelet d’arrière en avant, détachez les plexus choroïdes vasculaires de la pie-mère qui remplissent le quatrième ventricule, et dégagez la surface supérieure de la moelle allongée. Le quatrième ventricule est une dépression triangulaire terminée- par une pointe qu’on appelle le calamus scriptorius. On peut, par cette pointe, insérer une sonde très fine dans le canal de la moelle épinière. Le ventricule est bordé de chaque côté par les deux corps resti formes, qui entrent dans le cervelet et forment les deux pédoncules cérébelleux inférieurs ou postérieurs. Enfermant entre leurs deux bras le calamus scriptorius, les colonnes postérieures de la moelle épinière se continuent dans la moelle allongée par les faisceaux grêles, qu’une légère fissure sépare d’abord des larges corps restiformes. Mais cette fissüre disparaît à la partie antérieure, et l’œil est bientôt impuissant à distinguer du dehors les faisceaux grêles des corps restiformes.

Passez maintenant à la face ventrale de la moelle allongée. Remarquez les pgramides antérieures, deux cordons médullaires à peu près ronds placés de chaque côté du sillon médian peu profond. Elles viennent se croiser, puis se faire recouvrir par la protubérance annulaire, large bande transversale qui les entoure comme un collier et monte

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