DE QUELQUES CONDITIONS GÉNÉRALES DE L’ACTIVITÉ NERVEUSE
La décharge nerveuse. — Il est sans cesse question de (c décharge » dans ce livre, pour désigner l’échappement d’un courant nerveux qui descend vers des muscles ou vers d’autres organes internes. Prenez ce mot au pied de la lettre, et gardez-vous d’y voir une métaphore, car rien sans doute ne ressemble autant à la décharge d’un fusil que le phénomène d un courant qui « part « d’une cellule nerveuse. C’est une explosion véritable, au sens scientifique du mot ; rien n’y manque : haute tension interne des molécules de la cellule avant l’arrivée du courant afférent, résolution de cette tension par ce courant qui rétablit les molécules dans un équilibre plus stable, libération d’une certaine quantité d’énergie qui précipite le courant efférent. Celui-ci, déjà bien plus fort que le courant afférent, court au muscle où il produit une nouvelle désintégration, analogue à la première, de molécules également en état de tension, ce qui a pour effet d’augmenter encore l’énergie deployee. Matteucci a prouvé que le travail fourni par la contraction d’un muscle était 27.000 fois plus grand que le travail produit par le courant galvanique qui servait d’excitant au nerf moteur du muscle. Si Ion deter-