CHAPITRE YIII
fibres nerveuses ou les associations d’idées. — On peut douter de la vérité de l’associationisme, mais non de son utilité renseignement; si elles expriment
mal la réalité psychologique, ses « idées « la schématisent assez bien et nous fournissent de formules qui seront sans doute toujours commodes. En tous cas, il est intéressant de noter l’heureux parti qu’il sait tirer de l’analyse physiologique. Mais venons-en au
détail. .
La région motrice. — Une seule chose est parfaitement établie expérimentalement, à la fois par 1 anatomie, la pathologie et la vivisection ; l’existence d’une « zone motrice » comprenant les circonvolutions « centrales » (de chaque côté du sillon de Rolando), et, au moins chez le singe, la circonvolution « callosomarginale», qui continue les précédentes vers 1 intérieur, à la surface de jonction des deux hémisphères. €es circonvolutions constituent une région de passage pour toutes les excitations motrices venues de l’écorce et allant aux centres exécutifs du pont de Varole, de la moelle allongée et de la moelle épinière ; celle-ci décharge en dernier ressort la contraction musculaire.
Les figures ci-jointes (fig. 41 et 42), d’après Schaefer et Horsley, montrent, plus clairement qu’aucune description ne saurait le faire, la distribution topographique dé la zone motrice chez le singe.
La figure 43, d’après Starr, montre la descente des fibres. Tout courant sensoriel une fois entré dans les hémisphères en sort par la région rolandique, et suit une sorte de canal d’échappement qui se resserre à mesure qu’il s’éloigne de la surface et traverse la capsule interne, le pont de Varole et les organes situés en dessous. Sur la partie gauche de la figure, des taches noires ellipsoïdales représentent des hémorragies et des tumeurs ; le lecteur . pourra facilement